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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 23:45




 

APA Bangui2008-06-19 (Centrafrique) L’ancien président centrafricain Ange Félix Patassé, a dénoncé, dans un communiqué parvenu jeudi à APA à Bangui, sa mise à l’écart du dialogue politique inclusif, forum censé ramener une paix définitive en Centrafrique après les mutineries militaires qui ont secoué ce pays.

 

«Je dénonce les manoeuvres du pouvoir de Bangui qui tente, par tous les moyens, de m’écarter du dialogue politique qui, d’ailleurs, est un forum national de grande importance pour le retour d’une paix durable en Centrafrique», a souligné M. Patassé, dans son communiqué, publié à quelques jours de la signature d’un accord de paix global entre le gouvernement et les groupes armés.

 

L’ancien chef d’Etat «prend à témoin l’opinion nationale et internationale des conséquences qu’adviendraient suite à son exclusion du dialogue politique», un forum historique qui devait normalement démarrer le 15 juin.

 

La rencontre a été reportée à la mi juillet, le temps de permettre aux autorités centrafricaines de conclure, avec les quatre mouvements rebelles actifs au nord-est du pays, un accord de paix global et voter une loi d’amnistie générale conformément aux recommandations du Comité préparatoire du dialogue politique et la communauté internationale.

 

Exilé au Togo depuis son éviction du pouvoir, le 15 mars 2005, à la faveur d’un coup d’Etat perpétré par l’actuel président François Bozizé, Patassé est actuellement un leader contesté au sein de son parti du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) dont il a été évincé l’année dernière.

 

Il fonde beaucoup d’espoir sur sa participation au dialogue politique inclusif pour se refaire une santé politique et revigorer par la même occasion sa plateforme politique à la tête de laquelle se trouve actuellement Martin Ziguélé, un de ses anciens Premiers ministres.

 

La signature d’un accord de paix global devrait déboucher sur une amnistie générale qui devrait normalement permettre à M. Patassé, condamné par la justice centrafricaine, de prendre part au dialogue politique inclusif sans crainte d’être arrêté.

 

Il devrait en être de même pour Jean Jacques Démafouth, son ancien ministre de la défense, Abdoulaye Miskine, son ex-directeur de sécurité, et son ancien porte-parole Prosper N’douba, également condamnés par la justice.

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF