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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 01:16

 

Le Phare (Kinshasa) ANALYSE 18 Juin 2008

 

D-I.k

 

Au lendemain de l'annonce d'une possible mise en liberté de Thomas Lubanga - d'ici le 24 juin - à cause du refus des Nations unies de lever la confidentialité sur certaines pièces du dossier, des langues se délient et accusent. Pourquoi l'ONU refuse-t-elle de se plier à la décision de la chambre de première instance de la CPI ? Qui protège-t-elle et pourquoi ?

 

La justice internationale serait-elle une justice à deux vitesses ? Face à ces interrogations, des sources proches des organisations de défense des droits de l'homme rapportent qu'en réalité, les conclusions recueillies par l'enquête diligentée en son temps par la CPI et contenues dans les « pièces » aujourd'hui frappées du sceau de la confidentialité, accablent des ténors du régime de Kinshasa.

 

Si les noms des commanditaires qui armaient Lubanga et sa milice ont été transmis à l'ONU et au Parquet de la CPI, le même élément destiné au public a cependant été censuré de sa partie sensible. Des sources proches de l'ONU rapportent que le contenu du dossier pourrait ainsi provoquer un véritable séisme à Kinshasa. Des noms auraient été cités par Lubanga et le rôle de chaque acteur dans la macabre entreprise dévoilée. En fait, les noms et les rôles joués par ceux qui ont contribué à l'embrasement de l'Ituri

 

« La CPI coopère avec les Etats, si on dévoile le contenu des pièces que gardent par devers elles les Nations Unies, beaucoup rejoindraient Lubanga, ce qui conduirait à une nouvelle instabilité pour le Congo toujours convalescent », indique un analyste à Kinshasa. La bonne foi et la crédibilité de la Monuc seraient ainsi mises à rude épreuve devant une Cour qui a toujours déclaré travailler pour un « procès équitable ».


On rappelle que la CPI annonçait le report, sans en donner les raisons, du procès Thomas Lubanga prévu initialement pour le 23 juin. C'était le deuxième report en une année, après celui qui annulait la date du 31 mars. La principale raison est désormais connue, suscitant des mécontentements dans les milieux des ONG congolaises des droits de l'homme.

 

Les défenseurs des droits de l'homme ont en effet exprimé la crainte d'un éventuel acquittement de Thomas Lubanga à Silvana Arbia, Greffière à la CPI, en séjour dans la capitale congolaise. Ils ont indiqué que dans l'hypothèse d'un élargissement de l'inculpé, les Hema, ethnie de l'accusé, pourraient se moquer de la « complaisance » de la CPI et des ressortissants de l'ethnie adverse Lendu, jusqu'à provoquer des fissures sociales internes. Allégation rejetée par Mme Arbia précisant que la Cour n'a jamais travaillé sur la base d'ethnies mais oeuvré pour un procès juste et équitable.

 

Le report du procès est lié à la décision des juges de la Cour rendue le 13 juin suspendant la procédure. Cette décision est motivée par le refus des Nations Unies de lever la confidentialité sur une centaine de dossiers relatifs à l'affaire Lubanga.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers