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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 19:59



 

APA Bangui 2008-05-15 (Centrafrique) Le Forum démocratique pour la modernité (FODEM) a été suspendu du groupe parlementaire de la majorité présidentielle, a annoncé un communiqué de presse rendu public jeudi à Bangui.

 

Cette mesure aurait un lien avec la désignation, le 12 mai dernier, du président du FODEM, le colonel Charles Massi, comme coordonnateur de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), par le leader de ce mouvement, M. Michel Am Nondroko Djotodia.

 

Mercredi à Bangui, au cours d’un point de presse sur la restitution de l’accord de cessez-le feu signé vendredi dernier à Libreville par le gouvernement et l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), le ministre centrafricain de la communication, Cyriaque Gonda, a déploré la désignation du colonel Massi comme coordonnateur politique de l’UFDR.

 

«Je croix que cette nomination va créer de la confusion au sein de l’UFDR», a-t-il déclaré.

Ancien député et ancien ministre d’Etat, Charles Massi a été nommé coordonnateur politique de l’UFDR, avec pour mission notamment de rallier toutes les forces centrafricaines (partis politiques, société civile et autres groupes politico-militaires) pour le dialogue et la réconciliation nationale.


A l’issue du premier tour de l’élection présidentielle, le 13 mars 2005, M. Massi, candidat malheureux de l’opposition, a signé une plate-forme avec la Convergence Kwa na kwa (KNK) pour soutenir au 2ème tour le président sortant François Bozizé contre son challenger du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), M. Martin Ziguélé.



Ndlr : La désignation de Charles Massi comme coordonnateur politique de l'UFDR est en train de lui revenir à la figure comme un effet boomerang. Il n'y a pas longtemps, lui et son parti le FODEM, déclaraient pourtant que c'était dangereux de dialoguer avec les mouvements armés et qu'il fallait le faire seulement avec les partis politiques de l'échiquier national. Depuis qu'il a été viré du gouvernement par Bozizé en janvier dernier, Charles Massi a tenté vainement de faire son entrée dans le comité préparatoire du dialogue inclusif afin de s'inviter à ce forum en vue. Il fait partie de la race de ceux qui ne se voient jamais ailleurs que dans un gouvernement, ministre à vie en quelque sorte.

La désignation de Jean Jacques Demafouth à la tête de l'APRD lui a donné l'idée de se servir de la rébellion de l'UFDR qui peine depuis à se doter d'un poids lourd politique. Conscient du faible poids des partis politiques de l'opposition au pays, il a cru par opportunisme qu'il était vital pour lui d'utiliser le canal d'un mouvement armé, en l'occurence l'UFDR. Mal lui en a pris car ce mouvement est fortement divisé depuis qu'un de ses chefs militaires, Zakaria Damane, a pactisé avec Bozizé sans la caution de Michel Djotodia Am Non Droko et Abakar Sabone alors en prison à Cotonou.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique