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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 18:01

 

 

APA – Libreville2008-06-20 (Gabon) Des représentants du pouvoir et des différentes rebellions centrafricaines sont arrivées à Libreville pour conclure un accord global de paix en prélude du dialogue politique inclusif inter centrafricain prévu à Bangui en juillet prochain, a appris APA de source bien informée.

 

«Presque tout le monde est là mais nous ne savons pas quand l’accord sera signé », a confié à APA une source proche de la présidence de la République gabonaise. «La signature pourrait intervenir ce soir, ce qui est peu probable, demain ou la semaine prochaine », a précisé la source s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

 

Une autre source a indiqué à APA que des réglages de dernière minute retarderaient le processus. Les dirigeants des différentes rebellions exigent des garanties de sécurité pour eux et pour leurs soldats qui doivent être cantonnés.

 

L’opposition politique exige une amnistie générale qui profiterait également aux dirigeants de l’ancien régime du président Ange Félix Patassé déposé par un putsch militaire en mars 2003.

Jeudi une réunion a eu lieu au ministère gabonais des affaires étrangères pour tenter d’harmoniser les points de vue à ce sujet.

 

Le 9 mai 2008 à Libreville le pouvoir de Bangui et l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD), groupe rebelle actif au nord-ouest de la Centrafrique a signé à un accord de paix et de cessez-le-feu avec le gouvernement.

 

Cet accord complète ceux conclus successivement le 2 février 2007 à Syrte, en Libye, avec le Front pour la démocratie du peuple centrafricain (FDPC), d’Abdoulaye Miskine, et le 13 avril 2007, avec l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) de Michel Am Non Droko Djotodja.

 

L’accord global de Libreville devait ouvrir la voie au dialogue tant attendu à Bangui et censé ramener une paix définitive en Centrafrique.




Am Non Droko et Abakar Sabone absents de la réunion de Libreville



 

  APA Bangui2008-06-20 (Centrafrique) Le président et le porte-parole de l’Union des forces démocratiques pour le renouveau (UFDR), MM. Am Non Droko et Abakar Sabone, n’ont pas fait le déplacement de Libreville pour signer l’accord de paix global que le gouvernement centrafricain doit conclure avec les différents mouvements rebelles opérant au nord-ouest de la Centrafrique, a appris APA vendredi à Bangui.

 

 

La signature doit se faire sous les auspices du président gabonais El Hadj Omar Bongo Ondimba, médiateur de la crise centrafricaine et président du comité ad hoc pour les questions centrafricaines dans l’espace CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale).

 

Toutes les parties prenantes à l’accord de paix global, notamment le gouvernement centrafricain, l’union des forces vives de la nation (UFVN), l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), la société civile, l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) ainsi que les parrains institutionnels, dont la CEN-SAD et la FOMUC ont répondu présents à l’appel à la réconciliation nationale incarnée par la rencontre de Libreville.

 

Le président du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), Martin Koumta Madji, alias Abdoulaye Miskine, un proche de l’ancien président Ange Félix Patassé, qui dirige depuis Tripoli, en Libye, un groupe de rebelle basé au nord-ouest du pays, est attendu, lui aussi, dans la capitale gabonaise. Outre la branche UFDR de Am Non Droko, Abakar Sabonne et Charles Massi, l’Union des forces républicaines (UFR) du lieutenant Florian N’djadder ne prendra pas également part à la rencontre de Libreville.

 

 

A l’origine de l’absence de l’UFDR, la crise de leadership qui a divisé en deux tendances ce mouvement, actuellement dirigé par Zakaria Damane, au sein duquel se pose en ce moment un réel problème de légitimité. Damane, qui a pris la direction de l’UFDR après l’arrestation à Cotonou de MM. Sabone et Droko, a signé un accord de paix avec le gouvernement centrafricain à Birao , le 16 avril 2007.

 

Depuis l’élargissement de Droko et Sabone, se pose la question de la légitimité de Damane et de la validité de l’accord signé avec le gouvernement qui semble cependant avoir pris fait et cause pour ce dernier. Les anciens prisonniers de Cotonou préconisent l’ouverture des négociations pour la signature d’un nouvel accord. Ils menacent les pouvoirs publics de représailles si jamais ils s’obstinent à coopérer avec la tendance UFDR de Damane.

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF