Recherche

Sommaire

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Mercredi 9 juillet 2008

Le silence cynique cruel et inhumain du Pouvoir face à la crise d’électricité à Bangui

Déclaration n°17/ADP/08

 

(08/07/2008)

 
L'ADP constate avec une profonde désapprobation et amertume, le cynisme inimaginable et inhumain du pouvoir face aux conséquences multidimensionnelles de l'absence totale d'électricité dans la ville de Bangui, capitale à la fois économique, politique, administrative, militaire, culturelle, en un mot centre concentrationnaire, macro céphalique du pays.

La rupture de la fourniture d'énergie électrique par l'ENERCA dont les installations sont vétustes, occasionne quotidiennement depuis plusieurs semaines d'innombrables décès dans les hôpitaux (blocs opératoires obligés d'utiliser la lampe tempête, services de maternité, de pédiatrie, des malades sous oxygène etc.), détruit une économie totalement moribonde, accentue l'insécurité déjà trop galopante, paralyse l'administration n'existant que de nom, coupe le pays du monde extérieur par l'absence de communications par Internet et téléphone, perturbe désagréablement la vie des habitants de BANGUI d'une manière générale.

Cette situation est la preuve incontestable d'une mauvaise gouvernance qui conduit la République Centrafricaine tout droit vers une décadence généralisée, une catastrophe qui se dessine à travers d'incessants signes annonciateurs.


En effet, si ce n'est pas l'eau qui fait défaut ou est impure à la consommation car, souvent non traitée par manque de produits, donc rendant la population malade, c'est le tour de l'électricité, avec les conséquences citées ci-dessus. Si ce n'est pas la mort par maladie ou simplement manque de moyens pour les soins du fait des arriérés de salaires, c'est la faim qui tue, comme le prouve fréquemment le cas des retraités devant le Trésor Public, à quelques mètres du Palais Présidentiel pendant l'attente hypothétique du paiement insignifiant d'un trimestre de pension.

Si ce ne sont pas des affrontements entre rebelles et forces de défense qui occasionnent la mort massive d'innocentes populations, ce sont les braquages quotidiens à main armée, le plaisir de donner gratuitement et impunément la mort par des soldats inciviques en ville, aux multiples barrages routiers, partout dans le pays.


La liste macabre des causes de la mort au sein de la population centrafricaine est longue et pénible mais ne semble pas émouvoir ceux qui gouvernent le pays, ayant plus de préoccupations égoïstes que le sort du peuple. La rupture de la fourniture d'électricité par l'ENERCA, dont les installations sont parfaitement connues comme étant déjà vétustes, n'est nullement un problème imprévisible ou nouveau.

 

Les gesticulations actuelles du pouvoir tendant à procéder à des arrestations arbitraires du personnel de cette entreprise ne sont que de la pure diversion, n'ayant plus d'arguments trompeurs à fournir à la population pour cacher une carence aussi criminelle. Elles discréditent au contraire les mêmes autorités qui ont décoré le même personnel il n'y a pas longtemps et qui aujourd'hui se déjugent gravement en procédant même arbitrairement à son arrestation.

Déjà en 1993, le Ministre des Transports de l'époque (actuellement Président National de l'ADP), avait attiré par plusieurs notes successives l'attention de l'Etat centrafricain sur les conclusions d'une étude selon lesquelles la capitale BANGUI n'allait plus être alimentée par les installations de BOALI en 2005, car devant à cette date être à la limite de leur production, donc vétustes.


En effet, en 1993, des études avaient bien prévu une croissance de 4,5% par an de la demande d'électricité.

Pour satisfaire une telle croissance, l'ENERCA devrait réaliser en 1995 l'usine de BOALI 3 pour un coût de 5 milliards CFA, notamment l'équipement du barrage de régulation de deux turbines de 5 Mw. Même réalisée, cette usine n'allait permettre de répondre à la demande que jusqu'au début des années 2000. Au-delà de cette date, l'électricité d'origine hydraulique n'allait provenir que soit d'un nouvel aménagement de la M'BALI (BOALI 4) devant dans ce cas représenter le double de BOALI 2, soit de la rivière LOBAYE dont le débit est plus régulier d'une saison à l'autre que la MBALI et l'OUBANGUI.


La solution retenue concernait l'OUBANGUI, notamment le site de PALAMBO car présentant de grands avantages, notamment l'amortissement des coûts fixes de l'ouvrage à la fois sur la production d'électricité et la régulation du transport fluvial, un potentiel de production beaucoup plus important que sur les autres cours d'eau, avec la possibilité de vendre l'énergie aux pays voisins.

 

La mise en service de BOALI 3 étant prévue à l'époque pour 1995, les projections avaient fait apparaître pour PALAMBO des besoins de réalisation par tranches de 7,5 Mw selon le calendrier suivant :


1ère Tranche : 1999 ; 2è Tranche : 2005 ; 3è Tranche : 2011 ; 4è Tranche : 2016.
Le barrage de PALAMBO estimé à l'époque à 67 milliards CFA dévalués devrait en plus de la production de l'électricité, permettre une retenue d'eau devant réguler le fleuve et assurer la navigation des bateaux en toute saison. Il devrait avoir une possibilité de chasse estimée à 1000m3/s en aval, soit 50 fois les capacités de BOALI.


La fourniture d'énergie devrait se faire à partir de six turbines pouvant être montées progressivement au fur et à mesure des besoins du pays. Même à la tête de la Mairie de BANGUI, le même ancien Ministre des Transports de l'époque s'est préoccupé de ce dossier en informant l'Etat centrafricain par une note du 12 Janvier 1996, des possibilités de réalisation du barrage de PALAMBO par différents financiers aux conditions suivantes :


Construction de l'ouvrage dont l'Etat demeure propriétaire au terme d'une période de remboursement de 15 à 20 ans ;


Remboursement par l'Etat des investissements sur une partie des produits de vente de l'énergie électrique une fois l'ouvrage réalisé et mis en service. Cette formule devrait avoir l'avantage de permettre à l'Etat de conserver intactes ses capacités d'emprunt vis-à-vis des bailleurs de fonds, aucune garantie ou aval n'étant requis de sa part pour le montage financier.

Indépendamment de la très large et durable couverture des besoins du pays en énergie électrique, de la vente de ce produit aux pays voisins, de la régulation du niveau du fleuve pour assurer la navigation des bateaux en toute saison, donc du désenclavement de la République Centrafricaine, le projet hydroélectrique de PALAMBO devrait également alimenter l'usine de production de ciment de BOBASSA qui nécessite une forte consommation d'énergie électrique. Tous ces dossiers existent mais sont malheureusement dans les tiroirs de l'Etat pendant que les problèmes d'électricité se sont accentués jusqu'à atteindre un niveau dont les dramatiques conséquences enferment aujourd'hui le pouvoir dans un silence irresponsable et inhumain.


Un pouvoir, rationnel doit être en avance sur les évènements afin d'éviter de se retrouver en mauvaise posture par manque de prévision, de clairvoyance. Un pouvoir qui navigue à vue, qui ne regarde pas plus loin que ses intérêts égoïstes, ne peut que conduire le pays vers la catastrophe comme celle qui se dessine très clairement en ce moment dans tous les domaines de la vie en Centrafrique. L'ADP condamne très fermement l'irresponsabilité du pouvoir dans la situation actuelle où la population centrafricaine n'a que des yeux pour pleurer les innombrables décès quotidiens dans les hôpitaux par suite de la négligence criminelle de ses propres dirigeants.


L'ADP estime que, même si le régime précédent n'a pas entièrement suivi les conclusions des études et propositions mentionnées ci-dessus, la continuité de l'Etat ainsi que l'approche de l'échéance de la rupture totale des installations de BOALI prévue pour 2005 devraient amener le pouvoir en place à tout mettre en œuvre pour éviter le drame actuel, n'ayant réellement pas manqué de moyens entre le 15 mars 2003 et aujourd'hui.



Fait à BANGUI le 05 Juillet 2008


Le Président National


Emmanuel Olivier GABIRAULT

 

par Centrafrique-Presse.com publié dans : Politique
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 7 juillet 2008

 




Le président gabonais de la Commission de l'Union africaine (UA), Jean Ping, a été transporté à l'hôpital lundi à Sapporo (Japon) en raison de problèmes de santé survenus alors qu'il participait à une réunion avec les dirigeants du G8, a indiqué un responsable japonais.

 

Jean Ping participait à Toyako, dans l'île japonaise de Hokkaido, à une réunion des chefs d'Etat et de gouvernement du G8 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Russie) et ceux de sept pays africains (Afrique du Sud, Algérie, Ethiopie, Ghana, Nigeria, Sénégal, Tanzanie).

 

Selon ce responsable, "nous avons formé une équipe pour s'occuper de lui et je pense qu'il est maintenant soigné", a souligné ce responsable qui s'exprimait sous couvert d'anonymat. Il n'a donné aucune précision sur la nature et la cause du malaise.

Jean Ping, 65 ans, ancien vice Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Gabon, préside la commission de l'Union africaine depuis début 2008.

Publié le 7 July 2008.

 

par Centrafrique-Presse.com publié dans : AFRIQUE
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 7 juillet 2008





Bakchich 07/07/2008

 

Pendant l’été, « Bakchich » revient sur les grandes sagas déroulées sous les yeux émerveillés de ses internautes au cours de ces douze derniers mois. En apéritif cette semaine, Sarkozy, la Françafrique et la rupture, incarnée par le retour en grâce de l’héritier des réseaux Foccart, le délicieux Robert Bourgi, l’une de nos mascottes.

 

Tout à sa préparation du fabuleux sommet de l’Union pour la Méditerranée que le monde arabe attend avec impatience, le Président Sarkozy prend tout de même un peu de temps pour ses pairs africains.

Au deuxième jour de la présidence française de l’Union Européenne, soit le 2 juillet dernier et comme l’avait annoncé Bakchich, le squatter de l’Elysée a reçu un grand ancien, avec qui il partage le délicieux plaisir des talonnettes : Papa Omar Bongo, président toujours bien élu du Gabon depuis 41 ans. Tout un symbole tant de l’importance du petit émirat pétrolier pour la France...que de la navigation à vue de la diplomatie française en Afrique.

"Aucune vision, aucun plan, il n’y a rien", se désolent les anciens crocodiles du marigot africain. Un seul se félicite cependant de la situation : l’avocat-conseil Robert Bourgi. Petit légataire de Jacques Foccart, le patient tisserand des réseaux françafricains de la Ve république, "Bob" a eu très chaud. Malgré la clim’ violente de ses bureaux de l’avenue Pierre Ier de Serbie. Mais il a survécu...

Quand Sarko Ier , encore tout frétillant de rupture, alignait les appels à une "autre poiltique africaine", en 2006 et 2007, l’on ne donnait pas chère de la peau de "Bob la limace", derviche patenté de Chirac et Villepin pour toutes les missions africaines

par Centrafrique-Presse.com publié dans : FRANCE
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 7 juillet 2008

 



APA Bangui
2008-07-05 (Centrafrique) Le ministre centrafricain de la santé, Faustin Ntelnombi, a lancé, vendredi à Bangui, le programme de l’alliance globale de lutte contre VIH/SIDA, initié par la Croix-rouge centrafricaine dans le but de réduire la vulnérabilité à cette maladie et ses conséquences en Centrafrique, le pays d’Afrique centrale le plus touché par la pandémie avec un taux de prévalence de 10,7%.

 

Ce programme de deux ans (2008-2010) met l’accent sur la prévention des nouvelles infections au VIH, l’extension des soins communautaires et le soutien aux personnes vivant avec le VIH (PVVIH), la réduction de la signalisation et la discrimination liées au VIH.

L’exécution de ce programme qui vise un million de personnes, dont 3620 PVVIH, 100 femmes enceintes, 76800 personnes issues des groupes vulnérables, notamment des travailleuses du sexe, des exciseuses, des ouvriers des mines et des réfugiés, nécessite un financement de 693.202.800 FCFA.

 

L’initiative de la Croix-rouge centrafricaine entre dans le cadre du programme global de lutte contre le VIH (2008-2010) lancé par la fédération internationale des société de la Croix-rouge et du Croissant Rouge dans cinq pays d’Afrique de l’Ouest et du centre : le Burkina Faso, la Guinée, la République centrafricaine, le Nigeria et le Congo.

Sur quelque 40.000 personnes vivant avec le VIH en Centrafrique, 8% seulement étaient sous antirétroviraux (ARV), fin 2006.

par Centrafrique-Presse.com publié dans : Société
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 7 juillet 2008

 

 

APA Bangui 2008-07-03 (Centrafrique) Vingt personnes ont trouvé la mort et 15 autres ont disparu dans le naufrage d’une embarcation communément appelée baleinière, survenu dans la nuit de mardi à mercredi, au large du fleuve Oubangui, en Centrafrique, a appris APA des sources officielles.

 

Le naufrage a eu lieu lorsque la baleinière est entrée en collision avec un autre navire venant en sens inverse, a indiqué à APA le commandant de la brigade fluviale, Alain Kpotou.

«La principale cause de cet accident est le fait que ces deux embarcations ne disposaient pas d’un système d’éclairage approprié, ce qui n’a pas permis à leurs capitaines d’éviter la collision», a expliqué le commandant Kpotou.

 

«Le bilan provisoire de l’accident se chiffre à 20 morts, repêchés par les services de la brigade fluviale, alors que 15 autres passagers sont encore introuvables», a-t-il ajouté.

Dans un communiqué, le ministre des transports, Parfait Mbaye, a indiqué qu’une enquête sera ouverte pour déterminer les causes de l’accident et que les auteurs seront traduits en justice.

 

De source proche de la brigade fluviale, on indique que 350 personnes ont péri l’année dernière dans des naufrages, très fréquents en Centrafrique pendant la saison des pluies qui va de mai à octobre.

Ces accidents sont pour la plupart causés par la surcharge des navires, leur vétusté ou la négligence technique des membres de l’équipage



Accident - Bangui - 03/07/2008 PANA


Seize personnes ont trouvé la mort lundi soir dans une collision entre deux navires, intervenue à proximité de la localité de Bokassi (25 km au sud de Bangui), a-t-on appris ce jeudi de source officielle. Selon les premières indications, l’accident serait dû à un défaut d’éclairage sur les deux embarcations, dont l’un "Saint Joseph" revenait de Ekala, en République démocratique du Congo et l’autre le "Selon Moyen", se rendait à Impfondo, au Congo Brazzaville, avec 60 passagers à son bord.

Mis en cause par son collègue du "Selon Moyen", le conducteur du "Saint Joseph" a indiqué avoir éteint ses projecteurs trop puissants car étant derrière l’embarcation, il était ébloui et a dû faire recours à l'usage des lampes torches tout en sachant que cela est interdit.

"La réglementation est pourtant claire, les baleinières ne doivent pas naviguer entre 18h et 6h du matin", a rappelé le ministre centrafricain des Transports, le lieutenant-colonel Parfait Anicet Mbay, venu accueillir les corps des victimes, mardi.

Le ministre a également pointé du doigt les services de contrôle, qui ont autorisé l’embarcation ("Selon Moyen") à poursuivre son chemin, après un contrôle effectué à 17 heures locales, avant de remettre aux parents des victimes une aide financière du gouvernement pour les obsèques.

Il a par ailleurs promis l’ouverture d’une information judiciaire pour faire la lumière sur ce drame, ajoutant que les navires préféraient circuler la nuit afin d’éviter les tracasseries policières et les rackets dont ils font régulièrement l’objet.
 

par Centrafrique-Presse.com publié dans : Dépêches
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 7 juillet 2008




APA Bangui
03-07-2008 (Centrafrique) Le ministre conseiller économique et financier à la présidence de la République centrafricaine, Théodore Dabanga, a été nommé directeur général de l’agence centrafricaine de la Banque des Etats d’Afrique centrale (BEAC), a appris APA jeudi à Bangui de source digne de foi.

 

Pour sa part, le ministre de la reconstruction des édifices publics, de l’urbanisme et du logement, M. Jean Serge Wafio, a été nommé commissaire de l’agence nationale de la BEAC, a appris APA de même source.

 

Le président François Bozizé a signé les textes officiels mettant MM. Wafio et Dabanga à la disposition de l’institution financière sous-régionale, conformément au décret du 28 janvier 2008 portant nomination ou confirmation des membres du gouvernement.

 

Grand commis de l’Etat, Jean Serge Wafio a occupé d’importantes fonctions dans l’appareil dirigeant et l’administration centrafricaine dont celle de ministre des mines sous le régime du président déchu Ange-Félix Patassé.

 

Avant d’être nommé ministre de la reconstruction des édifices publics par le président Bozizé, le tombeur de Patassé, il fut directeur général de l’Energie centrafricaine (ENERCA) puis directeur général du Trésor public.

 

Pour sa part, Théodore Dabanga est un membre influent de la «Convergence KNK», le parti du président Bozizé. Avant sa nomination au poste de ministre conseiller économique à la présidence de la République, il fut ministre des finances et du budget.

 

La nomination de MM. Wafio et Dabanga aurait été entérinée par le 9ème sommet de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), réuni le 23 juin dernier à Yaoundé.


Ndlr. Centrafrique-PresseContrairement à ce qu'affirme cette dépêche, Jean Serge Wafio alias "mo ouara mo tè biani" n'a pas été nommé Commissaire à la BEAC mais à la CEMAC. Ce sont les nominations tribalistes et familiales de Bozizé qui se poursuivent. C'est un certain KELEFIO qui serait son neveu, qu'il a fait désigner pour prendre la direction nationale de la BEAC à Bangui.

par Centrafrique-Presse.com publié dans : Dépêches
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 7 juillet 2008



BANGUI, 5 juil 2008 (AFP) -
Les évêques d'Afrique centrale ont souhaité samedi que "ceux qui sèment la mort et le désespoir" au Darfour, au Tchad et en Centrafrique enterrent "la hache de guerre".

"Les évêques se sentent interpellés par le drame humanitaire qui attriste le coeur de millions d'hommes et de femmes au Darfour, et qui a un impact négatif sur la qualité de la vie dans notre région, singulièrement au Tchad et en République centrafricaine", ont-ils affirmé dans une déclaration à l'issue de leur 8ème assemblée plénière à Bangui.

Assurant "toutes les victimes de leur prière", ils demandent "à tous ceux qui sèment la mort et le désespoir dans cette région, d'enterrer la hache de guerre, d'aller au-delà de leurs ambitions individuelles et ethniques pour travailler à la recherche d'une paix durable au Darfour, au Tchad et en République centrafricaine".

Une guerre civile ravage depuis cinq ans le Darfour, voisin du Tchad et de la Centrafrique. Ce conflit a entraîné l'arrivée de 260.000 réfugiés, principalement dans l'est du Tchad, et dans le nord-est de la Centrafrique, tout en déplaçant 190.000 personnes dans ces deux pays.

Cette conférence ouverte lundi s'est déroulée en présence de plus d'une centaine d'évêques et de religieux du Cameroun, de Centrafrique, du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale, du Tchad et de France.

L'évêque de Bossangoa au nord de la Centrafrique, Mgr François-Xavier Yombaïndjé, président sortant de l'Association des conférences épiscopales de la région de l'Afrique centrale (ACERAC), a passé la main à Mgr Timothée Modibo Nzo Kéngba de Franceville au Gabon qui devient le président de l'Association jusqu'à la prochaine Assemblée de 2010 au Gabon.



Fin de l’assemblée des évêques d’Afrique centrale

 

Bangui - 06/07/2008 - (PANA) La huitième assemblée plénière de l’Association des conférences épiscopales de la région d’Afrique centrale (ACERAC) a pris fin samedi en fin d’après-midi au palais de l’Assemblée nationale à Bangui, en présence du président François Bozizé et de son épouse Monique, a constaté la PANA sur place.

Elu par ses pairs pour assurer la présidence de cette organisation pour les trois années à venir, l’évêque de Franceville, Mgr Timothée Modibo Nzokéna, a officiellement pris ses fonctions en recevant symboliquement le témoin transmis par son prédécesseur, Mgr François- Xavier Yombandjé, archevêque de Bossangoa, en Centrafrique.

Pour ce dernier, l’assemblée plénière de Bangui, réunie autour du thème "pour une meilleure gestion des biens dans nos églises d’Afrique Centrale", a été "le laboratoire de la nouvelle vision de l’Eglise en Afrique centrale".

Mgr Nzokéna a, quant à lui, invité les églises de la sous-région à "suivre les traces de celui qui est venu non pas pour se servir, mais pour servir" et à donner ainsi l’exemple d’une "répartition équitable de nos ressources naturelles", au premier rang desquelles le pétrole et le bois.

Président en exercice de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) depuis le 23 juin dernier, François Bozizé a saisi l’occasion de sa présence à cette rencontre pour souligner que l’intégration sous-régionale "doit être celle des peuples avant d’être celle des Etats".

A signaler que le communiqué final de l’assemblée plénière, qui a duré cinq jours, salue tous les efforts déployés en faveur du retour de la paix dans la région du Darfour, au Soudan, en proie à une guerre civile dont les conséquences sont ressenties au Tchad et en République Centrafricaine.

La prochaine assemblée plénière de l'Association des conférences épiscopales de la région d'Afrique centrale se tiendra en 2011 au Gabon.
 

par Centrafrique-Presse.com publié dans : AFRIQUE
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 7 juillet 2008
par Joseph Nestor Ouamba-Patas                              
 
 
 
"Central African Republic at the crucial moments of its crises should demonstrate republican vertues to obtain reconciliation, peace, law and order. Politicians have to act with trust, confidence and full real will to re-establish Administration by eliminating red tape, rampant corruption, experimenting rule of law, Human Rights and promoting severe fight against poverty. Elites and politicians, opposition or government ruling party are facing this challenge. For that, dialogue makes part of  the republican vertues. Thus, for the success of National Inclusive Dialogue on Central African Rep ublican crises ; political forum should take place abroad. Libreville is well-indicated to receive this forum regarding the output of the former recent political agreement between Messrs Jean-Jacques Demafouth(APRD), Zacharie Damane (UFDR) and the government."
 
Europe, North America and Asia give to the world lessons of republican vertues. Asia with its ecconomic booming, which dominates global world economy now is an example patriotism, the will to transform their region making it very powerful economically, socially, techonologically and poilitically. alongside with developed Europe, advanced and developed North America. So, wishing the development, the progress of Central African Republic, poiliticians and elites should take initiatives to modernise development structures of this country another way to deal with reforms. Truly Central African Republic is in need  of reforms in all discipline and scope of activities. Politicians and elites have to be bold on the case of finances, economy and technology. The world  to-day is that of  new technology and finances.

Politicians and elites are invited to creative through innovation. Telling truth, this country does not want several militaries in its territory. But this country needs schools, professors, Research & development, physicians, doctors and so on to set  its growth. Politicians and elites may know that solutions to the crises of Central African Republic will be not found in the military strategy. Solutions reside in the will of politicians and elites to combine the interests of the country with those of citizens : the defence of Common Goods. Republican vertues means to preserve the wealth of the country. Inequalities, soaring poverty, downnturn of economy explain that Central African Republic is not in good governance. By the way such situation requires vertues which should be taken by politicians and elites. Honesty, dignity, truth, courage, integrity, faith and patriotism have to preside their actions. It is not right for politcians and elites to behave as puppets putting its country interests à la merci of other countries.

As the image of Central African Republic shows thoroughly, the regime of Bozizé is sustained by France and other countries of Economic and Monetary Community in Central African. But, it depends on politicians and elites through the vertues of republic to denounce Bozizé regime which is a dictatorship. Bozizé regime deserves criticism. Bozizé regime is a profit for France not for citizens of Central African Republic. With firm belief in democracy, freedom, respect of Human Rights, elites can break down this regime. Bozizé regime is a poison pill for Central African Republic. Democracy is unique. Citzens of Central African Republic believe in the vertues of republic. To have them talking is compulsory between all politicians, elites and members of civil society. Modernity is in the vertues of republic. Central African Republic should get these vertues.
 
 ***************************************************************************************************************************
 
La Centrafrique peut se moderniser. Elle peut se transformer. Elle peut progresser. Voyez-vous, c'est mieux d'y croire. Mais, c'est encore beaucoup mieux de participer à ce processus. Et la démocratie, la liberté, les Droits de l'Homme sont des valeurs indispensables à l'émancipation de l'Homme. Il serait temps pour les politiciens et les élites centrafricains de faire valoir les vertus républicaines aux fins de hisser le paysage politique au niveau des attentes des citoyens. Les vertus républicaines obligent les politiciens et les élites à transcender leur clivage pour se consacrer à la défense des intérêts de la Centrafrique.Cela dit, il faut de l'audace, du courage, de la fermeté et la volonté. L'Europe, l'Amérique du Nord et l'Asie sont des exemples des vertus républicaines. C'est le goût del'initiative qui explique la puissance économique de l'Asie.au côté de l'Europe développée et de l'Amérique du Nord avancée et développée. Si la Centrafrique veut se développer ; les politicians et les élites sont invités à prendre des bonnes initiatives pour asseoir la modernité.

Cela dit, cela s'impose par le refus de la corruption. La réforme de l'Administration, laquelle est trop bureacratique et lourde. Puis, la Centrafrique mérite des structures de modernité.Qui dit modernité dit aussi réforme.Et le politicien, les élites doivent l'accompagner dans cette voie. Il faut du courage. C'est vrai. C'est la qualité de tout politicien. Les élites et les politiques sont obligés de mettre la Centrafrique dans la modernité. Ce pays ne croit pas à la solution militaire de ses crises. Mais il est convaincu que la solution à ses crises se trouve dans la combinaison de ses intérêts avec ceux des citoyens. C'est dire que les politiciens doivent de parler. Et les élites doivent réflèchir puis proposer.

La Centrafrique veut des médécins, des ingénieurs, des professeurs, les Recherches&développements, les nouvelles technologies, les écoles, les hôpitaux, les routes ; tout ce qui améliore le quotidien de ses citoyens. Voilà le défi de la Centrafrique. La Centrafrique qui ne croit pas au régime Bozizé : c'est une dictature soutenue par la France et certains Etats de la CEMAC. Ainsi, les vertus de la république, c'est la démocratie, la liberté, les Droits de l'Homme. C'est aussi, la vérité, l'intégrité et la droiture. Il faut de la rigueur dans le respect des principes. Et le régime Bozizé expose le contraire des vertus de la république. Il faut de la modernité. Il faut changer. Il faut être libre. Le régime Bozizé ne défend pas les intérêts de la Centrafrique. C'est pour cette raison que les politiciens doivent se parler. Et le dialogue vient à point  nommer. Ce régime doit céder sa place à la démocratie.
par Centrafrique-Presse.com publié dans : Opinion
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 3 juillet 2008

 

KINSHASA, 1er juillet (Xinhua) -- Le secrétaire général adjoint de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) , Egidio De Sousa Santos (Angola), a affirmé mardi à Kinshasa que  le transfert de commandement des Forces multinationales en  Centrafrique (FOMUC), actuellement sous l'égide de la Communauté  économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) en forces de la FOMAC sous l'autorité de la CEEAC aura lieu le 12 juillet 2008  à Bangui, en Centrafrique.

 

     Après un entretien avec le ministre congolais des Affaires  étrangères et de la Coopération internationale, Antipas Mbusa  Nyamwisi, M. de Sousa Santo a affirmé qu'il était venu en  République démocratique du Congo (RDC), pays qui assure la  présidence de la CEEAC, pour rendre compte au président Josphe  Kabila de l'état d'avancement des préparatifs de cette mutation. 

 

     Il a indiqué en outre que les chefs d'Etat et de gouvernement  de la CEEAC ont donné mandat au comité d'ambassadeurs de la CEEAC  pour étudier les conditions de transfert d'autorité entre la CEMAC et la CEEAC. 

 

     La FOMUC existe depuis le 2 octobre 2002, à l'issue d'un sommet où les chefs d'Etat membres de la CEMAC avaient décidé le  déploiement d'une force de 350 soldats en Centrafrique, en  remplacement de la Mission des Nations Unies en République  Centrafricaine (MINURCA). 

 

     La FOMUC avait alors mandat d'assurer la sécurité du président  Ange-Félix Patassé, la restructuration des Forces armées et el  travail de patrouille mixte le long de la frontière avec le Tchad. Son mandat a été prorogé et adopté après l'éviction du  président Patassé par le général François Bozizé en mars 2003. 

 

     S'agissant de la Force multinationale de l'Afrique centrale ( FOMAC), elle sera une force non permanente constituée des  contingents militaires des Etats membres dont le but sera  d'assurer les missions de paix, de sécurité et d'aide humanitaire. Elle sera appelée à intervenir notamment en cas d'agression ou de  conflits dasn tout Etat membre, de conflits internes ou en cas de  renversement des institutions constitutionnelles d'un Etat membre. 

 

 

par Centrafrique-Presse.com publié dans : Relations Internationales
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 3 juillet 2008



 

AMSTERDAM 2 juil 08 (Reuters) - Le parquet de la Cour pénale internationale de La Haye a fait appel de la décision de libérer l'ancien chef de milice congolais Thomas Lubanga, premier suspect qu'elle devait juger, ce qui entraîne son maintien en détention.

 

La CPI avait laissé cinq jours au parquet pour interjeter appel, ce qui a été fait immédiatement. "Le besoin de justice pour les victimes au Congo et d'offrir un procès équitable à Thomas Lubanga doivent et peuvent concorder", a déclaré dans un communiqué le procureur général Luis Moreno Ocampo.

 

"La CPI est une institution permanente et internationale. Elle doit se baser sur les règles les plus élevées du droit" Les magistrats du premier tribunal permanent chargé de juger les crimes de guerre, mis en place en 2002, ont décidé le mois dernier de suspendre la procédure contre Lubanga en raison d'un litige sur l'accès de la défense à certaines preuves.

 

Accusé d'avoir enrôlé de force des enfants de moins de quinze ans, Lubanga est détenu à La Haye depuis mars 2006. L'ancien chef de la milice de la province de l'Ituri, dans le nord-est de l'ex-Zaïre, aurait dû comparaître devant les juges à partir du 23 juin.

 

Cependant, face au refus de l'Onu de lever la confidentialité de certains documents essentiels à l'accusation, les magistrats ont interrompu la procédure au motif que le Congolais risquait de ne pas bénéficier d'un procès équitable. Les avocats de l'accusé avaient fait valoir devant le tribunal que la suspension du procès devait conduire automatiquement à sa libération.

 

Carine Bapita Buyangandu, une avocate représentant les victimes, a toutefois prévenu les magistrats de la CPI la semaine dernière que la libération de Lubanga pourrait à nouveau provoquer l'embrasement de l'Ituri.

 

UN REVERS POUR LA CPI

 

La suspension de son procès constitue un revers pour la CPI alors même qu'elle semblait avoir trouvé son rythme de croisière, six ans après son installation. Le refus de l'Onu de divulguer le contenu de certains documents s'explique par la volonté de protéger des sources, dont le témoignage a été recueilli sous le sceau de la confidentialité.

 

Le parquet a fait valoir que les Nations unies avaient accepté que les juges de la CPI puissent avoir accès à la majeure partie des documents mais le magistrat Adrian Fulford a indiqué que le tribunal s'opposerait probablement aux conditions strictes imposées par l'organisation internationale.

 

Le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, s'est dit confiant dans le fait que le problème serait réglé dans les semaines à venir et que Lubanga pourrait comparaître en septembre. Des juristes estimaient cependant que les possibilités d'appel risquaient de différer la procédure pendant plusieurs mois.

 

Depuis son installation il y a six ans, la CPI a ouvert des procédures sur des crimes de guerre présumés commis au Congo démocratique, au Darfour soudanais, en Ouganda et en République centrafricaine. Seuls trois suspects sont actuellement détenus, tous ressortissants du Congo démocratique.

Emma Thomasson à Amsterdam, Ingrid Melander à Dakar et Pellet Kipela à Kinshasa, version française Henri-Pierre André, Gwénaëlle Barzic et Guy Kerivel

 

par Centrafrique-Presse.com publié dans : Dossiers
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus