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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 15:16

 

 

 

 

Démafouth candidat

 

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 14 Mai 2012 08:02

Le processus du Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR) des ex-combattants rebelles en République Centrafricaine entre désormais dans sa phase opérationnelle. 1 017 rebelles de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) ont été désarmés et démobilisés le 12 mai 2012. Ce chiffre n’a pas été validé par l’APRD qui a plutôt avancé un nombre de 1 431.

Les opérations se sont déroulées au centre d’appui pour la promotion rurale situé à 18 kilomètres de Zando, sur l’axe Ouandago dans la préfecture de Nana-Gribizi (nord). Les ex-combattants de cette faction rebelle sont venus des localités de Marazè, Kaka-déré, Ngoukia et Ouandago (nord).

Les forces Armées Centrafricaines (FACA), celles de la Mission de consolidation de la Paix en Afrique Centrale (MICOPAX) et une société de sécurité dite Powers ont été étroitement associées aux opérations.

Ces opérations ont consisté à l’identification informatisée, la récupération des armes, la collecte des données, l’enregistrement avec émission des cartes de démobilisés, l’enregistrement des bandes magnétiques et du code puis le profilage.

Une fois cette étape franchie, les concernés ont reçu des kits offerts par le gouvernement centrafricain et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), selon les profils choisis. Les rebelles sont aussi soumis à des visites médicales afin de déceler toutes inaptitudes avant l’orientation professionnelle.

A propos de l’orientation professionnelle, les combattants ont le choix entre la vie militaire ou civile. Des filières telles que l’élevage, l’agriculture, l’insertion dans la Jeunesse Pionnière Nationale,  la mécanique, le retour sur les bancs de l’école, la menuiserie voire la maçonnerie ont été mises à la disposition des rebelles.

A titre d’exemple, pour ce 1er jour des opérations,  19 combattants désarmés et démobilisés sur 20 ont opté pour la Jeunesse Pionnière Nationale (JPN), selon les responsables militaires de l’APRD.

Chacun des démobilisés a également perçu une somme de 100 000 francs CFA (environ 153 euros) de la part du gouvernement. A cette somme s’ajoute un montant de 19 300 francs CFA (environ 29 euros)  et 50 000 (76 euros) octroyé par le PNUD, des frais répartis selon les grades, pour le transport.

Interrogés par Radio Ndeke Luka, certains démobilisés ont exprimé leur joie au sujet de ces opérations qu’ils considèrent de « très indispensables pour un retour définitif de la paix dans ces régions durement affectées par des crises militaro-politiques ».

Toutefois, la population s’interroge déjà sur quelques disfonctionnements intervenus dans ces opérations. Pour preuve, les armes automatiques détenues par les hauts gradés et leurs proches n’ont pas été rendues.

Le processus du DDR a repris suite à un temps de latence dû au manque de financement. Le gouvernement avait de ce fait entamé de nouvelles discussions avec les bailleurs de fonds à cet effet. Pour illustration la récente réunion tenue à New York a été essentiellement axée sur ce sujet.

Il faut dire que les opérations ont vu la participation des partenaires au développement, le ministère délégué en charge du DDR et Jean-Jacques Demafouth, chef de file de l’APRD.

Le 1erVice-président du comité de Pilotage du DDR reprend ainsi sa place après qu’il ait été arrêté en janvier dernier et libéré provisoirement. Il a été accusé avec les députés entrant et sortant de Birao II pour atteinte à la sureté de l’Etat.

Signalons que l’APRD, une des factions rebelles signataires d’un accord de paix, compte plus de combattants que les autres factions. Dans la phase précédente, au mois 4000 soldats ont été désarmés. 3 000 autres seraient encore sur la liste d’attente.

 

 

Centrafrique  Mille ex-combattants rebelles désarmés et démobilisés

14 Mai 2012 - 17:57

Environ mille ex-combattants de l'armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), la principale ex-rébellion de Centrafrique ont rendu leurs armes et ont été démobilisés dans la Nana Gribizi (nord) ce week-end, a annoncé la radio nationale lundi.
"En tout 1.017 ex-combattants de l'APRD ont été désarmés et démobilisés" à Kaga Bandoro dans le cadre du programme de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion (DDR) des accords de paix de 2008, a annoncé la radio nationale.


Les combattants, qui ont perçu entre 180 et 230 euros d'indemnités liées "aux grades ou comme frais de transport" ont remis leurs armes aux observateurs de la mission de consolidation de la paix en Centrafrique (MICOPAX) et à sa composante militaire la force multinationale de l'Afrique centrale (FOMAC).


Jean-Jacques Demafouth, président de l'APRD et vice-président du Comité de pilotage du désarmement, arrêté en janvier sous l'accusation d'atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat et qui jouit d'une liberté provisoire depuis le mois d'avril, a participé aux opérations.


Ancien ministre de la défense et deux fois candidat à la présidentielle, Demafouth avait accepté de prendre en 2008 la tête de l'APRD au cours du processus de paix qui a conduit à la signature d'un accord entre la plupart de mouvements rebelles et le pouvoir à Libreville.


Lancé le 25 juin 2011 par le président François Bozizé, le DDR avait été interrompu en décembre 2011 faute de moyens. Il a repris grâce aux bailleurs de fonds occidentaux principalement.


Selon une source du ministère du Désarmement, au moins 4.000 ex-combattants ont été désarmés lors de la précédente phase, et il en reste 3.000 dans le nord-est et 7.000 dans l'ensemble du pays, miné par des problèmes de rébellion.



© AFP

 

 

   

Centrafrique : démarrage du désarmement


(BBC Afrique 08/05/2012)

 Le désarmement des ex rebelles est relancé en République Centrafricaine, après plusieurs mois de blocage.

La reprise du processus est annoncée par un communiqué signé du ministre en charge du programme du DDR (Désarmement, Démobilisation, Réinsertion).

Trois structures ex-rebelles basées au centre et au nord du pays sont concernées.

Cette relance du désarmement annoncée par les autorités de Bangui, concerne l'armée populaire pour la restauration de la démocratie APRD de Jean Jacques Demafouth, l'union des forces républicaines de Florian Jadder et le front démocratique du peuple Centrafricain, F D P, dirigé lui par un autre chef de guerre Abdoulaye Miskine.

Ces trois fronts avaient signé avec le gouvernement de Bangui des accords de paix entre 2007 et 2008.

Rappelons que le FDC avait dénoncé ces accords en février dernier, accusant le gouvernent de lenteur dans la mise en application des clauses signées par les belligérants…

Selon des sources proches du dossier, une demande a été faite aux chefs de ces unités de regrouper leurs éléments sur des sites préalablement choisis.

8 mai, 2012 - 02:53 GMT

© Copyright BBC Afrique

 

 

 

NDLR : C'est le meilleur démenti au demi-dieu Firmin Findiro qui avait prétendu après l'arrestation de Jean Jacques Demafouth, président de l'APRD et 1er vice président du comité de pilotage que cela n'aurait aucun effet sur le déroulement programme DDR.

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