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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 22:39

 

 

 

urgent

 

 

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Radio Ndéké Luka mardi, 29 Novembre 2011 16:43

 

Deux personnes ont été tuées dont un élément de la garde présidentielle, suite à un incident survenu ce mardi 29 novembre 2011 à Ouango dans le septième arrondissement de la ville de Bangui. L’autre personne tuée est un civil. En milieu de matinée, la tension était vive dans le secteur.

 

A l’origine de cet incident, la bagarre, somme toute banale de deux pousseurs (personnes des pousse-pousse pour transporter des marchandises). Un élément de la garde présidentielle est intervenu pour les séparer. Il s’est servi de sa ceinture et a touché l’un de bagarreur à sa nuque, un coup qui entraînera  la mort quelques instants plus tard après le transfert de la victime dans un hôpital de Bangui.

 

La réaction des témoins a été immédiate. Le soldat a été lynché sur le champ avec des jets de pierres. Une bonne partie de la population de Ouango est sortie dans la rue et mêmes les écoles ont été perturbées. Les locaux abritant les éléments de la garde présidentielle ont été saccagés et incendiés par une foule en colère. Les militaires présents ont été d’abord contraints à la fuite avant de revenir ensuite avec des renforts.

 

Un journaliste de Radio Ndeke Luka qui s’est rendu sur les lieux a pu voir le corps du militaire lynché et emporté sur une civière par des volontaires de l’antenne locale de la Croix Rouge. Les personnes qu’il a pu interroger, dont des témoins directs de l’incident qui a mis le feu aux poudres, font état d’un ras-le-bol des exactions commises par ces éléments de la Garde présidentielles sur les civils au port de Ouango Sao, qui a entraîné la réaction que l’on sait.

A la mi-journée les éléments de la Garde présidentielle patrouillaient encore dans le secteur mais les rues étaient désertes, les habitants se terrant chez eux par peur d’éventuelles représailles des militaires.


 

 

NDLR : Les autorités politiques et militaires du pays étant incapables de mettre au pas ces éléments de la garde présidentielle dont les exactions et autres crimes ne sont plus à prouver, la population n’a pas d’autre choix que de manifester ainsi son ras’l bol et d’en arriver au lynchage pour se rendre justice. Puisse cet incident de Ouango faire réfléchir tout un chacun !

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique