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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 15:54

 Mouvement d’Action pour la Renaissance et le Salut

Sauver la Patrie ou Mourir

E-mail :mars.centrafrique@yahoo.fr / Tél : 06 43 24 41 18

 

DECLARATION N° 03/MARS/08

 

CONDAMNANT LA BARBARIE DU REGIME DE BOZIZE ET APPELLE A UNE DESOBEISSANCE CIVILE LE 08 ET LE  11 JUIN PROCHAIN

 

Après le coup d’état de BOZIZE, la condition sine qua non de la réintégration de la République Centrafricaine au sein du concert des nations était le retour à la légalité constitutionnelle. Mais ce come-back ne pouvait s’opérer sans extirper au préalable tous les germes qui ont été à la base des multiples soubresauts socio-militaro-politiques, qui ont émaillé la vie publique du pays pendant des décennies. C’est ainsi que les Centrafricains avaient à l’époque réclamée la convocation d’un dialogue national, qui devrait en principe jeter les bases d’une réconciliation véritable. La communauté internationale qui croyait à la bonne foi et aux engagements des acteurs politiques à l’issue du dialogue national, a décidé de voler au secours de la RCA en apportant son concours matériel et financier, indispensable pour l’organisation des dernières élections générales devant consacrés le maintien au pouvoir de  Bozizé et ses ouailles de la convergence KNK. 

 

Aujourd’hui, force est de reconnaître que notre pays, la République Centrafricaine traverse l’une des périodes les plus sombres de son histoire politique. Malgré qu’elles aient été saluées par la majorité des Centrafricains à l’époque, la rébellion, ainsi que la légitimation du  pouvoir de Bozizé par la voie des urnes, restent à jamais comme l’une des pages les plus macabres de l’histoire de notre pays. Aujourd’hui, la situation qui prévaut en Centrafrique  est ni plus, ni moins, un retour à la dictature des années soixante, avec ses corollaires comme l’autocratie, les arrestations arbitraires des citoyens, les emprisonnements et tortures d’opposants politiques, la tribalisation de l’administration civile et militaire, la pratique de crimes massifs à l’endroit des populations civiles supposées  hostiles au pouvoir, par exemple les incendies des maisons à Bangui, à Paoua, à Birao par les éléments paramilitaires de la sécurité présidentielle, le musellement des organisations syndicales et des partis politiques de l’opposition par la terreur et la violence physique, le règne de la prédation économique et financière au plus haut sommet de l’Etat. Ainsi, les Centrafricains assistent désabusés et inquiets à une régression totale des acquis des luttes démocratiques et patriotiques des années quatre vingt dix.

En quatre  années de règne, le Général BOZIZE a fait plus pire que tous ces prédécesseurs réunis. Le régime instauré en Centrafrique depuis ces cinq dernières années est le plus pire en termes de violations graves aux droits de l’homme qu’ait connu le pays. Que de succession d’actes criminels, et  de crimes de guerre. D’ailleurs certains faits et actes posés par les hommes de la sécurité présidentielle contre la population tant à Bangui que dans l’arrière pays, relèvent du crime de guerre dont le Général BOZIZE et son neveu, le tristement célèbre, capitaine Eugène NGAÏKOSSET devraient en répondre un jour.

 

Par ailleurs, les exactions dont sont responsable les hommes de main de BOZIZE à l’encontre de la population qu’ils sont supposé les protéger, en cela nos pensés vont vers le sergent SANZE, le maître BANDASSA, les victimes innocents de la place mortuaire d’un parent de l’un de nos secrétaires au quartier Boy – Rabe ainsi que tant d’autres exactions comme la tentative de musellement de la presse par l’arrestation arbitraire de plusieurs journaliste, et aussi ceux rendus publiques par la publication du rapport des organisations de défense des droits de l’homme, telles que Human Rights Watch et Amnesty International, met au grand jour l’irresponsabilité, l’incompétence, l’inconscience et une volonté effrénée de Bozizé et les siens de s’enrichir au détriment du vaillant peuple centrafricain obligé de se tanguer dans sa misère et sa pauvreté.

Ajouté à cela l’inquiétude du président de l’Assemblée Nationale en ces termes  par rapport à la flambé des prix et les mesures prisent par le gouvernement «La question que chacun se pose est de savoir si les mesures d’accompagnement que votre gouvernement a prises contribueront à en réduire l’impact sur le panier de la ménagère, mis à rude épreuve depuis de longs mois par cette flambée des prix et la rareté concomitante des denrées alimentaires et de première nécessité».

 Ainsi qu’à la tenue du dialogue politique inclusif où il s’est exprimé en disant : «nous nous trouvons désormais sur la dernière ligne droite qui conduit à cet important forum tant attendu par toutes celles et tous ceux qui souhaitent sincèrement que notre pays retrouve par la voie du dialogue et de la concertation, l’unité et la tranquillité qui faisaient jadis sa fierté en Afrique, particulièrement dans la sous-région. Malheureusement, les soubresauts et les revirements plus ou moins spectaculaires que nous constatons ça et là ne peuvent que constituer des manœuvres tendant à renvoyer aux calendes grecques la tenue de ce forum. »

Au regard de cette situation catastrophique à tout point de vue de  notre pays, le Mouvement d’Action pour la Renaissance et le Salut (MARS), exprime non seulement sa vive préoccupation, mais encore appelle toutes les Centrafricaines et tous les Centrafricains à entrer en résistance pacifique. Etant donné la situation critique de populations martyrs du nord qui sont obligé de quitter leur maison pour vivre dans la brousse comme des animaux sauvages à la merci des fauves et de divers prédateurs, le MARS demande à tous les compatriotes consciencieux, soucieux de l’avenir et du devenir de notre pays, sans distinction de race, ni d’appartenance politique, à observer UNE MINUTE DE SILENCE à partir de 16 heure pile, le 8 juin date marquant la célébration de la fête des mères en Centrafrique et le 11 juin date de l’investiture de BOZIZE, en mémoire de toutes les victimes de la barbarie de François BOZIZE et aussi de montrer à la face du monde que le peuple centrafricain est triste, parce qu’il est affamé et ne peut célébrer ces journées, du fait que quelque centrafricains seulement peuvent se réjouir tandis que beaucoup sont en train de errer dans la brousse et préfère être à la merci des fauves qu’à la merci des hommes sans foi ni loi de BOZIZE.

 

Le MARS demande également à la société civile, ainsi qu’à tous les partis politiques de se joindre à lui en vue de la réussite totale de ce mouvement,  marquant  le début des actions conjuguées qui mèneront à la chute du dictateur François Bozizé.

 

Fait à Paris le 30 mai 2008

Pour le Conseil exécutif provisoire

Le Secrétaire Chargé de la Mobilisation

 

 

 

 

Olivier BOBY

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