Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 13:26

KENYA : L’accord prévoit un poste de Premier ministre

 NOUVELOBS.COM | 28.02.2008 | 16:29

 Kofi Annan, le médiateur de l'Union africaine dans la crise kenyane, a annoncé que le président Mwai Kibaki et l'opposant Raila Odinga étaient parvenus à s'entendre, après des pourparlers enlisés depuis quelques jours.

 L'ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan (à gauche), et le président kényan Mwai Kibaki (Reuters)

 L'accord de gouvernement de coalition signé jeudi 28 février à Nairobi par le président kényan Mwai Kibaki et l'opposant Raila Odinga pour mettre fin à la crise, prévoit la création d'un poste de Premier ministre, a annoncé le médiateur de l'Union africaine, Kofi Annan.
Ce Premier ministre, poste jusqu'à présent inexistant au Kenya, devra être "un membre élu du Parlement", a déclaré Kofi Annan à la suite de la cérémonie de signature de l'accord.

Vice-Premier ministre

L'accord prévoit également la création de deux postes de vice-Premier ministre, selon Kofi Annan.
Le Kenya est plongé dans l'une de ses pires crises depuis l'indépendance en 1963, née de la contestation par Raila Odinga de la réélection de Mwai Kibaki lors de la présidentielle du 27 décembre, entachée d'irrégularités selon les observateurs.
Plus de 1.500 personnes sont mortes dans les violences politico-ethniques qui ont suivi le scrutin, selon la police. Environ 300.000 ont été déplacées, selon la Croix-Rouge kényane.
Des pourparlers, sous la médiation de l'ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, ont été entamés le 29 janvier.

Former une coalition

"Nous sommes tombés d'accord sur un accord pour (former) une coalition. Nous avons un accord", a annoncé Kofi Annan à la presse à l'issue d'une rencontre avec le président kényan Mwai Kibaki et le chef de l'opposition Raila Odinga.
La signature de cet accord de gouvernement représentera une percée majeure dans les pourparlers, qui ont été entamés le 29 janvier entre les deux camps sous la médiation de Kofi Annan.

Pourparlers enlisés

Depuis quelques jours, ces pourparlers s'étaient enlisés, ce qui avait poussé Kofi Annan à les suspendre mardi. Depuis mercredi, l'ancien secrétaire général de l'ONU a mené des négociations directes avec Mwai Kibaki et Raila Odinga. Les pourparlers s'étaient concentrés sur la création d'un poste de Premier ministre, inexistant jusqu'à présent au Kenya et qui devrait revenir au parti de Raila Odinga.

Violences interethniques

Sur le terrain, après une dizaine de jours de relative accalmie, des violences interethniques ont repris dans la nuit de mercredi à jeudi dans l'ouest du pays.
Selon le commandant de la police de la ville, Achesa Litabalia, "trois personnes sont mortes" dans des affrontements qui ont éclaté dans la nuit à Molo, ville particulièrement affectée par les violences politico-ethniques.
Le chef de la police provinciale, Joseph Ashimala précise que les violences ont éclaté lorsque des jeunes armés d'arcs et de flèches ont incendié une vingtaine de maison appartenant à des habitants de retour depuis quelques jours à leur domicile, qu'ils avaient dû fuir au plus fort des affrontements post-électoraux.

Persécutions

En visite jeudi à Nakuru, capitale de la vallée du Rift, l'un des hauts responsables du Mouvement démocratique orange (ODM, parti d'Odinga), William Ruto, a accusé la police kényane de "tentative systématique de persécuter et d'intimider des partisans de l'ODM dans la vallée du Rift" et "d'arrestations arbitraires de citoyens innoçents".
"L'intimidation et le harcèlement n'empêcheront pas les Kényans de réclamer leurs droits", a-t-il lancé à la presse.
La communauté internationale avait nettement haussé le ton à l'égard des dirigeants kényans au cours des deux derniers jours.
A New York, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a déclaré mercredi qu'il exhortait "fermement les parties au processus national de dialogue et de réconciliation à prendre sans retard les mesures nécessaires pour trouver une solution à la crise actuelle".

1.500 personnes mortes, 3.000 déplacées

Depuis deux mois, le Kenya est plongé dans l'une de ses pires crises depuis l'indépendance en 1963, née de la contestation par Raila Odinga de la réélection de Mwai Kibaki lors de la présidentielle du 27 décembre, entachée d'irrégularités selon les observateurs. Selon la police, plus de 1.500 personnes sont mortes dans les violences politico-ethniques qui ont suivi le scrutin. 3.000 personnes environ ont été déplacées, selon la Croix-Rouge kényane.

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE