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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 15:00

 

Quotidienmutations


POLITIQUE | 10 Apr 2008

 

Après avoir adressé une lettre aux missions diplomatiques représentées à Yaoundé, ils ont décidé de sortir des cellules de la Semil.


Léger Ntiga


Même si en apparence la tension est retombée dans les locaux de la sécurité militaire (Semil), l’ambiance y reste électrique. En témoigne la rixe qui a éclaté tôt hier matin entre deux éléments de l’armée camerounaise détenus dans cette unité chargée de la discipline militaire. C’est que depuis les premières heures du jeudi 03 avril dernier, les militaires détenus dans ces locaux du ministère camerounais de la Défense ont, dans un élan de révolte pris le parti de s’affranchir des cellules. Selon des sources dignes de foi, ils s’estiment en danger de mort. Mais aussi abusivement gardés dans ces locaux où aucune explication ne leur est donnée sur le motif exact de cette détention qui dure depuis la fin du mois d’octobre 2007. C’est du moins aussi le sens donné à la requête anonyme qu’ils ont adressée à certaine chancelleries représentées dans la capitale camerounaise. Toujours est-il que les détenus de la Semil et du secrétariat d’Etat à la Défense (Sed) à Yaoundé souhaitent que la justice connaisse de leur sort.
"S’ils sont reconnus coupables des crimes qui leur sont reprochés, que la sentence appropriée leur soit appliquée. S’il ne leur est rien reproché que cela soit également connu de tous les Camerounais pour qui ils ont attenté à la sûreté de l’Etat. En effet leur révolte vient de ce que depuis au moins cinq mois qu’ils sont aux arrêts, rien n’est dit de leur sort.

Plus grave, le ministre de la Défense, Remy Zé Meka, a, répondant aux élus du peuple en décembre dernier, affirmé que c’est dans les médias qu’il a entendu parler de cette affaire et des arrestations qui s’en sont suivies. Nos camarades placés aux arrêts ne comprennent par ailleurs pas qu’on les garde à la Semil et au Sed", explique sous anonymat une source militaire au ministère de la Défense.
Très excédés et agressifs, les détenus de la Semil sont restés hors des cellules toute la journée de jeudi et le jour suivant avant d’être reconduits dans leur lieu de détention où certains observent la grève de la faim depuis lors. Dans l’entourage du ministre de la Défense, on n’a pas souhaité donner de suite aux préoccupations de Mutations. Un entourage dans lequel on laisse entendre que le lieutenant de gendarmerie Félix Kommanda a rejoint l’ancien capitaine putschiste Guerandi Bara dans son exil burkinabé.
En effet, dans les milieux du renseignement, la méfiance vis-à-vis de cet ancien officier est remontée après sa sortie du lendemain des émeutes du mois de février dernier sur les antennes de Radio France internationale (Rfi). Certains des éléments de la défense du Cameroun détenus dans le cadre de cette affaire du "faux coup d’Etat" veulent également savoir au nom de quoi certains de leurs camarades ont été élargis. C’est le cas notamment du lieutenant-colonel Douraï. Même s’ils se préoccupent moins de la libération du directeur de l’Alliance biblique du Cameroun, Luc Gnowa.

Noms des personnes détenues Sécurité militaire
1. Lieutenant colonel Emmanuel Koue
2. Lieutenant Mue
3. Lieutenant Nomo
4. Lieutenant Charles Houe
5. Second maître Boukar Ousmane
6. Second Maître Boukono
7. Adjudant Bobie
8. Caporal chef Samba Nyame
9. Caporal chef Ndonfack
10. Caporal chef Njikam
11 le colonel à la retraite Mvé
Secrétariat d’Etat à la défense
13. Second maître Litassou
14. Second maître André Ousmanou
15. Sergent chef Wapi
16. Maréchal des logis Gasissou
17. Sergent A Madou
18. Sergent Nkoue
19. Caporal-chef Kayakoa
20. Caporal chef Belinga Amougou
21. soldat de 1ère classe Belinga A
22. M Mballa Ondoua
23. M Mboko

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