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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 01:31

 

 

 

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                     différentes vues du soi-disant amphithéâtre François Bozizé Yangouvonda

 

 

L’initiative d’élever Bozizé à la distinction certes purement honorifique de Dr honoris causa de l’Université de Bangui a soulevé beaucoup de réactions très négatives de beaucoup de compatriotes et en particulier celle de Jean-Claude Gbaguéné  qui n’a pas hésité à doigter la responsabilité à son avis évidente, du ministre d’Etat chargé de l’enseignement supérieur Jean Willybiro Sacko ainsi que celle du premier ministre Faustin Touadéra et de la recteur Mme Koyt née Georgette Débalé, dont la rédaction a publié la réflexion écrite au demeurant beaucoup appréciée par nos lecteurs.

D’après le Ministre d’Etat à l’Enseignement supérieur, Jean Willybiro Sacko, le grade de Docteur Honoris Causa est attribué à des personnalités « dont l’engagement et les œuvres s’inscrivent dans l’esprit universitaire ». Si le Président Bozizé le mérite, cela est dû au fait que son action a permis de sauver l’année académique de l’année dernière. Il a en outre facilité la restauration du statut particulier des enseignants du supérieur ; l’organisation du corps des chercheurs ; les vagues d’intégration des enseignants du supérieur dans la Fonction publique centrafricaine ; la restauration des primes de recherches ; la réhabilitation du laboratoire des sciences ; la construction d’un amphithéâtre de 1.000 places baptisé en son nom ; l’équipement de l’orchestre de l’Université en instruments de musique, etc., a clamé le ministre de l’Enseignement Supérieur.

La question se pose en toute logique de savoir que fait le ministre de l’enseignement si c’est Bozizé qui fait tout ce qui relève du département et des attributions de celui-ci ?  En réalité, le ministre de l’enseignement supérieur, dont on se souvient encore de la déclaration fracassante qui a beaucoup déplu en haut lieu en pleine crise à l’université de Bangui avec une implacable grève aussi bien des étudiants que de leurs enseignants, selon laquelle « les caisses de l’Etat sont vides », tente de revenir dans les bonnes grâces de Bozizé, d’où l’idée pour le moins saugrenue de faire de ce dernier docteur honoris causa de l’Université de Bangui.

Outre le fait que cette distinction purement honorifique est généralement attribuée à titre étranger et toujours à l’étranger et non au récipiendaire dans son propre pays, les Centrafricains retiennent de Bozizé ses fracassantes déclarations selon lesquelles il n’a jamais mis pied à l’université ainsi que sa progéniture et donc il n’en avait rien à foutre des grèves à l’université. Dès lors, comment et par quel tour de passe-passe pourrait-t-on découvrir subitement ex nihilo les prétendus grands mérites de ce Bozizé qui toute honte bue, accepte sans scrupule de revêtir la prestigieuse toge sacrée des universitaires.

A quel Centrafricain ferait-t-on croire que  « l’équipement de l’orchestre de l’Université en instruments de musique » n’était pas davantage destiné à alimenter le culte de personnalité et des instincts narcissiques du Bézambéen plutôt que le soutien et la promotion désintéressée d’un groupe musical de l’Université de la capitale.

Bozizé n’a jamais fait mystère de son aversion pour les intellectuels préférant le terre à terre et l’univers du mystique et des sectes. Il a osé avouer n’avoir jamais mis pied dans une université, ainsi que ses enfants. Pourquoi doit-t-on chercher à tout prix à faire d’un tel individu Dr honoris causa de l’université de Bangui ? Les historiens centrafricains doivent chercher à expliquer comment quelqu’un comme Bozizé a pu se hisser et demeurer autant d’années à la tête de la République centrafricaine. N’est-ce pas avec la complicité et l’aide certains intellectuels de l’acabit de Jean Willyro Sacko, Faustin Touadéra et Georgette Débalé ?

Rédaction C.A.P

 

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