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10 mai 2008 6 10 /05 /mai /2008 16:54

 




 

Gaboneco.com    - 10-05-2008   - Une délégation du gouvernement centrafricain est arrivée à Libreville dans la nuit du 8 au 9 mai pour signer un accord de paix avec le représentant de la principale rébellion encore active en RCA. Le chef rebelle centrafricain est en pourparlers avec le président gabonais depuis le 6 mai dernier pour préparer le dialogue politique inclusif initié par le président Bozizé entre le gouvernement, l’opposition et les rebelles pour la stabilisation politique du pays.

 

L’organisation du dialogue politique inclusif pour la paix en République Centrafricaine se confirme autour de la médiation gabonaise avec l’arrivée à Libreville le 8 mai au soir d’une délégation du gouvernement centrafricain qui devrait procéder dans quelques jours à la signature d’un accord de paix avec l’une des principales factions rebelles encore actives.

La délégation gouvernementale est conduite par le ministre centrafricain de la Communication, Cyriaque Gonda, qui signera sous l'égide du chef de l’Etat gabonais un accord un paix avec le représentant de l’Armée patriotique pour la restauration de la démocratie (APRD), Jean-Jacques Demafouth. Ce dernier avait d'ailleurs été reçu par le président Bongo Ondimba le 6 mai dernier.


Présente dans le nord-ouest de la Centrafrique,(voir la partie rouge sur la carte), région en proie à l’insécurité depuis 2005, l’APRD est le dernier groupe rebelle encore actif dans le pays. Il s’est dit prêt ces derniers jours à signer l’accord de paix sous l’égide du chef de l’Etat gabonais.

Le ministre centrafricain de la Communication est accompagné par son collègue de l’Intérieur, Paul-Raymond Ndougou, de deux conseillers du président Bozizé, ainsi que par un représentant du Bureau de l’ONU en Centrafrique.


Le comité préparatoire du dialogue inclusif a notamment proposé que cet accord soit assorti d’une amnistie générale. Le comité, qui comptait une représentation de l'APRD, a recommandé le 2 mai dernier qu'un accord de paix soit signé entre cette rébellion et les autorités avant le forum inter centrafricain.


Les deux autres principaux mouvements rebelles, l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), présente dans le nord-est, et le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d'Abdoulaye Miskine, avaient déjà signé l'an dernier des accords de paix avec Bangui.


Pour rappel, le président centrafricain, François Bozizé, a effectué le déplacement dans la capitale gabonaise les 22 et 23 avril dernier pour informer le président Bongo Ondimba, qui préside la commission ad hoc de la CEMAC sur les questions centrafricaines, des résultats de ses démarches et contacts en vue de la tenue du dialogue politique inclusif censé ramener une paix définitive en Centrafrique.

 


Le Pouvoir et la rébellion de Centrafrique signent un accord de paix

 

APA – libreville2008-05-09 (Gabon) Le gouvernement et l’Armée populaire pour la Restauration de la démocratie (APRD, mouvement rebelle) ont conclu vendredi à Libreville, un accord de paix devant permettre la tenue, « en toute quiétude », du dialogue de paix, en Centrafrique.

Le document a été signé avec la caution du président gabonais Omar Bongo Ondimba, facilitateur des négociations entre les deux parties.

 

L’accord prévoit un cessez-le-feu immédiat, l’abandon des poursuites judiciaires contre les membres de l’APRD, la libération des personnes détenues et la réhabilitation des zones affectées par la guerre, selon Jean Jacques Demafouth, président du mouvement rebelle.

Le ministre centrafricain de la Communication, Cyriaque Gonda, a confirmé ces propos, déclarant à la presse, que « l’accord entre en vigueur immédiatement ».

 

Le document paraphé à Libreville prévoit le cantonnement des soldats de l’APRD, le dernier mouvement rebelle centrafricain resté en activité au nord du pays. En application de ce texte, les hommes de l’APRD seront « très prochainement désarmés et démobilisés ». Certains d’entre eux seront intégrés dans l’armée, selon l’accord de Libreville. Jean Jacques Demafouth, ancien ministre de la défense de l’ex président Anges-Félix Patassé, a été condamné par la justice centrafricaine pour assassinat. Il est désormais libre de rentrer au pays.

 

C’est sur le sort de Patassé, que l’accord reste flou, fait-on remarquer. L’ancien président centrafricain renversé par un putsch militaire le 15 mars 2003 vit en exil au Togo depuis son départ du pouvoir. Jean Jacques Demafouth est arrivé à Libreville depuis plusieurs jours pour la signature de cet accord. La délégation gouvernement a foulé le sol gabonais dans la nuit de jeudi à vendredi.


Bangui a mis en place un comité préparatoire chargé d’organiser le dialogue inter centrafricain. Ce dialogue pourrait réunir sur une même table les autorités, l’opposition, la société civile et les trois principaux mouvements rebelles : l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) de Damane Zakaria, le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine et l’APRD.

 

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