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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 02:55

 

 

APA Bangui2008-05-22 (Centrafrique) La directrice régionale pour l’Afrique du centre et de l’ouest du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), Mme Esther Guluma, et l’ambassadrice de bonne volonté de l’organisation, Mme Mia Farrow, ont qualifié de «dramatique» la situation humanitaire au nord-ouest de la Centrafrique.

 

Au cours d’un point de presse jeudi à Bangui, à leur retour d’une mission dans cette région de la Centrafrique en proie aux exactions des bandes armées, Mmes Guluma et Farrow ont indiqué que les populations, dans cette partie du pays, vivent dans la brousse depuis deux ans.

La crise humanitaire a été accentuée et rendue complexe par l’afflux massif des réfugiés en provenance du Soudan, ont-elles ajouté, soulignant que 8.000 personnes déplacées n’ont pas accès à l’eau potable, aux médicaments et aux vivres.

 

Mmes Guluma et Farrow ont, par ailleurs, dénoncé les exactions commises par les bandes armées contre les populations, notamment les femmes et les enfants. Elles ont affirmé que les attaques enregistrées dans la région, étaient pour la plupart, le fait des coupeurs de routes et des éléments de la garde présidentielle qui menacent les véhicules des humanitaires et les empêchent de travailler sur le terrain aux côtés de la population.

 

Selon la directrice régionale et l’ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF, 100 femmes ont été violées à Kabo, une sous-préfecture de l’Ouham, à quelque 400 km de Bangui, dont la plus jeune est âgée de quatre ans.

 

«Les femmes violées et les enfants kidnappés ont déclaré qu’ils vivent dans l’insécurité la plus totale dans la région», ont-elle dit, déplorant l’état de dénuement des structures sanitaires.

«Les hôpitaux ne disposent ni de personnel de santé, ni des médicaments», ont indiqué Mmes Guluma et Farrow qui ont noté une recrudescence de la pandémie de SIDA dans la sous-préfecture de Bossangoa, à 350 km de Bangui, à cause de l’absence des médicaments antirétroviraux (ARV).


En revanche, elles ont noté avec satisfaction, l’augmentation du nombre d’écoles construites dans la brousse, à l’instigation de l’UNICEF qui a demandé au gouvernement centrafricain d’augmenter de 15% les budgets alloués aux systèmes éducatif et sanitaire.




Esther Guluma déplore la persistance de la crise humanitaire dans le Nord de la Centrafrique

 

Bangui, 22 mai (ACAP)- La directrice régionale du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (Unicef) pour l'Afrique du Centre et de l'Ouest, Mme Esther Guluma, a déploré jeudi 22 mai 2008 au cours d'une conférence de presse à Bangui, « la crise humanitaire » qui perdure dans le Nord de la Centrafrique, où elle vient d'effectuer une visite de travail en compagnie de l'actrice américaine Mme Mia Farrow, ambassadrice de bonne volonté de l'Unicef.

 

"J'étais là l'année dernière, c'était la crise humanitaire. Je suis là cette année, c'est toujours la crise humanitaire », a-t-elle déclaré, ajoutant que « l'urgence ici est complexe » à cause de la diversité des sources entre autres la pauvreté, les attaques de la population depuis plus de deux ans, les coupeurs de route, le viol des femmes.


« La population ne sait pas précisément d'où viennent les problèmes » mais les subit selon elle en toute innocence, a-t-il indiqué Mme Guluma, précisant qu' « à Kabo par exemple, on compte 8000 déplacés », suite à ces différents problèmes.


Elle a également fait observer que dans les villes et villages sinistrés du Nord, les hôpitaux sont sans personnel soignant et sans médicaments tandis que des parents d'élèves eux-mêmes s'efforcent de créer des « écoles de brousse » pour préparer l'avenir de leurs enfants. « Je ne peux pas comprendre comment on peut continuer comme ça », a-t-elle conclu.


Mme Mia Farrow a pour sa part indiqué que selon une enquête de l'Unicef dans les régions sinistrées, « un enfant sur cinq n'atteint pas 5 ans », ce qui veut dire que la population vit sans aucun espoir. « J'ai rencontré une femme à qui j'ai demandé quel espoir elle avait ; elle m'a répondu qu'elle n'avait aucun espoir. La situation est tellement dramatique que la population a perdu espoir », a-t-elle relevé.


Elle a toutefos noté des changements positifs après sa visite de l'an dernier. « De deux organisations non gouvernementales qui opéraient dans ces zones (Coopi et Médecins sans frontière), on en est à 23 aujourd'hui ». Ce qui, selon elle, augmente le nombre de travailleurs humanitaires dans ces zones pour soulager la population.


Selon l'ambassadrice de l'Unicef, l'un des changements qui mérite d'être souligné est que « la garde présidentielle n'attaque plus », mais aussi la mobilisation de certaines communautés pour mener des activités génératrices de revenus pour soutenir l'éducation de leurs enfants.

Notons que Mme Mia Farrow a été nommée Ambassadrice des personnes en détresse en Centrafrique par le président de la République, le général d'armée François Bozizé. « C'est pour cette raison que je vais lui demander de tenir ses promesses pour augmenter à 15% le budget de la santé et de l'éducation », a-t-elle souligné.


Par ailleurs, selon Mme Guluma, les ressources mobilisées pour soulager les populations en difficulté ont été 3 fois plus importantes que le montant annoncé l'an dernier, grâce au pladoyer de Mme Mia Farrow dans d'innombrables conférences de presse, à l'issue de la visite de 2007.


Ces fonds ont permis à l'Unicef de mener plusieurs campagnes de vaccination dans les zones sinistrées ainsi que d'autres activités liées à la santé et à l'éducation.


La conférence de presse de Mme Esther Guluma intervient au terme d'un séjour d'une semaine en République Centrafricaine destiné à évaluer la mise en oeuvre de projets initiés après sa première visite en février 2007.

 

 

 

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