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12 mars 2008 3 12 /03 /mars /2008 16:42
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APA Bangui 10-03-2008 (Centrafrique) Les Organisations non gouvernementales (ONG) ont dénoncé les exactions des rebelles et des bandits de grand chemin sur les populations dans la sous-préfecture de Paoua, au nord-ouest de la Centrafrique, a appris APA lundi à Bangui.
Selon la présidente du groupement des femmes commerçante, Charlotte Dallou, les exactions sont le fait non seulement des rebelles et des bandits de grand chemin mais également des forces de sécurité centrafricaines qui se livrent à des exactions sur les commerçants, mais aussi les paysans, pour se procurer des produits agricoles.
L’insécurité totale qui prévaut dans la localité a engendré la misère de la population et la région risque de se dépeupler dans un proche avenir, a averti Mme Dallou.
La présidente de groupement de savonnerie, Jacqueline Singa, a indiqué, pour sa part, que les coupeurs de route prennent régulièrement des otages et exigent des rançons pour leur libération.
Les paysans ne peuvent pratiquement plus se rendre au marché hebdomadaire pour écouler les produits agricoles, a indiqué Mme Singa, ajoutant que la misère de la population a accentué le harcèlement et la dépravation sexuelle des jeunes femmes à Paoua.
La plupart des habitants de la contrée se sont réfugiés dans la brousse pour fuir les coupeurs de route et autres bandits armés qui essaiment la région.
«Plus de 10.000 déplacés vivent un véritable calvaire dans la brousse à Paoua», a déclaré une Sage-femme, Annie Clarisse Yakoubo, responsable d’une clinique appartenant à une ONG.
«Ces déplacés disent qu’ils ont encore les traumatismes des crises militaro-politiques» qui ont secoué la Centrafrique, a indiqué Mme Yakoubo, à l’occasion de la journée internationale de la femme, samedi dernier.
«Ces gens qui ont laissé leur propre maison pour aller s’installer en brousse sont exposés à toutes sortes de maladies puisqu’ils n’ont pas de l’eau potable et vivent de cueillette et de chasse», a-t-elle affirmé.
Selon le président de la croix rouge de Paoua, Michel Béro, «la population de sept des huit communes de la sous-préfecture de Paoua est toujours dans la brousse».
L’état de santé des déplacés est inquiétant, a-t-il dit, ajoutant que l’organisation Médecin sans frontière (MSF) a enregistré des cas de dysenterie et de paludisme.
Selon M. Béro, l’insécurité est le nœud du problème de la population à Paoua. «Les rebelles de l’APRD (Armée populaire pour la restauration de la démocratie) et les coupeurs de routes entretiennent l’insécurité dans la région.
Les coupeurs de routes sont pour la plupart des ex-libérateurs, des tchadiens et des autochtones, qui ont prêté main forte au président François Bozizé dans sa marche vers le pouvoir qu’il a conquis après avoir renversé le régime de Ange Félix Patassé.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation