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Mardi 6 mai 2008

 

 

 

BANGUI (AFP) - mardi 06 mai 2008 - 19h28 - Le diplomate en chef de l'Union européenne (UE) Javier Solana a entamé mardi à Bangui sa première visite auprès de la force européenne en cours de déploiement dans le nord-est de la Centrafrique et l'est du Tchad, où elle doit notamment protéger les réfugiés soudanais du Darfour.

 

Le haut représentant de l'UE pour la politique de sécurité commune n'a effectué qu'une brève halte dans la capitale centrafricaine, où il a rencontré dans l'après-midi le président François Bozizé.

Devant la presse, il s'est borné à assurer que les Européens étaient "très engagés auprès de la République centrafricaine (...) dans tous les domaines", et "d'abord dans le domaine sécuritaire (...) à travers la force de l'UE".

 

Il a également abordé les dossiers intérieurs, appelant les autorités centrafricaines à organiser "le plus rapidement possible" le "dialogue politique inclusif" en cours de préparation avec l'opposition non armée, la société civile et les rebelles, afin de ramener la paix sur tout le territoire. Le diplomate est ensuite reparti pour N'Djamena, où il devait s'entretenir dans la soirée avec le chef de l'Etat tchadien Idriss Deby Itno.

 

Mercredi, il visitera dans la capitale tchadienne le Camp Europa, quartier général logistique de la force européenne, avant d'aller dans l'est du Tchad, à Abéché, où est installé le poste de commandement de l'Eufor et où il doit également rencontrer des représentants du Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (Ocha) et des ONG.

Enfin, le diplomate espagnol ira à Goz Beïda, dans le sud-est du Tchad, où le bataillon irlandais de l'Eufor est en cours d'installation, pour y observer le travail des troupes sur le terrain et visiter des camps de réfugiés soudanais du Darfour voisin en proie à une guerre civile depuis cinq ans.

 

Cette région a une fois de plus fait la preuve de son instabilité jeudi. Un Français travaillant pour l'association humanitaire Save the Children, Pascal Marlinge y a été tué par des hommes armés alors qu'il se trouvait dans un convoi. L'Eufor, justement chargée de protéger les humanitaires, a attribué cet acte à des "coupeurs de route".

La force européenne avait perdu un élément début mars au cours d'un accrochage avec l'armée soudanaise. Le sous-officier français avait traversé la frontière tchado-soudanaise, par inadvertance selon Paris.

 

Après plusieurs mois de retard, dus aux laborieuses négociations parmi les Vingt-Sept puis à l'attaque ratée des rebelles tchadiens qui, les 2 et 3 février, ont failli renverser Idriss Deby à N'Djamena, le déploiement de l'Eufor Tchad-RCA a atteint son rythme de croisière.

 

La force a entamé à la mi-mars le mandat d'un an que lui a confié l'ONU pour sécuriser ces zones afin de faciliter le travail des humanitaires et protéger les réfugiés du Darfour et les déplacés internes tchadiens et centrafricains, soit plus de 450.000 personnes au total.

 

Selon la porte-parole de Javier Solana, "l'Eufor devrait être pleinement opérationnelle comme prévu dans les prochaines semaines, avant le début de la saison des pluies" qui, dès le mois de juin, complique la circulation dans la région - tout en calmant les ardeurs des rebelles basés dans cette région.

A ce jour, sur les 3.700 hommes qu'elle doit compter à terme, dont 2.100 Français, l'opération dispose sur le terrain de 2.379 éléments. La France, architecte et ossature de la force, a déjà fourni 1.406 hommes, l'Irlande 221 et la Suède 211.

 

 

Hervé Morin visite l'Etat-major de l'EUFOR Tchad/RCA au Mont Valérien

 

En déplacement au Mont Valérien (Hauts de Seine), le ministre de la Défense, Hervé Morin, visite ce lundi 05 mai matin, l'Office Headquarter (quartier général) de l'opération EUFOR Tchad-RCA .

 

Après avoir assisté à un point de situation portant sur la progression du déploiement et des missions de l'opération de la force européenne, le ministre s'entretiendra avec le général irlandais Patrick Nash, désigné le 15 octobre 2007 par le Conseil de l'union Européenne pour commander l'EUFOR Tchad-RCA.

 

Le 28 janvier 2008, les ministres des affaires étrangères des 27 pays membres de l'UE avaient décidé du lancement de l'opération. Déployée sous mandat de l'ONU (résolution 1778) en soutien de l'action des nations Unies dans la région du Darfour, l'EUFOR contribue à la protection des réfugiés et des déplacés, facilite l'acheminement de l'aide humanitaire et participe à la protection des personnels et des infrastructures de l'ONU.

 

Actuellement, 2200 militaires sont sur le terrain, au Tchad et en République de Centrafrique. L'EUFOR devrait atteindre sa capacité opérationnelle totale en juin, avec 3700 militaires, issus de 18 pays d'Europe.

 

Stéphane Froidure


Ministère de la Défense

Ndlr CAP : Au-delà de l'EUFOR, la visite éclair de Javier Solana à Bangui n'est pas due au hasard. C'est pour signifer à Bozizé qu'il doit alle au dialogue inclusif sans lovoyer car, outre les Centrafricains, la communauté internationale dont l'Union européenne, attend énormément de ce forum censé ramener la paix et la stabilité dans le pays.

par Centrafrique-Presse.com publié dans : EUROPE
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Mardi 6 mai 2008

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"For the success of the National Inclusive Dialogue on Central African Republic crises, this forum should take place abroad. Amnesty for those whom were criminally accused  by Bozizé regime must be granted. It is to say Politicians talking could be scrapped from the rest of this Dialogue."

 

Once more but relevant and essential to those reflect, debate and observe plight conditions in which Central African Republic is plunged : the obligation to operate amnesty. It is a depth idea and a positive one. Yet, to reverse dictatorship, to stand a little bit over the crises, to unify freedom fighters(so-called rebellion) with National Army, to train doctors, and to establish provisional regime en route for democracy ; Bozizé regime is called to grant amnesty  to all  opposition members who should participate in political dialogue. Even if this amnesty is offered, dialogue among politicians must be undertaken abroad.  For the transparency and the importance which represents this dialogue.

 

To be true, the core of Central African Republic crises resides in politicians. It could be found in the behaviour of politicians. It could be shown from their greed to take the  Power of State by coup. What should be done now is to sensibilise politicians with the cause of new Central African Republic. Bozizé and its government do not yet understand the sense of amnesty to policymakers living abroad. To give opportunity for the revival of Human Rights respect, legitimacy, alternance on Power of State, good governance ; the now regime is obliged to organised talking between  only politicians alongside the National Inclusive Dialogue in abroad.

 

By doing so light will get out and serve the principle of change. As the course of this country demonstrated, those on the Power of State have only intention to preserve their own interests, so ignore the common best of the country. For that, politicians who are in asilyum have to require amnesty. And even if  this amnesty is given they require politicians dialogue to take place abroad. Because, Bozizé and his regime are versatile. They are so tricky. There is  no way to trust them. The better way to attain  positive solutions and proposals on the case of Central African Republic is to emphasise on the exclusively organisation of  politicians dialogue abroad.

 

With amnesty, it is not sure that security of such personalities like Prosper N'douba, Patassé, Demafouth , Franck Saragba, Djim-Arem Maïtart and so on could be preserved once in Bangui Capital of Central African Republic to attend the National Inclusive Dialogue. This remark is come in right. According, the state of Human Rights violation, menace, crimes assassinations, tortures which are permanent and daily in this country. So, to gain democracy, security, peace and consolidation of patriotism, the politicians dialogue a kind of Meeting-Room is welcomed  abroad not in Bangui.

 

It is wise to separate the trend of this Dialogue : the political one, which is more vital because the development of the country depends on it, and then the social.  The first one is to take  place abroad.  This is the way of modern Central African Republic. This is a framework of the  rupture with oppression. This a direction of freedom. Sure, obligation of amnesty is right, reasonable but not sufficient for the security of politicians. Those who think that Central African Republic crises  could be solved by Bozizé provisional regime will be severely dissatisfied.

 

Bozizé is not a solution, that is why National Inclusive Dialogue is organised. It is to say Inclusive National Dialogue does not mean provisional regime. Provisional regime is a pain on the shoulders of citizens. It is a leeway. It is a downturn and a slump for Central African Republic. What Central African Republic needs is democracy without Bozizé. This is a meaning of the coming National Inclusive Dialogue. Bozize constitutes an uncertainty for the country.  

 



Les intentions des politiques sont toujours difficiles à déterminer. Même dans les vieilles grandes démocraties l'on se méfie des propos des hommes politiques. Ceux-ci sont souvent cohérents en leur forme mais spécieux au fond c'est-à-dire quand il s’agit de leur mise à exécution.  Ainsi, l'on dit : imposteur, leurre, volatilité, versatilité, calculateur et opportuniste. Voilà quelques mots qui caractérisent les politiques.

 

Et la Centrafrique n'est pas à l'écart de cette réalité ; laquelle irrite les citoyens qui ne voient guère de solution à leurs difficultés qui s'amoncèlent devenant insupportables. Et par-ci, par-là l'on s'émeut. Et les citoyens exigent le dialogue pour aplanir les crises nées de la mauvaise gouvernance des politiques,  ignorants des Droits de l'homme,  tourmentés par la convoitise et l'avidité. Et de ce dialogue l'on espère. Oui, mais à condition qu'une amnistie soit accordée aux opposants exilés à l'étranger, accusés faussement de crimes par le réme Bozizé. Et aussi que le dialogue des politiques se fasse à l'étranger.

 

L'on est convaincu que le dialogue des politiques est le plus important. De ce dialogue des propositions peuvent être formulées au profit de la Centrafrique. Mais, pour la réussite de ce Dialogue National Inclusif, le mieux c'est que les politiques se rencontrent  à l'étranger pour débattre de la Centrafrique. Pour ce, le dialogue des politiques doit être séparé du reste des autres sujets qui peuvent être traités à Bangui par la composante sociale du Dialogue National Inclusif.

 

D'ailleurs, c'est aux politiques de décider de la paix, la sécurité, la liberté, le respect des Droits de l'Homme, et l'économie. C'est dire combien, il est utile que les  politiques se parlent à l'extérieur. Les conditions favorables de réflexion de fond ne peuvent être réunies qu'à l'étranger. Même si l'amnistie est accordée, il se posera la question de la sécurité des politiques appartenant à l'opposition. C'est pourquoi, il serait souhaitable de séparer le dialogue des politiques des autres débats qui se  tiendront à Bangui. C'est vrai l'amnistie est un atout mais pas une garantie suffisante pour l'instant.

 

L'on peut craindre si le dialogue des politiques n'est pas séparé de l'ensemble du forum. Car, la sécurité des opposants comme : Ange-Félix Patassé, Prosper N'douba, Franck Saragba, Djim-Arem Maïtart, Demafouth et autres, sera inquiétée. Il n'y a pas lieu que les politiques se rendent à Bangui. Aussi, le Dialogue National n'est pas celui de la transition. Mais celui de la rupture le régime Bozizé. Ce régime est la raison de ce Dialogue National Inclusif. C'est mal à propos d'évoquer une transition que personne ne perçoit les contours politiques positifs pour la Centrafrique. Ce n'est pas la transition avec Bozizé au Pouvoir de l'Etat qui est l'essence de ce forum national.

 

Mais, c'est son départ qui est la définition de ce dialogue National Inclusif.. L'on doit défausser si l'on pense entretenir une supposée transition avec Bozizé. Non la Centrafrique n'en veut pas. Bozizé n'aime pas la Centrafrique. Il n'a pas le sens patriotique.. Ce n'est pas la Centrafrique elle-même qui a causé sa dérive ; mais c'est Bozizé qui l'a mise en dérive. Former des médecins et faire intégrer les combattants de la liberté dans l'Armée Nationale sont des bonnes idées, mais qui ne peuvent être pertinentes que si le dialogue des politiques se tienne à l'étranger mais pas à Bangui. A dire vrai, la question de transition avec Bozizé est très mal posée. Transition par rapport à quoi? Au regard de quelle disposition Constitutionnelle? 

 

Il faut se dire d'emblée que Bozizé est au Pouvoir de l'Etat pour longtemps si l'on adopte la méthode de transition politique. Et le Dialogue National Inclusif perd sa raison d'être. C'est pourquoi l'on doit envisager ce forum national comme une issue de sortie pour Bozizé.et le rétablissement de la démocratie. Ce n'est pas Bozizé qui est la panacée de la crise de la Centrafrique. Il doit être évacué du Pouvoir de l'Etat. Il est trop flou, sombre et corrosif pour l'Etat centrafricain. A l'instant, il y a lieu d'éviter toute compromission avec l 'incertitude, c'est-à-dire Bozizé.

 

par Centrafrique-Presse.com publié dans : Opinion
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Mardi 6 mai 2008



 

(Xinhua) 05 mai 2008 - Plus de 10.000 réfugiés centrafricains ont fui ces dernières semaines vers le territoire tchadien, où se trouvaient déjà 46.000 de leurs compatriotes depuis le début de l'année, a déclaré un responsable du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

"Ce phénomène de mouvement vers le territoire tchadien de 10. 000 personnes, c'est quelque chose de très nouveau. Il faut dire que nous n'avons pas reçu il y a longtemps de tels groupes de réfugiés centrafricains au Tchad", a indiqué Serge Malaye.


"Les premières vagues, nous les avons casé à une trentaine de kilomètres de la frontière entre la Centrafrique et le Tchad et nous nous préparons à les transférer dans un autre site aménagé toujours dans le territoire tchadien d'ici quelques semaines", a ajouté ce responsable.

Des afflux s'expliquent par la reprise des hostilités entre l'Armée populaire pour la restauration et la démocratie (APRD), rébellion active dans le nord-ouest de la Centrafrique, et les forces fidèles au gouvernement de Bangui, selon les médias sous- régionaux.

par Centrafrique-Presse.com publié dans : Société
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Mardi 6 mai 2008



 

Le 2 avril dernier, le vol régulier Paris - Bangui a rapatrié les dépouilles mortelles de deux centrafricains décédés en France au courant du mois de mars. Chose inhabituelle mais parce qu’un des cercueils contenait le corps de Bernard Ngaiboye son parent du village Gaga de la commune de Bézambé comme lui, le président Bozizé s’est fait l’obligation de se rendre personnellement à l’aéroport Bangui Mpoko. Bernard Ngaiboye fut aussi l’ancien gouverneur du palais de la Renaissance - un des caciques du régime en place et son bras droit - artisan de son coup d’état et sa prise de pouvoir du 15 mars 2003.

 

Les deux cercueils arrivés de Paris aux premières heures du matin du 3 avril ont été alignés côte à côte à la zone fret de l’aéroport. Le général pasteur et président Bozizé arrive et va droit se recueillir seulement sur le cercueil de son frère Bernard Ngaiboye et se retire tout en ignorant superbement l’autre cercueil. Celui-ci renfermait pourtant le corps d’un autre Centrafricain, Emile Ndikidjéang. C’était un ancien fonctionnaire du ministère des finances qui avait certainement le tort d’être d’ethnie Kaba et natif de Paoua, une ville que Bozizé ne porte pas dans son coeur. Après son départ, les deux cercueils ont été acheminés à la morgue de l’hôpital communautaire. Etrange comportement d’un président de la République.  

                                                                                                  
                       

centrafrique-presse.com                                                                                                     
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Mardi 6 mai 2008



 

La veille des festivités du 5ème anniversaire du coup d’état du 15 mars 2003 de Bozizé célébrées cette année dans la ville de Damara située à 85 km de Bangui, s’est produit un grave incident qui a failli coûter la vie au député de la localité pourtant KNK, Eric Sorongopé Zoumandji. Prévu dans le programme pour accueillir aux côtés du maire de Damara le général président Bozizé, le député qui y possède une résidence secondaire, a cru devoir rejoindre Damara le soir de la veille pour passer la nuit. Mal lui en a pris.  C’était compter sans les nervis de la garde présidentielle de Bozizé qui avait déjà investi les lieux en réquisitionnant la villa du député Sorongopé sans même lui en avoir parlé ni obtenu préalablement son accord.

 

Arrivé de Bangui avec son épouse, le député se présente tranquillement devant l’entrée de sa résidence secondaire et découvre avec stupéfaction que la maison est totalement encerclée par des soldats armés jusqu’aux dents qui lui ordonnent méchamment de déguerpir des lieux faute de quoi il serait criblé de plomb. Le pauvre député de protester gentiment tout en signifiant aux soldats que c’était tout de même sa propriété. Ces derniers qui se font de plus en plus menaçants finissent par lui dire que la villa est réquisitionnée pour abriter le chef de l’état durant son séjour le lendemain dans la ville. Devant l’insistance du député à prendre possession néanmoins de sa maison ne serait-ce que pour y déposer ses affaires, les soldats étaient carrément sur le point de faire feu avec les armes lourdes dont ils étaient munis.

 

Il a fallu les interventions de l’épouse du député, de plusieurs femmes qui passaient par là ainsi que celle du maire ainsi que du pasteur de la ville, entre temps arrivés sur les lieux pour que la sérénité revienne quelque peu et que le député soit éloigné des lieux et aille trouver hébergement chez des parents. L’incident aura eu pour conséquence que le nom du député qui était prévu par le protocole dans le programme officiel pour accueillir le président Bozizé, soit purement et simplement rayé. Bozizé a donc été reçu par seul le maire de la ville sans le député Eric Sorongopé de la circonscription.

 

Ce fâcheux fait divers rappelle un autre qui s’est passé à Bangui où la villa d’un particulier a été réquisitionnée de force et de manière pour le moins cavalière, pour y loger le président Denis Sassou Nguesso lors d’un de ses récents séjours dans la capitale centrafricaine.

 

centrafrique-presse.com

par Centrafrique-Presse.com publié dans : Nation
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