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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 18:59

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AFP 3 mars 2008
 
L'opposant tchadien Ngarlejy Yorongar, arrivé dimanche à Yaoundé après avoir été porté disparu pendant un mois, "se sent très mal" et va se rendre en Europe pour des examens médicaux dans les prochains jours, a déclaré lundi son fils aîné à l'AFP.
 
"Je l'ai eu ce matin au téléphone, il est fatigué mais il a le moral", a affirmé Rokoulmian Yorongar, joint au téléphone depuis Libreville.
"Il se sent très mal à cause des tortures endurées pendant sa détention et du stress des derniers jours", a-t-il ajouté. "Il a besoin d'un check-up complet en Europe, il ne va pas tarder à venir en Europe, c'est une question de jours", a-t-il précisé.
 
Interrogé sur la destination, Rokoulmian Yorongar, qui vit en France, a répondu: "Tout est ouvert. Il se donne 48 heures de réflexion".
Une source diplomatique dans la capitale camerounaise avait auparavant affirmé à l'AFP qu'il était "possible" que le député tchadien, opposant irréductible au président Idriss Deby Itno, se rende en France.
 
Ngarlejy Yorongar avait disparu depuis son arrestation, le 3 février à N'Djamena, à l'issue d'une attaque rebelle ratée contre le pouvoir du président Deby. Selon les témoignages concordants recueillis par l'AFP et des organisations internationales de défense des droits de l'Homme, il avait été arrêté par les services de sécurité tchadiens.
 
Samedi, il a fait sa réapparition, en appelant son fils aîné, mais aussi dans un entretien publié par le magazine Afrique Education, auquel il a confirmé avoir été arrêté par l'armée tchadienne, qui l'a détenu avant qu'il ne parvienne à fuir au Cameroun dans des circonstances encore peu claires.
 
Hormis ce témoignage, Ngarlejy Yorongar ne s'est pas exprimé en public pour l'instant.
"Il s'est terré jusqu'ici car sa sécurité n'était pas assurée dans le nord du Cameroun, qui est très proche du Tchad", a justifié lundi son fils.
 
"Il a besoin de décompresser, c'est pour ça qu'il attend avant de s'exprimer dans la presse", a-t-il ajouté, précisant avoir reçu de son père l'interdiction de communiquer son numéro de téléphone au Cameroun.
 
"Je préfère ne pas dire, par mesure de sécurité, quel organisme l'a pris en charge", a encore expliqué Rokoulmian Yorongar.
 

Un des trois opposants tchadiens disparus réapparaît au Cameroun
 
LEMONDE.FR avec AFP | 03.03.08 | 16h16  •  Mis à jour le 03.03.08 | 18h02


Le mystère sur l'opposant tchadien Ngarlejy Yorongar, disparu le 3 février, s'est en partie dissipé avec son arrivée dimanche 2 mars à Yaoundé au Cameroun. On reste en revanche toujours sans nouvelles du porte-parole de la principale coalition de l'opposition tchadienne, Ibni Oumar Mahamat Saleh, tandis que l'ancien président Lol Mahamat Choua, arrêté le 3 février, et que les autorités ont reconnu détenir après l'avoir nié, a retrouvé jeudi la liberté.
 
Alors que son entourage et des organisations de défense des droits de l'homme nourrissaient "les plus vives inquiétudes" sur son sort, la réapparition de Ngarlejy Yorongar donne lieu à de nombreuses conjectures, en particulier sur les modalités de sa détention et les conditions de sa libération. Il avait été arrêté dans des conditions similaires à celles de MM. Saleh et Choua, ce que le gouvernement nie, laissant entendre qu'il se cachait.
 
"IL EST REPARTI LIBRE"
Député et candidat à l'élection présidentielle de 2001 contre le président tchadien, Ngarlejy Yorongar a disparu le 3 février alors que des rebelles tentaient en vain de s'emparer du pouvoir. Depuis cette date, on était sans nouvelle de lui. Il a donné un premier signe de vie samedi 1er mars, en appelant son fils à partir d'un numéro "masqué". Dimanche, une source proche de l'opposition tchadienne avait indiqué que le député avait quitté la ville de Maroua, dans l'extrême nord du Cameroun limitrophe du Tchad, dans un avion à destination de la capitale camerounaise.
Sa réapparition dans la capitale camerounaise a été confirmée de source diplomatique. Après un passage dans les locaux de la police de l'air et des frontières de l'aéroport de Yaoundé, "il est reparti libre", selon une source policière. Une source diplomatique a indiqué que "les autorités camerounaises [avaient] accepté de l'accueillir", mais que l'opposant avait fait savoir qu'il souhaitait de préférence se rendre en France. Le ministère des affaires étrangères français s'est de son côté "réjoui"  dimanche dans un communiqué "de la confirmation que M. Yorongar est vivant et de son arrivée il y a quelques minutes à Yaoundé en provenance de Garoua".
Selon son fils aîné, l'opposant tchadien nécessiterait des soins."Je l'ai eu ce matin au téléphone, il est fatigué mais il a le moral", a affirmé, lundi, Rokoulmian Yorongar. "Il se sent très mal à cause des tortures endurées pendant sa détention et du stress des derniers jours", a-t-il ajouté. "Il a besoin d'un check-up complet en Europe, il ne va pas tarder à venir en Europe, c'est une question de jours", a-t-il précisé. Interrogé sur la destination, Rokoulmian Yorongar, qui vit en France, a répondu : "Tout est ouvert. Il se donne quarante-huit heures de réflexion."
 
Création d'une commission d'enquête internationale
Les autorités tchadiennes ont annoncé lundi 3 mars la création d'une commission d'enquête sur l'attaque rebelle à N'Djamena et le sort des opposants disparus.
Cette commission, composée de onze membres dont des représentants de l'Union européenne, de l'Union africaine et de la France, sera dirigée par Nassour Ouaïdou, président de l'Assemblée nationale, ancien premier ministre et membre de la majorité tchadienne.
"La commission d'enquête a pour mission de rechercher et produire les informations sur les personnes portées disparues et les dommages subis par l'Etat et les populations dans les localités investies par les forces d'agression", précise le décret officialisant sa création.
Nicolas Sarkozy avait appelé de ses vœux la création d'une telle commission lors d'une visite au Tchad le 27 février.
 
 

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