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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 21:29



Hausse des prix fulgurante

3 avril 2008. - Les prix de la plupart des produits de première nécessité ont augmenté récemment de 50% voire 100% en Centrafrique où les fonctionnaires sont déjà en situation difficile en raison de retards de plusieurs mois du versement des salaries. La boîte d'allumettes est passée de 25 à 35 francs CFA.

Le sachet de lait proposé à 100 FCFA coûte désormais 225 FCFA. La boîte de lait en poudre est passée de 2.250 à 2.800 FCFA voire 3.500 FCFA. La boite de lait concentré passe de 650 F à 900 FCFA. Le paquet de sucre est lui passé de 900 à 1.100 francs. Le sac de ciment a lui doublé passant de 8.500 FCFA à 16.500 FCFA ou 17.000 FCFA.

Un euro vaut environ 6,56 francs CFA

"Si le gouvernement ne fait rien pour que les prix chutent, on avisera. Déjà nous ne sommes pas payés régulièrement, donc nous ne pouvons pas nous imposer d'autres souffrances", a déclaré à l'AFP Pierre-Lebrun Siovène, dirigeant syndicaliste.

"Mon chantier est bloqué depuis le mois de novembre dernier, quand les prix du ciment ont commencé à augmenter. Pour l'instant je ne peux pas payer un seul sac", explique Jean-Simon, 54 ans, cadre de banque.

"Comment juguler la hausse des prix?. Les consommateurs ont l'impression que les autorités laissent faire et ils croulent sous les poids des prix", écrivait le quotidien Le Confident le 2 avril 2008.

Les commerçants justifient cette flambée par la TVA qui a légèrement augmenté passant de 18% à 19% mais un haut cadre du ministère des Finances a assure que "la majorité des commerçants ne sont pas en règle vis-à-vis du fisc. Ils ne déclarent pas exactement ce qu'ils perçoivent".

Hausse des prix: Embarras à Bangui

Bangui - 03/04/2008 (PANA) - La ministre centrafricaine du Commerce, Mme Béatrice Emilie Epaye, qui s’adressait mercredi aux députés lors d’une séance d’interpellation consacrée à la flambée des prix, a déclaré que le gouvernement ne prendra de mesures "qu’au prorata de ses moyens".

"Pour prendre des mesures, il faut avoir les moyens", a affirmé Mme Epaye, précisant que "les taxes votées dans la loi de Finances ont déjà été comptabilisées" et ne sauraient être supprimées ou réduites en l’absence de ressources de substitution.

Ce genre de solutions proposées par certains élus n’est envisageable que pour les pays enregistrant des excédants budgétaires, à l’instar des pays voisins de la République centrafricaine producteurs de pétrole, a-t-elle encore indiqué.

Se faisant l’écho de l’émoi suscité dans l’opinion par la hausse des prix, les parlementaires ont notamment proposé au gouvernement une réduction de la TVA et la mise en place d’une structure de contrôle des prix ayant pour mission de traquer les spéculateurs.

Ces mesures pourraient concerner les denrées alimentaires telles que le lait, le sucre, l’huile et la farine de blé et les matériaux de construction tels que le ciment et la tôle ondulée.

A titre indicatif, le prix du lait en poudre est passé de 2.250 francs CFA à 3.500 FCFA en l’espace de 2 mois, tandis que celui du bidon d’huile est passé de 800 FCFA à 1.500 F CFA et celui du sac de ciment de 10.000 à 19.000 FCFA.

Déjà en juillet 2007, le ministère du Commerce avait décidé de rationner le ciment et d’en bloquer le prix à 10.015 FCFA le sac alors qu’il se vendait déjà autour de 15.000 FCFA en raison de la rareté de ce produit dont la consommation moyenne en République centrafricaine est estimée à 3.000 tonnes par mois.

Les importateurs justifient la tendance à la hausse des prix par la répercussion des taxes instaurées par l'Etat et par les nombreuses tracasseries auxquelles ils sont confrontées sur l'axe routier Douala-Bangui, principal voie de ravitaillement de la République centrafricaine, pays dépourvu de façade maritime.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie