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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 21:55



 

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 07.05.08 | 20h52  •  Mis à jour le 07.05.08 | 20h52



Près de sept mois après leur dernière rencontre, Nicolas Sarkozy a reçu les 262 membres du groupe UMP de l'Assemblée nationale à l'Elysée, mercredi 7 mai, pour tenter de ramener le calme au sein de la majorité. Au menu de la réunion qui aura duré près de deux heures, selon plusieurs participants, des discussions sur plusieurs réformes gouvernementales, notamment celle sur les institutions, mais aussi des attaques en règle contre Jacques Chirac, accusé d'avoir "mal gouverné le pays", et contre plusieurs organes de presse.

 

"J'ai eu l'impression que c'était un discours de campagne électorale. Cela ressemblait plus à un rassemblement de militants qu'à un rassemblement d'élus avec le président", a résumé le député Jacques Le Guen. "Le président a la pêche, il est toujours en campagne", a renchéri son collègue Jacques Myard, alors que selon Jean-Pierre Grand, le chef de l'Etat a raillé son prédécesseur en lançant devant les parlementaires : "Moi, j'ai été élu dès la première fois".

 

"SON MESSAGE, C'ÉTAIT : 'JE NE SUIS PAS AIDÉ PAR LA PRESSE'"

 

Outre l'ancien président, la presse a été la cible du président de la République. "Il a fait une charge très importante contre la presse en disant que dans un pays où il n'y a plus d'opposition, la presse s'attribue la fonction d'opposition", a déclaré Marie-Anne Montchamp. "Son message, c'était en gros : 'je ne suis pas aidé par la presse'", a rapporté un autre participant, cité anonymement par l'AFP. Le président en voudrait à ceux qui n'ont pas assez relayé la condamnation de Ségolène Royal à verser des arriérés de salaires à d'ex-collaboratrices, notamment l'Agence France-Presse, Le Parisien et L'Express, mais aussi à Marianne, coupable d'avoir titré sur une photo du président, "Putain, 4 ans...", et le JDD.fr, qui aurait évité de publier un sondage plus positif que les autres après son intervention télévisée. 

 

"Quand on pense que notre porte-parole [Frédéric Lefebvre] fait un communiqué sur Royal qui n'est pas repris par l'AFP... Imaginez si j'avais eu un problème de droit social ! La gauche aurait demandé ma démission", a-t-il dit, selon un député présent. M. Lefebvre s'était plaint au PDG de l'AFP, Pierre Louette, après qu'un communiqué sur l'affaire, diffusé le 1er mai par ses services, n'avait pas été repris. Les syndicats de l'AFP ont dénoncé "les pressions exercées" pour "discréditer la rédaction", affirmant que le communiqué de M. Lefebvre "n'avait aucun intérêt éditorial".

 

Selon certains participants, Nicolas Sarkozy a même ironisé sur le fait que, malgré les "attaques" dont il fait l'objet, il "fait vendre". "Quand je suis sur les couvertures, ça fait vendre. On a fait soixante-seize bouquins sur moi", aurait-il notamment déclaré. Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a dénoncé une attitude qui  "n'est pas digne, ni de la fonction qu'il occupe ni du respect que l'on doit au pluralisme de la presse". "Son problème, ce n'est pas la presse ou l'opposition, c'est lui-même et sa politique", a-t-il ajouté.

 

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