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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 00:33





Source: United Nations Development Programme (PNUD) 22 Mai 2008

 
Comme environ 19.7000 autres Centrafricains, les habitants de Combattant 1 à Paoua sont des personnes déplacées. Pour échapper à la violence en 2003, ils ont quitté la ville pour la brousse. Depuis cinq ans maintenant, ils ont vécu dans Ota et Dinga, à environ 10 kilomètres de Paoua.


Ils restent dans les petits abris dans leurs champs et ne vont plus au marché pour vendre leurs produits. «Nous ne remontons à Paoua qu’une ou deux fois par semaine, principalement pour aller à l'église", explique le membre le plus âgé du groupe Nous tenons à revenir de façon permanente, mais que ferons-nous si les attaques recommencent ? Nous ne pouvons pas fuir avec nos enfants. "


Malgré le récent accord de paix entre l'APRD les forces rebelles et les forces gouvernementales FACA, la situation dans le nord-ouest de la RCA reste fragile et la population ne se sent pas en sécurité tant qu'une solution politique permanente ne sera pas  trouvée. Pour l'instant, des soldats rebelles doivent encore être démobilisés, et les autorités nationales doivent aussi rétablir la primauté du droit.

 

Les zaraguinas (coupeurs de route) sont également très actifs dans le nord-ouest, pour attaquer les villageois et les commerçants sur le chemin de leurs champs ou au marché. En dépit de l’accord entre les rebelles et le gouvernement, les actes de banditisme perpétués par zaraguinas, paralysent le processus de redressement de la région. Cinq ans après les attaques de 2003, la vie à Paoua n'est pas revenue à la normale.


Dans le village de Dinga de gens survivent avec les petites cultures et des feuilles. Leurs biens ont disparu, compliquant leur accès à l'eau potable. Certains de leurs enfants ne vont plus à l'école depuis longtemps, d'autres doivent marcher plusieurs heures pour l'atteindre. Des stratégies de survie ont conduit les familles et les communautés à se scinder ; réduisant les possibilités de contrôle des communautés sur les individus et augmentant les risques de vol et les tensions entre les villages.


En attendant le dialogue politique inclusif qui pourrait entraîner une certaine amélioration de la situation sécuritaire, les agences onusiennes et ONG présentes à Paoua fournissent des secours d'urgence à la population. Les distributions de vivres sont organisées par le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’ONG Première Urgence (PU). Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) fournit des moustiquaires et des trousses de premiers soins, et l'UNICEF a mis en place des écoles de brousse dans les villages voisins.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société