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Dimanche 11 mai 2008



 

APA Bangui 2008-05-11 (Centrafrique) M. Edouard Patrice Ngaïssona a été élu président de la Fédération centrafricaine de football (FECAFOOT), samedi à Bangui, à l’issue de l’assemblée générale élective de la fédération qui a regroupé 212 délégués, a constaté APA sur place.

 

M. Ngaïssona a obtenu 118 voix contre 93 à son adversaire Ange Barthélemy Ouéfio, au terme du vote qui s’est déroulé samedi à 22h00 locales (21h00 TU) sous la supervision d’un vice-président de la fédération internationale de football association (FIFA), l’Ivoirien Jacques Anouma.

 

M. Ngaïssona avait déjà été déclaré vainqueur de l’élection du président de la FECAFOOT, à l’issue de la 23ème assemblée générale élective du 29 septembre 2007 avec 103 voix contre 90 à M. Thierry Kamach, président sortant.

 

Mais à la suite d’un recours de M. Kamach, la FIFA avait invalidé l’élection pour cause de fraude sur la liste électorale. L’instance dirigeante du football mondial avait même suspendu la FECAFOOT et mis en place un comité de normalisation pour expédier les affaires courantes à la fédération.

 

L’assemblée générale de samedi a également élu comme 1er et 2ème vice-présidents du bureau fédéral, respectivement MM. Célestin Yanendji et Grégoire Zowaye.

Au total, 27 candidats étaient en lice pour les huit postes de la FECAFOOT. Ouverte le 1er mai, la campagne électorale s’est achevée le 9 mai.

par Centrafrique-Presse.com publié dans : Dépêches
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Dimanche 11 mai 2008



 

Reuters dimanche 11 mai 2008

 

Le Soudan a rompu dimanche ses relations diplomatiques avec le Tchad, qu'il accuse d'avoir appuyé une attaque des rebelles du Darfour la veille contre Khartoum.

Les rebelles darfouri du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM) ont affronté samedi les forces gouvernementales soudanaises à Omdourman, un faubourg de Khartoum.

 

Selon un responsable gouvernemental soudanais et une source au sein des services de sécurité, les derniers combattants rebelles ont quitté dimanche Omdourman.

C'était la première fois samedi que les combats atteignaient la capitale soudanaise. Environ 65 personnes auraient trouvé la mort dans ces affrontements.

 

"Les forces (derrière cette attaque) sont toutes, fondamentalement, des forces tchadiennes appuyées et préparées par le Tchad", a dit le numéro un soudanais Omar Hassan al Bachir à la télévision nationale.

"Nous rompons nos relations diplomatiques avec le régime" du président tchadien Idriss Déby, a-t-il ajouté.

Souleïman Sandal, un chef militaire du JEM avait déclaré à Reuters dans la nuit de samedi à dimanche: "Si Dieu le veut, nous renverserons Omar al Bachir lui-même". Les rebelles ne se sont pas manifestés depuis.

 

Bachir a affirmé que le raid des rebelles avait été conduit par le chef du JEM, Khalil Ibrahim, qui appartient au même groupe ethnique que Déby.

Le gouvernement tchadien a toutefois démenti toute implication "dans cette aventure qu'il condamne", a déclaré Mahamat Hissène, ministre des Communications et porte-parole du gouvernement. Des analystes estiment cependant que N'Djamena a pu apporter son soutien au

JEM en représailles à l'attaque qui a eu lieu il y a trois mois contre la capitale tchadienne.

 

REPRÉSAILLES ?

 

"Il semble s'agir pour partie de représailles contre le NCP (Parti national du Congrès, au pouvoir au Soudan) pour son soutien aux rebelles au Tchad qui ont failli renverser le gouvernement là-bas il y a trois mois", a déclaré Amjad Atallah membre de la coalition Sauvons le Darfour.

 

Selon un haut responsable gouvernemental, 70 véhicules du JEM sont entrés samedi dans Omdourman, situé face à Khartoum, sur l'autre rive du Nil.

Les combats ont fait 65 morts, 45 parmi les rebelles et 20 dans les rangs des forces de sécurité soudanaises, ont rapporté un haut responsable gouvernemental et le gouverneur de Khartoum, Abdel Halim al Moutafi.

 

"Toutes les forces rebelles ont désormais quitté la capitale", a déclaré dimanche soir à Reuters Moutrif Siddig, sous-secrétaire au ministère soudanais des Affaires étrangères. Selon une source au sein des services de sécurité, les rebelles ont battu en retraite et se trouvent à 70 kilomètres de la capitale.

 

Siddig a déclaré à l'agence de presse officielle Suna que le Soudan allait déposer une plainte officielle devant le Conseil de sécurité de l'Onu contre le Tchad. Selon Suna, environ 300 rebelles présumés ont été interpellés dans la capitale.

 

Le couvre-feu imposé samedi soir a été presque partout levé à l'exception de certains faubourgs d'Omdourman, où l'armée traque toujours des rebelles.

Des blindés ainsi que des dizaines de véhicules transportant des hommes en armes patrouillaient dans les rues de la ville. Les forces de sécurité arrêtaient tous les jeunes hommes qui semblaient originaires du Darfour.

Certaines rues d'Omdourman portaient encore les stigmates des combats qui ont fait rage : quelques véhicules incendiés, des débris de verre, des traces de sang.

 

"DÉCISION HÂTIVE"

 

Siddig a déclaré à Reuters que les forces de sécurité avaient mené une perquisition pendant la nuit à l'ambassade du Tchad à Khartoum.

"Notre surveillance montre que l'un des points de contact des chefs rebelles se trouvait à l'intérieur de l'ambassade, ici à Khartoum", a-t-il dit. Il a précisé plus tard que l'attaché de défense avait été interpellé.

 

Le gouvernement tchadien s'est dit surpris par la "décision hâtive" de son voisin de rompre les relations diplomatiques et a dit espérer que les liens seraient renoués rapidement.

Déby et Bachir ont signé en mars un pacte de non-agression dans lequel ils s'engageaient à empêcher les rebelles de chaque pays d'utiliser le territoire de l'autre pour leurs attaques.

 

L'économie soudanaise, alimentée par le développement de la production pétrolière, a rapidement progressé depuis la signature d'un accord de paix qui a mis fin à une guerre civile entre le nord et le sud, en 2005, mais cet accord ne couvre pas le conflit qui a éclaté au Darfour il y a cinq ans.

 

Les pays occidentaux, qui font pression en faveur de discussions de paix, accusent Khartoum de freiner le déploiement au Darfour d'une force de maintien de la paix Onu-Union africaine qui devrait compter 26.000 hommes.

 

Avec Skye Wheeler à Djouba et Andrew Heavens à Khartoum, version française Guy Kerivel et Gwénaëlle Barzic

 

 

 

par Centrafrique-Presse.com publié dans : AFRIQUE
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