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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 18:24
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La France accordera "l'asile politique" à l'opposant tchadien Ngarlejy Yorongar, a déclaré le Premier ministre français François Fillon mardi sur Europe 1.
"La France a une tradition d'asile que chacun connaît bien et l'asile politique sera accordé", a déclaré M. Fillon à propos de cette figure de l'opposition non-armée au régime d'Idriss Deby, qui a refait surface dimanche à Yaoundé (Cameroun) alors qu'il était porté disparu depuis le 3 février.
"Mais la question qui est posée pour nous au Tchad, c'est la question de savoir où sont passés les opposants qui ont disparu" pendant et après l'attaque de forces rebelles sur la capitale N'Djamena début février, a ajouté M. Fillon.
Le Premier ministre a par ailleurs estimé que le président Nicolas Sarkozy avait été "très courageux en allant au Tchad la semaine dernière et en exigeant du président tchadien qu'il y ait une commission d'enquête internationale qui soit mise en place pour retrouver la trace de ces opposants".
"Je pense que c'est une vraie rupture avec la politique qui était conduite traditionnellement par la France", a-t-il dit.
Trois responsables de l'opposition non-armée avaient disparu début février lorsque les forces rebelles étaient entrées dans N'Djamena, arrêtés selon leurs proches par les forces loyales au président Deby.
Outre M. Yorongar, il s'agit de l'ancien président Lol Mahamat Choua, que les autorités ont reconnu détenir après l'avoir nié et qui a été libéré le 28 février, et du porte-parole de la principale coalition de l'opposition Ibni Oumar Mahamat Saleh, dont on est toujours sans nouvelles.
Le député tchadien Ngarlejy Yorongaravait confirmé lundi à l'AFP être "encore en vie" au Cameroun, tandis que N'Djamena a créé une commission d'enquête, déjà contestée, portant notamment sur le sort d'un autre opposant dont on est sans nouvelles.
"Ma santé n'est pas bonne, mais je suis encore en vie pour témoigner", a affirmé l'opposant irréductible au président Idriss Deby Itno, joint au téléphone dans la capitale camerounaise depuis Libreville.
"Il y a un pays qui m'accueille et je dois respecter un devoir de réserve", a-t-il ajouté, tout en assurant que son "transit" au Cameroun ne durerait encore que "48 heures au maximum".
"Ensuite, je m'en irai certainement. Je ne sais pas encore où, il y a des démarches qui sont faites un peu partout, je prendrai la meilleure solution pour ma sécurité et ma santé", a-t-il ajouté.
Son fils aîné Rokoulmian Yorongar a précisé à l'AFP qu'il se sentait "très mal", notamment "à cause des tortures endurées pendant sa détention".
L'arrivée dimanche soir à Yaoundé de Ngarlejy Yorongar en provenance de Maroua, dans l'extrême nord du Cameroun, a levé une partie des doutes sur son sort, sans pour autant fournir tous les éléments de sa disparition et de sa réapparition.
L'opposant dit avoir été arrêté par les services de sécurité tchadiens le 3 février, à la fin de la bataille de N'Djamena au cours de laquelle les rebelles tchadiens ont échoué à prendre le pouvoir. Cette version a été confirmée par plusieurs témoins.
Dans des témoignages, M. Yorongar dit avoir ensuite réussi à fuir au Cameroun, où il a réapparu ce week-end dans des conditions restant à éclaircir.
 

L’opposant tchadien Yorongar attendu à Paris
 
Par AFP  Mardi 04 mars 2008
 
La France a annoncé, mardi, qu'elle accorderait l'asile politique à Ngarlejy Yorongar. L'opposant tchadien, réfugié au Cameroun après les troubles du mois dernier, est attendu à Paris mercredi.
 
L'opposant tchadien Ngarlejy Yorongar, qui vient d'arriver à Yaoundé après avoir été porté disparu pendant près d'un mois, va quitter mercredi le Cameroun à destination de Paris, a-t-on appris mardi auprès de son entourage.
  
"Il voyage demain (mercredi) à Paris", a déclaré à l'AFP une source proche du député fédéraliste.
  
Le Premier ministre français François Fillon avait auparavant affirmé que "l'asile politique (serait) accordé" à cet opposant irréductible au président Idriss Deby Itno.
  
Selon des témoignages concordants, Ngarlejy Yorongar a été arrêté le 3 février par les services de sécurité tchadiens à la fin d'une attaque rebelle sur N'Djamena repoussée in extremis avec l'aide de la France.
  
Il dit avoir réussi à fuir au Cameroun après 18 jours de détention.
  
Les rares témoignages livrés ces derniers jours par l'opposant demeurent assez confus sur les conditions de sa détention et de sa fuite.
  
"Il s'exprimera plus longuement quand il sera en France", a ajouté la même source.
  
Lundi soir, Ngarlejy Yorongar avait affirmé, dans un bref entretien téléphonique avec l'AFP, que sa santé n'était "pas bonne" et qu'il comptait quitter le Cameroun mercredi au plus tard vers un pays tiers pour faire un "bilan médical".
  
Deux autres responsables de l'opposition avaient été arrêtés dans des circonstances similaires le 3 février.
  
Il s'agit de l'ex-président Lol Mahamat Choua, détenu par les autorités qui l'ont libéré le 28 février, et du porte-parole de la principale coalition de l'opposition Ibni Oumar Mahamat Saleh, dont on est toujours sans nouvelles.
  
"Nous sommes très pessimistes", a déclaré mardi à l'AFP le cousin de ce dernier, Moussa Mahamat Saleh. "Cela fait 31 jours sans nouvelles, nous sommes très inquiets sur son sort".
  
Dans un communiqué reçu par l'AFP à Libreville, l'organisation Human Rights Watch (HRW) basée à New York appelle N'Djamena à "rendre rapidement des comptes au sujet de la disparition" d'Ibni Oumar Mahamat Saleh, "arrêté par les forces de sécurité tchadiennes il y a un mois".
  
"Le gouvernement a placé Ibni en détention et le gouvernement doit donc le faire réapparaître", estime l'organisation de défense des droits de l'Homme, qui redoute que l'opposant soit "victime d'une disparition forcée".
  
Le gouvernement tchadien a créé lundi, comme promis au président français Nicolas Sarkozy, une commission d'enquête internationale sur l'attaque rebelle et le sort des disparus.
  
Selon HRW, cette commission "n'est pas assez indépendante et crédible car elle est dirigée par le président de l'Assemblée nationale (Nassour Ouaïdou), un allié proche du président Deby".
  
"Le président Deby a jeté de la poudre aux yeux du président Sarkozy", déplore l'ONG.
 

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