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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 12:17

 

 

 

Lu pour vous : 

 

Yaoundé, 19 juin 2013© Dominique Mbassi    http://www.cameroon-info.net

 

Libre circulation des personnes, création d'un fonds d'emplois jeunes doté de 100 milliards de FCFA, soutien de 25 milliards de FCFA pour renforcer la sécurité à Bangui, Air Cemac...La session extraordinaire de la Conférence des chefs d'Etat de la Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale (Cemac) tenue le 14 juin à Libreville au Gabon a pris des décisions susceptibles de sortir l'organisation de son immobilisme.

 

Les dirigeants de la Cemac ont donc décidé de franchir le pas en généralisant la libre circulation des personnes. Dès le 1er janvier 2014, aucun citoyen de l'espace, communautaire n'aura plus besoin de visa, mais juste de sa carte nationale d'identité ou de son passeport sécurisé pour aller d'un pays à un autre. Un peu comme cela se fait depuis belle lurette en Afrique de l'Ouest. 


Pour l'heure, l'annonce de cette mesure ne suscite guère l'enthousiasme des populations, qui attendent de voir pour croire. Longtemps annoncée, la libre circulation des personnes, effective entre certains pays, a toujours rencontré les réticences d'autres. Mais c'est compter aujourd'hui sans la détermination de certains dirigeants qui entendent tout faire pour mettre un terme à la Cemac des gouvernants, afin de consacrer celle des peuples. 



Air Cemac: l'urgence de lever les blocages 


L'entrée en vigueur de cette mesure pourrait coïncider avec le lancement de la compagnie communautaire Air Cemac. Au cours de leur conclave du 14 juin en effet, les chefs d'Etat ont discuté de l’évolution des négociations avec Air France, l'actuel partenaire stratégique, qui a pris la relève de South Africa Airways, parti simplement parce que des divergences sont apparues entre les Etats sur l'exigence de faire de Douala le hub technique de la future compagnie. 


«Constatant toutefois que le partenaire stratégique conditionne son engagement dans le projet à la levée de certaines incertitudes, la Conférence a réaffirmé le principe de la libre concurrence sans monopole». C'est que, souffle une source très au fait du dossier, «Air France exige que chaque compagnie nationale desserve uniquement son pays, laissant le soin à Air Cemac de transporter les passagers à partir d'un hub national vers les hubs des autres pays de la sous-région». Cette restriction est assimilée à une volonté d'asphyxier les compagnies aériennes nationales. 

Soucieux de voir Air Cemac prendre enfin les airs, les chefs d'Etat ont prescrit la tenue toutes affaires cessantes d'une session ad hoc des ministres en charge de l'aviation civile «afin (...) de trouver des solutions appropriées pour la finalisation, dans les meilleurs délais, d'un accord de partenariat». 



Création d'un fond d'emplois jeunes doté de 100 milliards de fcfa 


Le président Gabonais, Ali Bongo Ondimba, a annoncé dimanche à Libreville, dans son discours de clôture de la 2è édition du New York Forum Africa, la décision prise par la Conférence des chefs d'Etat de la Cemac réunie en session extraordinaire à Libreville le 14 juin, de mettre en place un Fond de 100 milliards de FCFA destiné exclusivement à la création d'emplois jeunes. 


Ce Fonds, dénommé «Train My Generation», sera financé à hauteur de 25 milliards de FCFA par les Etats de la Cemac, alors que les ressources additionnelles seront levées auprès du secteur privé africain et international, des institutions financières et des marchés financiers internationaux. 


Cette initiative, qui a été motivé par le taux jugé élevé du chômage des jeunes en zone Cemac, vise notamment à créer des écoles professionnelle et à former à court terme des jeunes dans les métiers de l'agriculture, du tourisme et des services. Il s'agit en somme de tout mettre en œuvre pour améliorer l'employabilité des jeunes. 

Le président gabonais a précisé que la traçabilité des dépenses de ce Fond sera garantie par de grands groupes d’audit internationaux conformément, aux règles de, bonne gouvernance. 


Le président gabonais, président en exercice de la Cemac, a été mandaté par ses pairs pour présenter cette initiative Sommet du G8 tenu du 17 au 18 juin en Irlande, afin de démontrer que l'Afrique en général et la Cemac en particulier accordent une priorité à l'emploi des Jeunes. 



Une dotation de 25 milliards de fcfa pour sécuriser Bangui 


Les chefs d'Etat ont surtout planché sur la situation en République Centrafricaine, où la sécurité est loin d'être restaurée. Ce qui a décidé la Commission de la Cemac et d'autres institutions communautaires à quitter avec leurs fonctionnaires la capitale centrafricaine, plombant de ce fait leur fonctionnement. 


Evoquée dans certains couloirs quelques semaines avant cette rencontre des chefs d'Etat, la délocalisation du siège de la Commission de la Cemac n'a pas finalement eu lieu. « Il n'est pas excessif de dire que c'est la seule présence des institutions communautaires qui donnent encore vie à la capitale centrafricaine. Une délocalisation aurait signé la mort inéluctable de ce pays », susurre un cadre de la Commission.

 
Aussi, tous les personnels de l'institution ont été priés de regagner leurs postes à Bangui dès lundi soir. «Nous y allons au péril de nos vies », se résigne un fonctionnaire. Conscients que cette menace sécuritaire est de nature à contaminer les pays voisins, les chefs d'Etat ont décidé de l'octroi de 25 milliards de FCFA par la Cemac à la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (Ceeac) afin de renforcer la sécurité à Bangui. Reste maintenant à chacun des cinq Etats concernés à mettre à disposition sa contribution de 5 milliards de FCFA.

 
S'agissant justement de l'assistance financière apportée à la Centrafrique, la Conférence s'est souvenu que tous les Etats n'ont pas encore remboursé leur quote-part dans les 5 milliards de FCFA débloqués par la Cemac en décembre 2012 au profit de ce pays. 


Le peu d'empressement des Etats, cet argent paralyse aujourd'hui le Fond de développement communautaire, qui avait servi de caisse d'avance en puisant dans ses réserves destinées aux investissements. D'après les informations glanées auprès de certaines délégations, ce n'est pas tant l'argent qui manque aux Etats. En vérité, croit savoir un expert ayant participé à la préparation technique des dossiers examinés par la Conférence des chefs d'Etat, certains Etats dissimulent à peine leur lassitude sur le cas centrafricain. 


«La Centrafrique est un casse-tête pour la sous-région. Ce qui reste de l'Etat ne résiste en grande partie que grâce aux perfusions financières de la Cemac. Dans le même temps, le pays, en entretenant de manière récurrente rebellions et coups d'Etat, semble se complaire dans une posture d'éternel assisté. Un Etat qui cause tant de soucis sans en contrepartie de montrer une volonté de se prendre en charge mérite simplement d'être mis sous tutelle », suggère un fonctionnaire de la Cemac.

 

 

 

Lu pour vous :  Afrique centrale : Intégration : Les projets pieux de la CEMAC

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