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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 17:19

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N'DJAMENA 03/03/08 (AFP) — Une commission d'enquête sur l'attaque rebelle dans N'Djamena et le sort des opposants disparus, comprenant notamment des représentants de la France, l'Union européenne et l'Union africaine, a été créée lundi par les autorités tchadiennes, a annoncé la radio nationale.
"La commission d'enquête a pour mission de rechercher et produire les informations sur les personnes portées disparues et les dommages subis par l'Etat et les populations dans les localités investies par les forces d'agression", selon le texte du décret officialisant sa création.
Un représentant de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), un de l'Union européenne (UE), un de l'Union Africaine (UA) ainsi qu'un représentant de la France feront notamment partie de cette commission, composée de onze membres et dirigée par le président de l'Assemblée nationale, Nassour Ouaïdou, ancien Premier ministre et membre de la majorité.
"La commission doit mener des investigations à l'étranger et/ou au Tchad, plus particulièrement dans les localités ayant fortement subi l'action des forces d'agression" souligne le texte, qui précise que l'enquête porte sur "l'agression soudanaise du 28 janvier au 8 février".
Elle dispose d'un délai de trois mois pour déposer son rapport final selon le décret.
Le président Idriss Deby Itno avait promis la création d'une commission d'enquête à son homologue français Nicolas Sarkozy, inquiet du sort des opposants disparus. M. Sarkozy avait effectué une visite éclair mercredi dernier à N'Djamena, sur sa route pour une visite d'Etat en Afrique du Sud.
Partis de bases arrières au Soudan, les rebelles avaient traversé le Tchad d'est en ouest pour tenter de renverser le président Deby. Ils avaient occupé N'Djamena les 2 et 3 février, assiégeant le palais présidentiel avant de battre en retraite.
Trois dirigeants de l'opposition tchadienne ont été arrêtés le 3 février par la Garde présidentielle à l'issue de l'attaque, selon leurs proches, une information démentie par les autorités tchadiennes.
L'ancien président Lol Mahamat Choua, "retrouvé le 14 février" avait été placé en résidence surveillée avant de retrouver sa liberté de mouvement.
Le député fédéraliste Ngarlejy Yorongar, que le gouvernement nie avoir arrêté, est réapparu au Cameroun dans des conditions qui restent encore à éclaircir, a-t-on indiqué de source diplomatique à Yaoundé.
Dimanche soir, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner s'est "réjoui" que M. Yorongar soit "vivant".
Le sort du porte-parole de la principale coalition de l'opposition tchadienne Ibni Oumar Mahamat Saleh reste inconnu et, lundi, son entourage à N'Djamena n'avait toujours pas de nouvelles de lui.

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