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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 17:02

 



 

Trombinoscope

 

Tous les chefs d’Etat Africains Francs-Maçons gravitent dans l’orbite de la Grande Loge nationale française (GLNF).

Les frères au grand jour

Omar BONGO ONDIMBA (Gabon).
Denis SASSOU NGUESSO (Congo-Brazzaville).


Idriss DEBY ITNO (Tchad).

François BOZIZE (République Centrafricaine). A noter que celui-ci, par ailleurs révérend supérieur d’une Eglise du christianisme céleste-Nouvelle Jérusalem, a sollicité à l’automne 2007 la bénédiction du pape BENOIT XVI.


Les frères de l’ombre

Ceux-là s’abstiennent de confirmer, voire démentent. Il arrive que les sources initiées consultées par L’Express se contredisent...
Abdoulaye WADE (Sénégal). A, semble-t-il, pris ses distances avec sa loge. D’autant qu’il doit tenir compte de l’hostilité de l’islam confrérique envers la franc-maçonnerie.
Blaise COMPAORE (Burkina Faso). Parrainé par son ministre des Affaires étrangères, DJIBRIL BASSOLE.

 

Amadou TOUMANI TOURE (Mali).
Mamadou TANDJA (Niger).
Thomas YAYI BONI (Bénin).
Paul BIYA (Cameroun).
Aurait été initié avant de se rapprocher de la mouvance rosicrucienne.

Les demi-frères

Amadou TOUMANI TOURE (Mali).
Mamadou TANDJA (Niger).
Thomas YAYI BONI (Bénin).
Paul BIYA (Cameroun).
Aurait été initié avant de se rapprocher de la mouvance rosicrucienne.

Les demi-frères

 


Ils ont été approchés et envisagent de rallier la " tribu ".
Faure GNASSINGBE (Togo).
Joseph KABILA (République démocratique du Congo).

 Futur temple de la franc-maçonnerie à Brazzaville

 

La Franc-Maçonnerie  : Un legs colonial

 

Dédiée à "Saint-Jacques des Vrais Amis rassemblés ", la première loge en terre Africaine a vu le jour en 1781 à Saint-Louis du Sénégal. Il s’agira longtemps d’une maçonnerie coloniale, réunissant sous le maillet militaires, commerçants et fonctionnaires.

Plusieurs maçons fameux ont plaidé en faveur de l’abolition de l’esclavage, notamment l’abbé Grégoire sous la Révolution puis Victor SCHOELCHER.

 

D’autres ont œuvré à l’expansion de l’empire Français, tels Pierre SAVORGNAN de BRAZZA et Jules FERRY, désireux "d’apporter les Lumières aux races inférieures ".

L’émir Algérien ABD EL-KADER a rallié le Grand Orient en 1864. Longtemps laissés à la porte du Temple, les frères noirs y trouvent peu à peu leur place au XX è siècle. Citons le Sénégalais Blaise DIAGNE, nommé commissaire de la République en 1918 par CLEMENCEAU, puis sous-secrétaire d’Etat aux Colonies sous Paul DOUMER, ou le Guyanais Félix EBOUE, qui, gouverneur du Tchad en 1940, rallie l’Afrique Centrale à la France Libre. A l’heure des indépendances, les loges Africaines s’émancipent, créant des obédiences nationales, souvent nées de la fusion entre les filiales locales du GO et de la GLNF.

A lire : La Franc-Maçonnerie en Afrique, par Georges ODO. Editions maçonniques de France, 2000.

Un article sur quatre pages de l'hebdomadaire français " L'Express " (14/04)

 

 

(...) Ils hantent les palais présidentiels du continent noir. Mais, sur fond de violentes querelles, les « frères » y ont plus perpétué les travers de la Françafrique - et ses dérives affairistes - que contribué à la diffusion des idéaux maçonniques (...)

 
Réseau des réseaux, la maçonnerie n'en finit plus de fasciner, au risque du fantasme. En Afrique plus qu'ailleurs, la saga des « frères trois points » s'est trouvé un terreau fertile, tant ses codes et ses usages y font écho à la magie des rites initiatiques ou du bois sacré et à la force ancestrale du clan. Le désir d'accéder à ce sanctuaire laïque de l'élite blanche, puis le souci d'instaurer avec l'ex-métropole coloniale des canaux inconnus des profanes, discrets vecteurs d'influences, ont fait le reste. Au-delà des fables, un fait : sur le continent africain, une douzaine de chefs d'Etat de l'espace francophone ont « reçu la lumière ». Seul le Gabonais Omar Bongo Ondimba, initié jadis par un certain Naudy, inspecteur général des PTT athée et socialiste, revendique cette allégeance. Maître du Congo-Brazzaville, son cadet et néanmoins beau-père, Denis Sassou-Nguesso, alias « DSN », longtemps méfiant, se fait prosélyte. Au point d'avoir orchestré la « conversion » du Tchadien Idriss Déby et du Centrafricain François Bozizé. Quel que soit leur degré d'assiduité, le Sénégalais Abdoulaye Wade, le Burkinabé Blaise Compaoré, le Malien Amadou Toumani Touré, le Nigérien Mamadou Tandja et le Béninois Boni Yayi ont un jour passé le tablier ; tout comme le nouveau patron de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, gabonais lui aussi. Tous gravitent dans l'orbite de la Grande Loge nationale française (GLNF).

 
Mesurée à l'aune des guerres qui endeuillent l'Afrique, l'autorité de la maçonnerie a pourtant du plomb dans l'aile (...) Mais aucun épisode ne reflète mieux l’impuissance des « triponctués » que le fiasco congolais. Conflit ô combien fratricide : il met aux prises dès 1993 le président sortant Pascal Lissouba, adepte du Grand Orient initié l’année précédente à Besançon, au lendemain de sa prestation de serment, et le général Denis Sassou-Nguesso, illuminé quant à lui à Dakar sous le label GLNF. Pour l’anecdote, Sassou avait vainement tenté d’attirer son futur ennemi juré dans l’orbite de sa propre obédience… Missions multiples, appels pressants, palabres « sous le maillet » : rien n’y fit. Pas même l’entregent du roué Bongo. « La raison avait quitté la Cité, soupire Joseph Badila, ancien très puissant souverain grand commandeur du Grand Orient et des loges associées du Congo (1). L’appétit de pouvoir prévaut souvent sur nos idéaux (...)

 

En août 1999, même topo. Réunis au siège du GO, rue Cadet (Paris IXe), les envoyés des trois belligérants – Sassou, Lissouba et Bernard Kolélas – doivent finaliser un « pré-accord ». Las ! On attendra en vain la délégation du premier nommé. C’est dire combien la sévère mise en demeure adressée quelques mois plus tôt aux frères dévoyés par Philippe Guglielmi, alors à la tête du Grand Orient, avait fait long feu. Le prédécesseur d’Alain Bauer peut au moins se targuer d’une intercession utile : en joignant in extremis DSN en brousse, il sauva sans doute la vie à six civils, dont trois francs-maçons, que les miliciens Cobra du futur vainqueur brûlaient de liquider (...) 

 

Un autre travers fausse l’équerre : l’initiation à marche forcée de despotes élus ou pas, hermétiques aux idéaux humanistes de la maçonnerie et propulsés au sommet de la hiérarchie, sinon à la tête d’une obédience taillée sur mesure. « Brûler ainsi les étapes, c’est idiot », grommelle Guy Penne. Tel fut le cas du défunt Robert Gueï, initié en présence d’une brochette d’anciens officiers français et catapulté en un clin d’œil au 33e degré, dignité suprême. Soulève-t-on ce dévoiement et l’ascension météorique de Sassou devant François Stifani (GLNF) ? La riposte cingle : « Je ne peux pas vous laisser dire ça. Le président Sassou-Nguesso tient son maillet de manière impeccable. Chez lui, l’observance des rites est exemplaire. Moi, à la différence de mes amis du GO, je ne fais pas de politique. » L’ennui, c’est que DSN, lui, ne fait que cela. « Il veut verrouiller un consensus maçon en sa faveur d’ici à l’échéance présidentielle de 2009, avance un dignitaire congolais. Son gouvernement compte une vingtaine de frères, mais où sont les écoles, les dispensaires, les routes, les emplois, les retraites, la justice, la solidarité, le partage. Où ? Que devient le pactole que nous vaut la flambée du cours du pétrole ? » (...) 

 

Vincent Hugeux, avec François Koch.  

 

© " L'Express ".

 

 

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