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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 02:41



        Le commissaire Hervy Trépassé
        ici à Vienne lors d'un séminaire



Bangui : Un commissaire de police abattu de nuit par des inconnus


Bangui, 16/10/08 (C.A.P) – Le directeur des services d’immigration/émigration, le commissaire Hervy Sette Trépasse, a été tué dans la nuit du mercredi 15 octobre, abattu par deux coups de Kalachnikov tirés par des inconnus venus à moto jusqu’à son domicile situé au quartier dit des Castors à Bangui aux environs de 23 h (heure locale).

Selon des informations recueillis auprès de la famille de la victime, le commissaire qui venait de regagner son domicile comme d’habitude après avoir quitté l’aéroport Bangui Mpoko après le départ du vol régulier de la compagnie libyenne Afriquiyah pour Paris, aurait reçu un appel sur l’un de ses téléphones portables et se serait porté à la rencontre de la personne qui l’aurait appelé mais soudain, il aurait été abattu de deux coups de feu tirés sur lui à bout portant au niveau de son épaule.

Toujours d’après le récit de la famille du commissaire, le corps de ce dernier aurait été dépouillé de ses deux téléphones portables par ses assassins. A noter que le quartier des Castors était plongé dans l’obscurité après le délestage devenu chronique à Bangui, du courant électrique jusqu’au moment où la police était venue enlever le corps de la victime.

 L’enquête sur les circonstances de cet assassinat qui rappelle par certains côtés celui tout aussi crapuleux et froidement perpétré le 21 septembre 2006 sur le responsable du protocole de la présidence, Pascal Bembé, s’annonce a priori difficile. Pour Bembé, l’assassin était un officier de l’armée bien connu qui du reste, était allé trouver refuge chez Bozizé.

Tout semble indiquer que cet ignoble crime soit un coup monté et exécuté par des professionnels dans le cadre d’un règlement de comptes délibéré du commissaire Trépasse qui, toujours d’après ses proches, aurait récemment confié à son entourage, avoir quelques soucis d’ordre professionnel. Certaines personnes proches du pouvoir de Bozizé ne verraient pas beaucoup d’un bon œil qu’il puisse continuer d’exercer de telles fonctions.

En tout état de cause, le problème de l’insécurité reste entier à Bangui et l’assassinat de ce haut cadre du pays vient encore mettre le doigt sur ce fléau que le régime de Bozizé est de plus en plus incapable de juguler.

 

Voilà la dépêche que nous avons publiée voici un an jour pour jour au sujet de l’assassinat du commissaire Hervy Trépassé. Son contenu demeure toujours d’une brûlante actualité. Alors que le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bangui avait aussitôt promis - sans doute histoire de apaiser l’opinion nationale en profond émoi après ce drame à l’époque - informer l’opinion nationale sur les résultats de l’enquête, force est de constater qu’un an après l’exécution de ce commissaire de police, on ne sait toujours rien du mobile de son assassinat ni des assassins et des commanditaires. La famille de la victime continue d’être fortement éprouvée par l’indicible douleur de la brutale disparition de ce vaillant cadre de police arraché à son affection.

Les tueurs, un commando circulant à moto tous feux éteints, aperçu par quelques rares témoins dans l’obscurité de la nuit, dans les parages du domicile du commissaire, a vraisemblablement commis son forfait à la demande de commanditaire sans doute haut placé dans la clique au pouvoir actuel. Le mystère entourant cet odieux crime reste entier et les auteurs demeurés jusqu’ici impunis parce que non identifiés ni arrêtés, courent toujours.

Pire, moins de six mois après cet assassinat, un autre commissaire de police, Daniel Sama, succombera aussi de ses blessures suite à un tabassage en règle en pleine rue au quartier Miskine par le tristement célèbre lieutenant Olivier Koudémon alias Gbangouma et sa horde.

Bien que jugé et condamné par le tribunal militaire, ce dernier circule librement dans la capitale et vient même de faire parler encore de lui en allant porter main en pleine rue sur une agente des impôts qui aurait immobilisé son taxi (numéro 2829) qui n’était pas en règle vis à vis du fisc. Cet incident a occasionné un brusque arrêt de travail de toute l’administration fiscale et de tout le bloc finance mais Gbangouma n’en a rien à foutre. Personne ne peut rien contre lui, il est au-dessus de la loi dans ce pays. Il en est ainsi des compagnons de guerre de Bozizé appelés encore « libérateurs » qui ont amené ce dernier au pouvoir et dont le refrain est qu’ils ont « trop souffert en brousse donc ils doivent maintenant jouir en toute impunité de leur pouvoir… » L’impunité et la protection assurées aux criminels et autres auteurs d’exactions de toutes sortes, c’est la caractéristique principale du  régime de Bozizé qui se trouve aux antipodes d’un Etat de droit.


La Rédaction C.A.P  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique