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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 23:39

 



JEAN-PIERRE BORLOO  (Le Soir 27/05/2008) La défense de Jean-Pierre Bemba demandera sa mise en liberté, dès ce mercredi, à Bruxelles.

 
Jean-Pierre Bemba a ses attaches familiales en Belgique, il est donc légitime qu'il y vienne régulièrement. » Et son avocat, Me Pierre Legros, d'ajouter : « Il y restera, à la disposition de la Cour pénale internationale (CPI), si la chambre du conseil de Bruxelles le libère mercredi. » Arrêté ce week-end à Bruxelles sous le coup d'un mandat de la CPI, Jean-Pierre Bemba, ancien rebelle du Mouvement de libération du Congo (MLC), devra comparaître mercredi devant la chambre du conseil. Celle-ci aura pour tâche de vérifier l'identité de l'intéressé, la régularité de la procédure d'arrestation et le respect des droits de la défense. Il y sera entendu, ainsi que son avocat, mais uniquement sur l'arrestation provisoire. Pas question d'aborder le fond de l'affaire ici en Belgique.


Envie de s'expliquer


L'homme est poursuivi pour des crimes contre l'humanité et crimes de guerre, dans le cadre de l'enquête sur des exactions commises à grande échelle en Centrafrique. Dans les trois mois, la CPI devra transmettre de nouvelles pièces à la Belgique en vue de confirmer cette arrestation et surtout d'organiser la remise expresse de Jean-Pierre Bemba à la Cour pour y être jugé.

« Mon client ne demande pas mieux que de pouvoir s'expliquer sur les faits qu'on lui reproche. Il aurait aimé être invité à livrer sa version sereinement à la CPI, insiste Me Legros. Il a d'ailleurs produit des documents à l'ONU et à la FIDH (Fédération internationale des droits de l'homme) sur les faits de Centrafrique. Lui, ne s'est pas rendu sur place et il n'a pas demandé à ses hommes de se comporter d'une manière violente. D'ailleurs, quand il a appris les exactions, il a fait dresser un conseil de guerre en campagne pour juger les débordements de certains de ses hommes. »


Avant de pouvoir plaider le fond de l'affaire, Me Legros tentera de faire libérer son client dès ce mercredi. « La chambre du conseil devra voir s'il y a des garanties suffisantes pour que Jean-Pierre Bemba se maintienne à la disposition de la justice internationale, ce que je crois. Il se présentera aux convocations, il ne risque pas de faire disparaître des éléments de preuve, ni d'influencer des témoins, et devrait pouvoir payer une caution… Il n'y a donc pas de raisons de le garder en détention préventive. »


La chambre du conseil statuera, comme pour tout autre mandat belge. Pour le reste, aucune autre disposition judiciaire ne pourrait entraver la libre circulation de Bemba sur le sol belge. S'il est vrai qu'il avait été condamné par défaut en 2003, il est également notoire qu'il avait fait opposition à cette condamnation. Et en 2004, le tribunal a estimé qu'il bénéficiait d'une immunité diplomatique, en tant que vice-président de la République démocratique du Congo. Ce qui le dégageait de toutes poursuites.


Le parquet fédéral avait aussi entamé une procédure contre lui et contre l'ex-président Patassé de Centrafrique, sur la base de la loi de compétence universelle. Mais lors de la modification de la loi, la Cour de cassation a dessaisi les juridictions de notre pays de ce cas. Qui a alors été pris en main pas la Cour pénale qui passe maintenant à l'action… via la Belgique.



RDCongo: un millier de militants réclament la libération de Jean-Pierre Bemba

 




KINSHASA (AFP) - mardi 27 mai 2008 - 23h58
- Un millier de militants du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba ont manifesté mardi à Kinshasa pour exiger la libération de l'ex-vice-président de la République démocratique du Congo (RDC).

Les manifestants, encadrés par un imposant dispositif policier, ont marché du siège de la fédération du MLC de Kinshasa jusqu'au Parlement, distant de quelques centaines de mètres, scandant: "Libérez Bemba!".

 

Jean-Pierre Bemba a été arrêté samedi à Bruxelles sur mandat de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, dont des viols et actes de tortures, commis par ses hommes en Centrafrique en 2002 et 2003. Brandissant des drapeaux du MLC, vêtus pour certains de T-Shirts à l'effigie de Jean-Pierre Bemba, les jeunes manifestants ont dénoncé la politisation de la CPI, qu'ils accusent de faire le jeu du pouvoir en privant la RDC d'un chef d'opposition.

 

"Le Congo a besoin de Bemba. Il est président d'un grand parti. Si la CPI estime qu'il a des explications à fournir concernant les faits qui se sont produits en Centrafrique, elle n'a qu'à lui envoyer une invitation. Il s'y présentera", a déclaré à la presse François Muamba, secrétaire général du MLC, qui se tenait en tête de la marche.

 

Des cadres du MLC ont été reçus par les présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale, auxquels ils ont demandé d'"user de tous les pouvoirs en leur possession" pour obtenir la libération du sénateur Bemba, originaire de la province de l'Equateur (nord-ouest).

La manifestation s'est dispersée dans le calme en début d'après-midi.

 

Le MLC a appelé ses partisans à rester mobilisés en prévision notamment d'une grande marche envisagée samedi à travers Kinshasa. A Gemena, une des villes de l'Equateur, plusieurs centaines de militants du MLC sont descendus dans la rue mardi pour exiger la libération "sans condition" de leur leader et dénoncer une "main invisible du pouvoir de Kinshasa". Toutes les activités - écoles, marché, boutiques - ont été paralysées dans cette bourgade d'environ 50.000 habitants.

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