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Mercredi 30 avril 2008




 

Source: European Commission - Humanitarian Aid Office (ECHO)

Date: 29 Apr 2008


En 2007, le budget de la Commission européenne pour l'aide humanitaire au Tchad s'élevait à 30,5 Millions d'euros. En 2008, la Commission européenne a alloué une enveloppe supplémentaire de 17 millions d’euros à l’aide humanitaire et va affecter 13 millions d’euros à l’aide alimentaire aux personnes vulnérables au Tchad.

 

Le 9ème Fonds européen de Développement (FED) s'élevait à 228 M€ pour la période 2002-2007.Le Programme Indicatif National s'élève à 311 millions d'euros dans le cadre du 10ème FED pour la période 2008-2013.

 

En République Centrafricaine, en 2007, la Commission Européenne a pris trois décisions de financement pour un montant total de 8.000.000 €. Le niveau d'engagement en aide humanitaire devrait être le même en 2008. Le Programme Indicatif National de la République Centrafricaine s'élevait à 121.5 M€ dans lecadre du 9ème FED pour la période 2002-2007. Le Programme Indicatif National s'élève à 137 M€ dans le cadre du 10ème FED.

par Centrafrique-Presse.com publié dans : EUROPE
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Mercredi 30 avril 2008



 

(CRTV) 30/04/2008: -  Hier, le Tchad, aujourd’hui la Centrafrique pour ne citer que ceux ci, se sont caractérisé durant les conflits par une cruauté inouïe et une violation flagrante des règles humanitaires les plus élémentaires.

 

Cette situation s’explique en partie par la disparition de la lutte pour la suprématie engagée par les deux superpuissances américaine et soviétique qui avaient imposé une sorte de discipline dans les conflits.

Aujourd’hui un nombre important de conflit en Afrique se passe dans un vide géostratégique et idéologique. Les motivations des protagonistes souvent, sont à chercher dans d’hypothétiques ambitions territoriales, contrôle des ressources précieuses, épuration ethniques ou tout simplement de bas instincts criminels.

Etre africain au troisième millénaire, c’est ressentir trop souvent une immense impuissance : face aux lenteurs de la construction nationale, aux guerres absurdes, à l’autodestruction, à la mise au ban arbitraire de tel ou tel pays…

La litanie des malheurs de l’Afrique est archi connue. Reste donc à y remédier…

Aussi pour prévenir de telles horreurs, Les experts de la défense, de la police, de la gendarmerie et des affaires étrangères sont en conclave à Yaoundé depuis le 28 avril 2008.

Pendant les travaux, les experts auront en charge de mettre sur pied les dossiers que les ministres vont examiner en ce qui concerne la paix, la sécurité et la stabilité de l’Afrique central.

Ces experts vont se pencher sur ce qui concernent pour l’essentiel le processus de structuration interne de la CEEAC.  Il est question ici de la conception, de la mise en place et de la mise en œuvre du schéma du transfert d’autorité de la CEMAC à la CEEAC dans la perspective de la conduite d’une mission de paix du COPAX en République Centrafricaine.
 
Sur un deuxième axe cette consolidation légale va pouvoir permettre à la CEEAC de tenir compte de la donne maritime dans ce agencement global de sécurité de l’Afrique Centrale à partir la mise sur pied de la commission du Golfe de Guinée.

Il s’agit donc de créer un environnement qui favorise la compréhension des valeurs humanitaires, du respect de la dignité humaine en Afrique centrale.

 

Isabelle ESSONO, Rédacteur

 

par Centrafrique-Presse.com publié dans : AFRIQUE
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Mercredi 30 avril 2008


 




Contrairement à certains pays voisins en proie à des conflits violents, ce n'est pas tant l'absence de dialogue qui a fait défaut à la République Centrafricaine (RCA), que celle d'un dialogue politique inclusif.

 

 

A travers ce dialogue, la RCA cherche à tourner définitivement la page des évènements violents et tragiques qui ont hypothéqué les chances de paix, de stabilité et de développement et qui continuent d'entretenir l'image d'un pays aux immenses ressources naturelles, mais dont la population demeure pauvre.

 
En acceptant en 2007 le principe du dialogue politique inclusif, les pouvoirs publics, les partis politiques de l'opposition et de la majorité, les autres partis politiques, la société civile et les mouvements politico-militaires ont entrouvert une fenêtre d'opportunité qu'on se doit de garder grande ouverte en 2008.


Créé par décret présidentiel du 8 octobre 2007, présidé par le Centre pour le dialogue humanitaire (CDH) et régie du consensus, le comité préparatoire du dialogue politique inclusif, qui compte vingt cinq membres appartenant à six entités différentes, s'est réuni plus d'une trentaine de fois en séance plénière, hors réunions du bureau et des groupes de travail, au cours de trois mois qui lui ont été impartis pour remplir son mandat.


Le travail que le comité préparatoire du dialogue politique inclusif a accompli depuis sa mise en place le 18 décembre 2007, matérialise cette volonté politique de rendre à la République Centrafricaine la place qu'elle mérite dans le concert des nations.

 
Chargé de définir les contenus du dialogue politique inclusif, les membres du Comité préparatoire, répartis en groupe de travail, ont identifié les problèmes, recenser les causes, proposé des solutions et enfin, préconisé des mesures articulées autours des trois thématiques, conformément au décret n° 07.356 du 30 novembre 2007, modifiant et complétant les dispositions du décret n°07.292 du 8 octobre 2007, portant création du comité préparatoire du dialogue politique inclusif et qui sont les suivantes :


les questions politiques et de gouvernance ;


La situation sécuritaire et groupes armés ;


Le développement socioéconomique.


Parmi les priorités communes à ces grandes thématiques figurent le respect de la Constitution et des Droits de l'homme, la bonne gouvernance, la lutte contre l'impunité et la recherche d'une paix durable.
De façon plus spécifique et concrète, il s'agit notamment de mettre en œuvre des mécanismes veillant à l'application scrupuleuse de la Constitution et des lois organiques.

La lutte contre l'impunité passe par la traduction des auteurs des crimes exactions devant le Tribunal militaire permanent et par l'offre de garantie aux victimes ainsi qu'à leurs parents, leurs permettant de porter plainte sans craindre des représailles.

La recherche d'un accord global de paix avec les mouvements politico-militaires permettrait de créer les conditions d'ensemble d'un programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion des combattants. A cet égard, le renforcement et l'extension du programme de la Jeunesse pionnière nationale (JPN) que préconise le Comité préparatoire pourrait s'inscrire dans la double perspective de prévention et de réduction des conflits conservant à la fois de plateformes de réinsertion sociale et professionnelle pour les ex-combattants, et en contribuant à résorber le problème du chômage chez les jeunes.


Pour ce qui est des modalités du dialogue politique inclusif et de son déroulement, le Comité préparatoire propose que le nombre des participants s'élève à cent cinquante personnes répartis entre les huit entités suivantes :


la majorité présidentielle ;

 
l'opposition démocratique ;


les autres partis ;

 
la société civile ;

 
les pouvoirs publics ;

 
les mouvements politico-militaires ;

 
les personnalités du pays ;


les confessions religieuses.

 

Le Comité préparatoire recommande que les assises du dialogue politique inclusif se tiennent dans les quarante cinq jours qui suivent la remise officielle du rapport final du Comité préparatoire et qu'elle se déroule sur une durée de dix sept jours.

 
Il propose que le dialogue politique inclusif se tienne à Bangui, République Centrafricaine, sous réserve que des mesures de confiance d'ordre sécuritaire et judiciaires telles que préconisées par le Comité soient prises afin de garantir le caractère inclusif du dialogue.

A cet égard, le Comité préparatoire se félicite de ce que les invitations à l'endroit du dernier mouvement politico-militaire à n'avoir pas encore pas signé un accord avec le Gouvernement aient été entendues et acceptées.


En effet, avant la fin du mandat du Comité préparatoire, l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) a rejoint le train du dialogue.

 
De tous les fora de réconciliation nationale qui se sont déroulés dans le pays au cours des deux dernières décennies, le dialogue politique inclusif se veut en réalité le premier exercice du genre en République Centrafricaine. Les membres du Comité préparatoire souhaitent également croire que ce sera le dernier. Ils appellent de leur vœu l'instauration d'un dialogue fraternel et permanent entre les Centrafricains à tous les niveaux.

 
Définition du contenu des thématiques



Conformément au décret n°07.356 du 30 novembre 2007 modifiant et complétant les dispositions du décret n°07.292 du 8 octobre 2007 portant création du Comité préparatoire du dialogue politique inclusif, en ses articles 2 et 7 alinéa 2, et suite aux débats de cadrage en séance plénière, le Comité préparatoire du dialogue politique inclusif a précisé le contenu des trois thématiques et mis en place trois groupes de travail qui ont examiné les points suivants :

I. Question politique et de gouvernance


A. Questions politiques


Evaluation des actes du dialogue national sur le plan politique ;
Problématique du Code électoral ;
Fonctionnement des institutions de la République, au regard de la Constitution ;


Statuts des partis politiques


rôle des partis politiques dans un régime démocratique
problématique des partis politiques créés après l'entrée en vigueur de l'Ordonnance n°05.007 du 2 juin 2007

citoyenneté et civisme
identité nationale et culturelle
laïcité de l'Etat

B. Gouvernance


Evaluation des actes du dialogue national de 2003 sur le plan politique de la gouvernance ;
gouvernance du point de vue institutionnel ;
gouvernance du point de vue des libertés fondamentales ;
gouvernance du point de vue des ressources naturelles ;
problématique de l'impunité ;
fonctionnement de l'administration ;
forces et faiblesses de la diplomatie

I. Situation sécuritaire et groupes armés

 
A. Situation sécuritaire


Evaluation des recommandations du dialogue national sur le plan sécuritaire ;
évaluation des Etats généraux de la Défense ;
existence des bandes armées et leurs impacts ;
manque et faiblesses des autorités de l'Etat dans certaines zones ;
missions des forces de défense et de sécurité ;
prolifération d'armes légères ;
faiblesse des services de sécurité dans l'exécution de leur mission de défense du territoire et des citoyens ;
faiblesses des forces de défenses et de sécurité ;
problématique des barrières routières ;
prévalence de l'impunité pour les auteurs des crimes et des exactions dans les conflits

B. Groupes armés


Problématique de l'existence des groupes armés ;

 

causes et historique ;
absence de démobilisation et de réinsertion des éléments issus des différents groupes armés ;
problématique par la prise de pouvoir de l'Etat par les armes, présence des étrangers dans les forces armées centrafricaines (FACA) ;
application partielle des accords de Syrte, de Birao, etc. ;
clarification sur l'existence des ex –libérateurs sur le territoire Centrafricain ;
clarification sur l'indemnisation des victimes des bavures des éleveurs soudanais conformément à l'accord de réconciliation du 03 Mars 2005 à Am Dafock.

III. Développement socioéconomique


A. Développement économique


évaluation des actes du dialogue national sur le plan économique ;
évaluation des destructions et pillages consécutives aux différentes mutineries et rébellion ;
problématique de l'assainissement des finances publiques et dépendance vis-à-vis des institutions financières internationales ;
gestion des ressources naturelles et des services ;
situation des entreprises publiques et privées ;
analyse critique du document de stratégie de réduction de la pauvreté ;
promotion du secteur privé national ;
examen et convention de portée économique et leurs incidences sur les finances publiques ;
entrave à la circulation des biens et à la perception des recettes de l'Etat par les ex-libérateurs et autorités administratives ;

B. Développement social


évaluation des actes du dialogue national sur le plan social ;
engagements non tenus par le gouvernement ;
phénomène de la pauvreté en République Centrafricaine ;
infrastructures et services sociaux de base ;
problématique de l'Education, de la formation et de la recherche ;
protection sociale et groupes vulnérables ;
sécurité sociale ;
situation du personnel du secteur public et privé ;
situation de la jeunesse ;
identité nationale et culturelle.

Développement socioéconomique


mise en œuvre des différentes actions prioritaires identiques dans tous les secteurs socioéconomique par le document de stratégie de réduction de la pauvreté, notamment dans les domaines du développement rural ;
assainissement des Finances publiques y compris par le biais de la mise en place d'un cadre transparent de passation des marchés et élaboration des guides de manuels de procédure de contrôle et d'exécution des dépenses ;

 
gestion adéquate des ressources naturelles et sécurisation des investissements, notamment par la révision et l'adoption du Code d'investissement, par une stricte application des textes régissant le secteur : Code forestier, Code de l'Environnement, Code de protection de la Faune, Traité de la COMIFAC (Commission des forêts d'Afrique centrale), par le renforcement, l'actualisation et l'application du Code minier ainsi que l'élaboration et la mise en œuvre d'un cahier de charge type pour les sociétés minières ;


promotion et appui de l'Etat au secteur privé national, aux PME/PMI à travers la garantie de crédit et lancement d'un programme de microfinance ;

 
réhabilitation et construction des services sociaux de base et des infrastructures, en particulier routières, en renforçant les capacités et les gestions transparente du Fonds d'entretien routier (FER) ;

 
renforcement et valorisation du capital humain, notamment à travers la mise en place d'un programme à haute intensité de main d'œuvre, la création des centre de formation dans les domaines de la menuiserie et des techniques dans le secteur du bois et réhabilitation des structures professionnelles d'appui technique et de formation en milieu rural ;
paiement des salaires à terme échu, apurement des arriérés, et création de la caisse autonome des pensions ;


Déblocage des effets financiers de la période de 1986 à 1995 conformément aux accords passés entre le gouvernement et les six (06) centrales syndicales ;


rétablissement de l'équilibre de l'indice salarial entre les fonctionnaires militaires et civils.

Synthèse des rapports de missions


Conformément aux dispositions des articles 2 et 8 du décret n°.07.356 du 31 novembre 2007, le comité préparatoire du dialogue politique inclusif a organisé deux missions d'information et trois missions de contact.

Des missions


1. Des missions d'information


Au cours de la première série des missions, les délégations du Comité préparatoire ont été reçus respectivement par le Guide libyen Mouammar Kadhafi et le Président gabonais El Hadj Omar Bongo Odimba qui soutiennent constamment le processus de paix et de réconciliation en RCA.

 
2. Des missions de contact


La seconde est relative à la rencontre du Comité préparatoire avec certains leaders politiques et les différents acteurs principaux de la crise centrafricaine, pour les convaincre afin qu'ils participent au Dialogue politique inclusif, notamment :


MM Ange Félix Patassé
Martin Ziguélé
Jean-Jacques Démafouth
Christophe Gazambéti
Goungaye Wanfiyo Nganatoua
Abdoulaye Miskine
Laurent Djim Woi


Il ressort des discussions lors de ces différentes rencontres avec tous ces interlocuteurs, des préoccupations suivantes :

 
la signature d'un accord de paix entre le gouvernement et l'APRD, suivi d'un accord de paix global avant la tenue du Dialogue politique inclusif à Bangui l'adoption des mesures judiciaires, législatives et sécuritaires afin de faciliter la participation de tous les acteurs de conférer au dialogue son caractère inclusif le respect des engagements pris et de la parole donnée le respect scrupuleux du calendrier du Dialogue politique inclusif.

Aujourd'hui, la volonté de tout le monde est d'aller au Dialogue politique inclusif. Personne ne devrait en être exclue, afin que de tout cœur, les Centrafricains tournent résolument et de manière responsable le dos au passé de division, qui les a détourné de l'option de développement socioéconomique.

 

par Centrafrique-Presse.com publié dans : DIALOGUE INCLUSIF
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Mercredi 30 avril 2008




 

MOSCOU, 30 avril 2008 - RIA Novosti. La Russie participera à l'opération de paix de l'Union Européenne (UE) au Tchad et en République centrafricaine, ont déclaré mardi à Luxembourg le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et le Haut Représentant de l'UE pour la politique étrangère et de sécurité commune Javier Solana.

 

"Javier Solana, Haut Représentant de l'UE pour la politique étrangère et de sécurité commune, exprime sa reconnaissance à la Russie pour sa décision d'aider l'UE à réaliser son opération de paix au Tchad et en République centrafricaine lancée conformément à la résolution 1778 du Conseil de sécurité de l'ONU. Les parties signeront un accord approprié", est-il indiqué dans un communiqué de presse de MM.Lavrov et Solana mis en ligne mercredi sur le site du ministère russe des Affaires étrangères au terme d'une rencontre du ministre russe Sergueï Lavrov avec la troïka européenne.

 

La coopération entre la Russie et l'UE dans le règlement des crises ne se limitera pas à la participation russe à l'opération de paix européenne, les deux parties sont "prêtes à signer un accord cadre à ce sujet reposant sur les principes de partenariat équitable et de coopération", selon le communiqué.

 

Le 28 avril dernier, les 27 pays membres de l'UE ont approuvé l'envoi d'une force expéditionnaire européenne - l'Eufor Tchad-RCA - dans l'est du Tchad et en République centrafricaine pour y assister une mission de police de l'ONU et protéger les réfugiés du Darfour (ouest du Soudan) et déplacés tchadiens et centrafricains. Il s'agit d'un contingent de paix fort de 3.700 hommes de 14 pays européens dont 2.100 Français, 400 Irlandais et 400 Polonais. Le déploiement de la force sera achevé en mai ou au début de juin.

par Centrafrique-Presse.com publié dans : EUROPE
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Mercredi 30 avril 2008





Par Emmanuel Jarry Reuters - il y a 1 heure 4 minutes

 

PARIS (Reuters) - Le président Nicolas Sarkozy, qui voulait incarner une "rupture" avec la politique de ses prédécesseurs, fêtera le 6 mai le premier anniversaire de son élection dans un climat de désenchantement général.

 

"Qu'il y ait de la déception, qu'il y ait des attentes, qu'il y ait des problèmes, qu'il y ait des difficultés, non seulement je le sais et je l'entends mais je m'y étais préparé", a-t-il reconnu le 24 avril sur TF1 et France 2.

Selon l'Insee, le moral des ménages est au plus bas depuis 1987. Dans les sondages, Nicolas Sarkozy est le président de la Ve République le plus mal noté par les Français (jusqu'à deux tiers de mécontents).

 

"Il avait pu gagner un électorat qui n'était pas de notre bord. Maintenant ceux-là sont partis et c'est chez nous que le doute s'est installé", analyse le député UMP Lionnel Luca.

Le malaise de la majorité, de plus en plus souvent exprimé à haute voix, a été alimentée par des faux pas à répétition de membres du gouvernement.

 

"Après avoir vu comment Sarkozy a mené sa campagne, on s'attendait à une équipe de super-pros et, là, on ne la voit pas", commente Frédéric Dabi, de l'institut de sondage Ifop.

Tout avait pourtant commencé en fanfare pour le successeur de Jacques Chirac, élu à 52 ans à la magistrature suprême avec 53% des suffrages exprimés devant la socialiste Ségolène Royal.

 

"Trente ans pour ça", confie-t-il le 21 mai 2007 face aux jardins ensoleillés de l'Elysée, cinq jours après sa prise de fonction. C'est l'aboutissement d'une ambition née à ses débuts au RPR, ancêtre de l'UMP, et d'une campagne mûrie depuis 2002.

 

DE L'"HYPER-PRÉSIDENT" AU PRÉSIDENT "BLING-BLING"

 

"J'essaye de raconter une histoire", disait-il en mars 2007. Après le 6 mai, l'"histoire" continue de plaire à une majorité de Français, qui ne lui tiennent pas rigueur de ses premières fausses notes, comme cette croisière en famille, à peine élu, sur le yacht de l'homme d'affaires Vincent Bolloré.

 

L'élégance de son épouse Cécilia et la présence de leur famille recomposée - les cinq enfants issus de leurs deux mariages - lors de son installation officielle à l'Elysée donnent l'image d'une présidence moderne et décontractée.

La nomination au gouvernement de personnalités venues de la gauche malgré les réserves de l'UMP est appréciée de l'opinion.

 

Nicolas Sarkozy est sur tous les fronts, dit vouloir lancer toutes les réformes promises en même temps, bouscule Parlement et syndicats et gagne le surnom d'"hyper-président".

Il empoche vite des succès - un traité sur les institutions européennes, la réforme des régimes spéciaux de retraite ...

 

Mais son activisme forcené le conduit à se perdre dans des dossiers secondaires et à rabaisser son Premier ministre François Fillon au rang de simple "collaborateur".

 

Il est omniprésent dans les medias - du 6 mai 2007 au 20 avril 2008, L'Express consacre 17 couvertures à Nicolas Sarkozy, à Cécilia ou à sa future nouvelle épouse, l'ex-top-model Carla Bruni, Le Nouvel Observateur 15, Paris Match 13 et Le Point 11.

La saga de son divorce avec Cécilia, puis de ses vacances en Egypte ou en Jordanie avec Carla Bruni et de son remariage, détrône princes et princesses d'Europe dans la presse people.

Cette médiatisation de sa vie privée, son goût pour les montres et bijoux clinquants et les artistes de deuxième zone, sa manie de consulter ses SMS dans les circonstances les plus officielles, lui valent le sobriquet de "président bling-bling".

 

PRÉSIDENTIALISATION OU BANALISATION ?

 

"Ce qui lui a été fatal", estime Frédéric Dabi, "c'est le décalage de cette surexposition avec le vécu et les difficultés des Français, en l'absence de résultats économiques".

Le "choc de confiance" attendu des mesures fiscales votées dès l'été n'est pas au rendez-vous. La croissance que Nicolas Sarkozy promettait d'"aller chercher" se dérobe.

 

Le chômage baisse mais le retour d'une inflation attisée par les prix du pétrole et des matières premières menace d'amputer encore le pouvoir d'achat des Français. Alors que les résultats tardent sur ce front, Nicolas Sarkozy avoue le 8 janvier qu'il ne peut pas vider des caisses "déjà vides".

 

C'est aussi le temps des premiers reculs - sur son projet d'Union pour la Méditerranée, le contrat de travail unique, le sauvetage de l'aciérie de Gandrange en Moselle, etc.

Deux éloges vibrants de la religion, au Vatican, puis en Arabie saoudite, valent à Nicolas Sarkozy d'être accusé de s'attaquer à la laïcité, un pilier de l'identité nationale.

 

Il déchaîne un tollé en voulant passer outre l'opposition du Conseil constitutionnel à la rétroactivité d'une loi instaurant la rétention de sûreté pour les criminels les plus dangereux.

Ses mouvements d'humeur, lorsqu'il lance par exemple "casse-toi pauv'con" à un visiteur du Salon de l'agriculture qui refuse de lui serrer la main, achèvent de dilapider le capital de popularité dont il jouissait au lendemain de son élection.

 

Les élections municipales de mars tournent au fiasco, avec la perte par la droite de plusieurs dizaines de grandes villes.

L'heure est alors à l'adoption d'un style plus classique. Nicolas Sarkozy se fait plus discret. Du coup, "il se banalise", estime Jean-François Doridot, de l'institut Ipsos.

"La banalisation va de pair avec le désenchantement. Le président ne fait plus rêver", renchérit François Miquet-Marty, de l'institut Viavoice, pour qui, cependant, "il ne faut pas en déduire que cette première année est une année perdue".

 

Le 24 avril, le chef de l'Etat confesse à la télévision des "erreurs" en affichant une humilité inédite, assure avoir remis de l'ordre au gouvernement, à l'Elysée et dans sa vie privée mais ne renie rien de sa stratégie et des réformes entreprises.

Alors que les plus délicates sont à venir, dans un contexte économique difficile, et que celle des ports et des effectifs de l'éducation suscitent déjà des mouvements sociaux, il demande à être jugé dans quatre ans, à la fin du quinquennat.

Sa chance, estime Jean-François Doridot, est que "personne n'incarne aujourd'hui une véritable alternative".

par Centrafrique-Presse.com publié dans : FRANCE
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Mercredi 30 avril 2008




 

BANGUI -29 avril 2008 18h49 (AFP) - Un accord de paix entre les autorités de Bangui et la principale rébellion encore active en Centrafrique, l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), sera signé dans les "prochains jours" à Libreville, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

 

"Le gouvernement est prêt à signer un accord de paix avec l'APRD. Ce sera sous la médiation du président du Gabon" (Omar Bongo Ondimba), a déclaré à l'AFP le chef du Bureau de l'ONU en Centrafrique (Bonuca) François Lonsény Fall, précisant avoir joué "un rôle de facilitation".

 

"L'accord sera signé très bientôt à Libreville (...), dans les tout prochains jours", a ajouté M. Fall, également représentant du secrétaire général des Nations unies, sans préciser de date exacte. "Le train est en marche, et il y a de la bonne volonté de part et d'autre".

 

Le chef politique de l'APRD, l'ex-ministre de la Défense Jean-Jacques Demafouth, a confirmé à l'AFP qu'un accord de paix "doit être signé à Libreville", sous le "parrainage" du Gabon.

"Nous avons confiance, tout se passera bien", a poursuivi M. Demafouth, poursuivi par la justice de son pays dans le cadre de l'assassinat de cinq proches de l'ex-président André Kolingba en novembre 1999 et qui vit en exil en France.

 

L'APRD est active dans le nord-ouest de la Centrafrique, en proie à l'insécurité depuis 2005. Mais, après la désignation comme chef le mois dernier de Jean-Jacques Demafouth, ce mouvement a accepté de participer à la préparation d'un "dialogue politique inclusif" entre pouvoir, opposition non armée, société civile et groupes rebelles qui doit s'ouvrir au plus tard le 8 juin.

 

Le comité préparatoire de ce dialogue, au sein duquel l'APRD était représentée, a recommandé vendredi qu'un accord de paix soit signé entre cette rébellion et les autorités, avant le forum intercentrafricain.

 

Les deux autres principaux mouvements rebelles, l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), présente dans le nord-est, et le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d'Abdoulaye Miskine ont déjà signé l'an dernier des accords de paix avec Bangui.

 

Dimanche, le ministère centrafricain de la Défense a accusé l'APRD d'avoir attaqué des positions de l'armée à trois reprises en avril dans la région de Bocaranga, dans l'extrême nord-ouest du pays, déplorant de telles offensives "alors que s'approche la tenue du dialogue".

 

"L'APRD dément avoir attaqué les positions de l'armée centrafricaine", a affirmé mardi Jean-Jacques Demafouth, joint par téléphone en France depuis Bangui. "Ce sont des manoeuvres dilatoires pour faire échouer l'accord de paix qui doit être signé à Libreville entre le gouvernement et l'APRD", a-t-il dit, tout en estimant que l'entente serait néanmoins conclue.

 

par Centrafrique-Presse.com publié dans : DIALOGUE INCLUSIF
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Mercredi 30 avril 2008




Ndlr Centrafrique-Presse : Au moment où il est beaucoup question de loi d’amnistie générale avant l’ouverture des travaux du dialogue politique inclusif, il nous a paru utile de rafraîchir la mémoire de nos fidèles lecteurs avec les dépêches et articles de presse de l’époque au sujet du même genre de situation que connaissait la République centrafricaine. La seule différence avec la situation actuelle est que le président de la République naguère s’appelait Ange Félix Patassé et le chef de la rébellion n’était autre qu’un certain François Bozizé qui exigeait une amnistie générale avant de retourner au pays.

 

Il s’agit des extraits édifiants d’une interview accordée par le général rebelle Bozizé au quotidien camerounais Mutations du 16 septembre 2002 où celui-ci ne faisait pas mystère de son empressement à prendre le pouvoir par coup d’Etat car il ne pouvait patienter jusqu’à la fin du mandat électoral du président Patassé en 2005. Il accusait également ce dernier de s’être transformé en homme d’affaires et d’avoir de relations avec des maffieux.

 

Depuis le 15 mars 2003, Bozizé a remplacé Patassé à la tête du pays et les Centrafricains se souviennent de l’affaire Düsseldorf où Bozizé a été arrêté en juin 2004 en Allemagne par la police en tentant d’écouler ses diamants. En le recevant le 19 novembre 2007, le président Sarkozy a ouvertement accusé de corruption deux de ses ministres dont son neveu Ndoutingaï à propos des dessous de table dans le dossier URAMIN AREVA.

 

C’est comme si l’histoire de notre pays se répète. Le reste se passe de commentaires

 

Le général Bozizé pressé de prendre le pouvoir

 

Afrique Express N°256 du 02/10/2002

 

Le général centrafricain rebelle François Bozizé a laissé entendre qu’il pourrait prendre le pouvoir en Centrafrique avant l’échéance des élections présidentielles de 2005, qu’il juge “trop loin”, dans une interview au journal camerounais Mutations, parue le 16 septembre.
L’ex-chef d’état-major de l’armée centrafricaine, réfugié au Tchad depuis novembre 2001 après avoir résisté à une tentative d’arrestation à Bangui, affirme que le président Ange-Félix Patassé doit “soit changer de politique soit rendre son tablier”.


Interrogé sur sa préférence entre la voie des armes et celle des urnes, il déclare: “Les urnes pour vous, cela signifie qu’il faut attendre la prochaine élection présidentielle dans trois ans? C’est trop loin. Le peuple meurt de faim pendant qu’il (le président Patassé) se remplit les poches”.


“Nous avons des atouts pour réussir et des moyens pour parvenir à nos fins. Mais je ne peux pas vous fixer une date. Dieu seul pourra mieux nous fixer sur l’avènement de ce jour là”, ajoute encore M. Bozizé, au journaliste qui lui demande s’il sera président dans moins de trois ans.

 
Bozizé, devenu pomme de discorde entre les régimes centrafricain et tchadien, fustige le président Patassé qu’il accuse de s’être “transformé en homme d’affaires” et d’avoir “rallié une clique mafieuse qui pille avec lui le pays”.


“Aujourd’hui l’Etat centrafricain n’existe plus. Avons nous le droit de croiser les bras? Je dis non!”, poursuit M. Bozizé, qui estime que l’armée centrafricaine “me considère toujours comme son chef et ne veut pas combattre contre moi”, contraignant selon lui le régime de Bangui a recourir à des mercenaires.


Le général reste par ailleurs très flou sur les moyens qui lui permettent d’entretenir depuis bientôt un an ses partisans armés à l’extrême nord de la RCA, près de la frontière avec le Tchad. “Les paysans nous fournissent le nécessaire pour notre alimentation. Des amis extérieurs nous aident aussi.

 

Je contribue également à entretenir mes hommes grâce à mes modestes économies”, assure-t-il, affirmant : “N’Djamena ne nous aide par militairement”.

Il souligne enfin qu’il ne serait prêt à être réinstallé dans ses fonctions et prérogatives en RCA qu’aux “conditions” d’un arrêt des poursuites judiciaires et d’une amnistie totale pour lui et ses hommes.


Abandon des poursuites judiciaires  contre le général Bozizé qui refuse  de rentrer au pays et réclame une amnistie

 

Afrique Express N° 242  du 02/01/2002

 

"La poursuite de la procédure contre François Bozizé et autres est inopportune", a annoncé de manière impromptue à la radio nationale, le jour de Noël, le président de la Commission mixte d'enquête judiciaire, Joseph Bindoumi, chargée de faire la lumière sur le putsch manqué du 28 mai dernier. "Le procureur de la République, près le Tribunal de grande instance de Bangui, mettra immédiatement en liberté les personnes considérées comme auteurs, co-auteurs et complices dans cette affaire", a ajouté Joseph Bindoumi.

L'ancien chef d'état-major, réfugié actuellement au Tchad, était accusé lui aussi d'avoir voulu renverser le président Ange-Félix Patassé.

 

Des accrochages survenus fin novembre dans le nord de la Centrafrique entre des troupes centrafricaines et ses partisans armés, qui se sont également réfugiés au Tchad, ont probablement avivé les craintes des autorités centrafricaines de voir ces soldats perdus former un début de rébellion.

Les tensions entre le Tchad et la Centrafrique a atteint son apogée le 21 décembre, quand les deux pays se sont mutuellement accusés de mouvements de troupes sur leur frontière commune.

Cette décision surprise de Bangui doit sans doute beaucoup à la pression de la Libye, qui soutient militairement le régime du président Patassé, avec quelque 200 militaires libyens toujours présents dans le pays. Le ministre libyen de l'Unité africaine, Ali Abdel Salam Triki, venait en effet de rencontrer les présidents Patassé et gabonais Omar Bongo, avant que Bangui ne se décide à faire un geste en direction de Bozize, et surtout du Tchad.

 

Le général Bozizé : une amnistie avant tout retour en Centrafrique

 

François Bozizé, dans un entretien à Radio France Internationale (RFI), a lié son retour en Centrafrique à une amnistie de la part du président Ange-Félix Patassé. "Que le président de la République prenne une décision d'amnistie" au lieu de "laisser la justice jouer un jeu flou et confus", a-t-il réagi à l'annonce de l'arrêt des poursuites judiciaires lancées contre lui.

 

Il s'est aussi interrogé sur la "sincérité" du président centrafricain Patassé. "S'il est sincère, que les troupes étrangères quittent le sol centrafricain, qu'on n'entende plus parler de la venue d'une force de maintien de la paix en République centrafricaine", a déclaré le général exilé, en référence aux conclusions du sommet de Khartoum sur la crise centrafricaine, organisé le 3 décembre à l'initiative de la Libye.

Le Tchad et la Libye ont par ailleurs salué la décision des autorités centrafricaines d'abandonner les poursuites judiciaires contre l'ancien chef d'état-major.

 

par Centrafrique-Presse.com publié dans : Nation
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