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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 02:57

 

 

 

JERUSALEM 22/06/2008 à 22:22 (Reuters) - La France a dénoncé dimanche le régime du président du Zimbabwe Robert Mugabe, qualifié d'"escroc" et d'"assassin" par le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, après le retrait du candidat de l'opposition à l'élection présidentielle, Morgan Tsvangirai.

 

Le président Nicolas Sarkozy, en voyage en Israël, a accusé les autorités zimbabwéennes d'avoir "délibérément choisi la voie de la violence" pour "bâillonner" leur peuple et l'empêcher de s'exprimer librement par les urnes.

 

Il condamne une "campagne de violences et les très graves exactions perpétrées par le régime du Président Mugabe contre M. Tsvangirai, les partisans de l'opposition et le peuple zimbabwéen". Ces violences constituent un "viol flagrant" de la démocratie et des règles édictées par les chartes de l'Union africaine et de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), poursuit le président français.

 

"La France n'acceptera aucune formule qui ne soit pas strictement conforme au voeu du peuple du Zimbabwe. Celui-ci ne peut s'exprimer que par les urnes et dans le cadre d'un scrutin libre, juste, ouvert et transparent", ajoute-t-il dans un communiqué. "Celui qui aura lieu vendredi ne répond plus à cette attente."

 

Bernard Kouchner, qui accompagne Nicolas Sarkozy en Israël, a été encore plus direct.

Robert Mugabe, "qui se croit désigné par Dieu et que Dieu doit maintenir à son poste, n'est rien qu'un escroc et un assassin et il faut le dire avec force", a-t-il déclaré à des journalistes.

Morgan Tsvangirai, qui a devancé Robert Mugabe au premier tour de l'élection présidentielle, a jugé "impossible", dimanche, l'organisation d'un second tour "libre et équitable" et annoncé son retrait.

 

"Il a jeté l'éponge parce qu'on a assassiné un certain nombre de ses partisans et surtout les militants de son parti", a déclaré Bernard Kouchner. "Donc il n'est pas question pour la France d'accepter cette fausse élection, qui viendrait avec un seul candidat (...) c'est vraiment le plus grand déni de démocratie que l'Afrique ait jamais connu."

Dans son communiqué, Nicolas Sarkozy annoncé que la France et l'Union européenne se concerteront avec l'Union africaine et la SACD pour prendre "toutes les mesures nécessaires à l'encontre des responsables de cette mascarade électorale".

 

Emmanuel Jarry



Ndlr Centrafrique-Presse : La violence des termes de la dénonciation par Kouchner du régime de Robert Mugabe ressemble à celle dont il avait déjà fait montre  il y a deux ans, (lorsqu’il n’était pas encore ministre des AE)à l’égard du régime de Lansana Conté de Guinée dont il avait réclamé naguère la traduction devant la justice internationale pour violation grave de droits de l’homme, dictature, mauvais traitement infligé à son peuple etc….

 

Sans vouloir faire l’avocat du sénile Mugabe, on aurait aimé que Kouchner fasse preuve d’une telle fermeté à l’égard de tyrans  sanguinaires comme Bozizé ou encore d’Idriss Déby, parvenus au  pouvoir par les moyens que l’on sait et qui brillent par leur mauvaise gouvernance ainsi que le peu de cas qu’ils font du respect des droits de l’homme dans leur pays, c’est le moins qu’on puisse dire. Leur pouvoir n’est pas un modèle de démocratie du genre ni plus légitime que celui de Mugabe mais ils continuer de bénéficier pourtant jusqu’ici du soutien sans faille du gouvernement français, qui ose sans rire,  les gratifier du qualificatif de « légitime » en dépit des mascarades électorales qui leur ont permis de se maintenir au pouvoir jusqu’à présent. 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE