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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 19:03












   Mia Farrow ici avec des mères d'enfants centrafricaines

NEW YORK 11 juin 2008 (AFP) — L'actrice américaine Mia Farrow, de retour d'un voyage pour l'ONU en République centrafricaine (RCA), décrit ce pays comme un Etat virtuellement "en déshérence", où les violations des droits de l'homme sont monnaie courante.

"Je ne pense pas que l'autorité du président François Bozizé s'étende bien loin en dehors de Bangui (la capitale), sauf peut être dans certaines villes où son pouvoir est toutefois précaire", a-t-elle déclaré dans un entretien avec l'AFP mardi.

"Je ne sais pas quelle est l'exacte définition d'un Etat en déshérence mais j'imagine que ce n'est pas très différent de ce nous voyons là-bas", a ajouté Mia Farrow, qui est ambassadrice de bonne volonté du Fond des Nations unies pour l'enfance (Unicef).

L'actrice de 63 ans dresse un sombre bilan de son voyage le mois dernier à travers la RCA, affirmant que des milliers de civils ont été tués, enlevés ou violés lors d'affrontements entre les forces gouvernementales et des rebelles.

Selon elle, les deux parties se sont livrées à des atrocités contre les civils.

"Les gens nous ont raconté que beaucoup de villages brûlés l'avaient été par la garde présidentielle", a-t-elle dit.

Les principales victimes des affrontements sont les enfants qui sont souvent enlevés par les groupes rebelles. En mars, plus de 150 personnes dont beaucoup d'enfants, certains agés de 6 ans, ont été enlevés par l'Armée de résistance du seigneur (LRA), un groupe ougandais tristement célèbre.

La LRA est en conflit contre le gouvernement de Kampala depuis 22 ans et opère maintenant en RCA.

L'Unicef affirme manquer des ressources nécessaires pour récupérer ces enfants qui sont enrôlés de force par les rebelles, tandis que les filles sont réduites à l'esclavage sexuel.

Selon Mme Farrow, les parents ont reçu des messages des kidnappeurs durant sa visite. "La bonne nouvelle était que leurs enfants n'étaient sûrement pas morts. La mauvaise était qu'ils ne les reverraient jamais et que si cela arrivait, ils reviendraient pour les tuer", a-t-elle dit.

Son voyage d'une semaine était son second dans le pays. A l'issue de sa première visite l'an dernier, l'actrice avait appelé la communauté internationale à protéger les civils des attaques des groupes rebelles, des bandits et aussi des troupes gouvernementales.

"En 2007, j'avais dit qu'une force de maintien de la paix devrait être déployée aux frontières du Soudan et du Tchad", a-t-elle rappelé.

Cette année, une force de l'Union européenne (Eufor) a été déployée pour surveiller la frontière nord-est avec le Soudan.

Mais selon l'actrice, les personnes vivant à la frontière nord-ouest du pays avec le Tchad ont subi des attaques de la part de bandits et de l'armée tchadienne.

"Quelque 300.000 civils ont été forcés à fuir, certains se réfugiant dans la brousse et d'autres au Tchad", a-t-elle affirmé.

Insistant sur la nécessité de protéger les civils à la frontière tchadienne, l'actrice a cependant relevé quelques améliorations depuis sa précédente visite.

"Le grand changement, c'est qu'au lieu de deux ONG présentes il y en a maintenant 23", a-t-elle dit.

Elle a exprimé le souhait que sa dernière visite encourage les ONG à aller travailler dans le pays.

"C'est un terrain très dangereux où l'on demande aux travailleurs humanitaires de faire ce que le reste du monde ne fera pas", a-t-elle dit.

 

Ndlr. Centrafrique-Presse : Et dire que les troupes du MLC de JP. Bemba  se sont retirées depuis 2003. Nous sommes en 2008. A quand l'arrestation par la CPI de ce prétendu président de la République dont la garde présidentielle brûle impunément des villages, tue et assassine. On ne peut pas dire que Mia Farrow, qu'on ne peut soupçonner d'anti-bozizisme primaire, raconte des balivernes !

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