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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 17:49

Rencontre entre la délégation du Comité préparatoire du dialogue politique en Centrafrique et le Bureau de coordination des signataires du Manifeste pour un dialogue politique véritablement inclusif en Centrafrique.

 


 

Le lundi 14 avril 2008 a eu lieu au 11, rue de Moscou - Paris 8ème (France) une rencontre entre la délégation du Comité préparatoire du dialogue politique en Centrafrique et celle du Bureau de coordination des signataires du Manifeste pour un dialogue politique véritablement inclusif en Centrafrique.

 

Cette rencontre qui s’est déroulée de 14 heures 46 minutes à 16 heures 15 minutes a permis aux représentants des deux délégations d’échanger de manière directe et ouverte sur le futur dialogue politique.

 

Ont participé à la rencontre :

 

Pour le Comité préparatoire du dialogue


M BERHANOU ABEBE, représentant de l’association suisse CDH (Centre pour le Dialogue Humanitaire) et président du Comité préparatoire du dialogue politique en Centrafrique

M. Freddy NKURIKIYE, représentant de l’association suisse CDH

Général Xavier Sylvestre YANGONGO

M. Claude LENGA, représentant du Kwa Na Kwa/Mouvance présidentielle

M. André Nalké DOROGO, représentant du parti MLPC

M. Ferdinand DAGO, représentant de l’association politique LONDO

M. Vincent MAMBATCHAKA, représentant de la société civile

 

Pour le Bureau de coordination des signataires du Manifeste


Me Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO, président du Bureau de coordination

M. Sylvain DEMANGHO, secrétaire général du Bureau de coordination

M. Christian DARLAN, trésorier du Bureau de coordination

M. Claude YABANDA, membre de la coordination

 

Des interventions et échanges entre les participants à cette rencontre, il ressort les points importants concernant l’objectif de la mission du Comité en France, le schéma général retenu à Bangui pour la tenue du dialogue et les points fondamentaux que la délégation du Bureau de coordination des signataires du Manifeste souhaite voir mentionner dans le rapport final du Comité préparatoire du dialogue.

 

Objectif de la mission du Comité préparatoire du dialogue en France

 

§        Prendre contact, informer et persuader les acteurs/protagonistes en France de la crise centrafricaine sur l’importance du prochain dialogue politique ainsi que de l’intérêt de leur participation à ce forum national. Par ailleurs, parallèlement à la mission qui séjourne en France, d’autres délégués du Comité seraient envoyés à Libreville (Gabon) à Tripoli (Libye) à Cotonou (Bénin) et à Lomé (Togo)

 

Schéma général retenu par le Comité pour la tenue du dialogue

 

§        Le dialogue doit s’inscrire dans le cadre des institutions en place, notamment de la Constitution adoptée en 2005.

§        le dialogue aura lieu 45 jours après le 25 avril 2008, date prévue pour la remise du rapport final du Comité au chef de l’Etat.

§        le lieu retenu pour accueillir le dialogue est la ville de Bangui, sous réserve de la prise par les autorités de mesures sécuritaire et judiciaire de décrispation.

§        le nombre total de participants au dialogue est fixé à 150

§        la durée du dialogue est fixée à 17 jours

§        le budget alloué au Comité préparatoire du dialogue est géré directement par les Nations unies. En ce qui concerne le financement du coût de la participation des représentants du CDH aux travaux du Comité préparatoire, il est pris en charge à 100% par l’association suisse.

§        Le budget proprement-dit du dialogue sera géré par les Nations unies. Toutefois, en dehors de la participation prévisionnelle de l’Etat centrafricain à ce budget, laquelle serait à hauteur de 150 millions de FCFA, aucune autre information sur le montant global du budget du dialogue ainsi que des autres partenaires financiers  n’est disponible.

 

Points fondamentaux que la délégation du Bureau de coordination des signataires du Manifeste souhaite voir mentionner dans le rapport final du Comité préparatoire du dialogue

 

Après avoir rappelé les raisons à la base de la démarche du Manifeste, la délégation du Bureau de coordination a insisté sur l’importance de la prise en compte des conditions formulées par tous les signataires du Manifeste pour ce prochain forum politique national :

 

§        la question de la légitimité du pouvoir. Si la légalité du régime du Général François Bozizé ne souffre d’aucune contestation si l’on s’en tient de manière formelle aux élections de 2005, il est illusoire de prétendre que ce dernier bénéficie aujourd’hui d’une quelconque légitimité. En effet, ce régime a perdu depuis longtemps toute légitimité pour cause de ses multiples et graves atteintes aux droits de l’homme, ses crimes et assassinats massifs dans les régions Nord-Ouest et Nord-Est du pays, ses nombreux manquements dans le domaine de la bonne gouvernance, etc. 

§        le lieu du dialogue doit être à l’étranger car la ville de Bangui ne saurait accueillir tous les participants pour des questions évidentes de sécurité mais aussi de sérénité dans les échanges

§        le caractère véritablement inclusif du dialogue avec la participation sans aucune contrainte de tous les protagonistes de la crise que vit le pays depuis les années 1995/96

§        la nécessité de la prise réelle de mesures d’apaisement par la promulgation d’une loi d’amnistie pour les crimes de droit commun

§        les décisions et résolutions qui seront issues du dialogue doivent être totalement et impérativement exécutoires et opposables à toutes les parties prenantes

§        attirer l’attention de tous les protagonistes nationaux et internationaux du « dialogue politique en Centrafrique » sur le grand risque de voir le pays se transformer en « une nouvelle Somalie » en cas d’échec de ce forum national.

 

 

 

Fait à Paris, le 15 avril 2008

 

Pour le Bureau de coordination des signataires du Manifeste,

Le Secrétaire général


Sylvain DEMANGHO

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF