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21 octobre 2021 4 21 /10 /octobre /2021 20:28
Centrafrique : "Il y a une volonté d'infantiliser la République centrafricaine"
Centrafrique : "Il y a une volonté d'infantiliser la République centrafricaine"

 

Centrafrique : "Il y a une volonté d'infantiliser la République centrafricaine"

 

https://information.tv5monde.com/ 21 OCT 2021 Mise à jour 21.10.2021 à 13:20 par Nadia Bouchenni

La crise diplomatique est officielle entre Paris et Bangui. Mercredi 20 octobre au soir, la ministre des Affaires Etrangères de la république centrafricaine, Sylvie Baïpo-Temon a tenu des propos critiques contre son homologue français, Jean-Yves Le Drian dans une interview sur notre chaîne. Retour sur la polémique. 

"Les propos de mon homologue français sont inacceptables car mensongers", a déclaré la cheffe de la diplomatie centrafricaine. Sylvie Baïpo-Temon ne cache pas sa colère contre Jean-Yves Le Drian qui, lors d'une interview à France 5, a dénoncé l'action en Centrafrique du "groupe privé russe Wagner" taxé de "société de mercenaires".

« Lorsqu'ils pénètrent dans un pays, ils multiplient les violations, les exactions, les prédations pour se substituer parfois même à l'autorité du pays. L'exemple le plus spectaculaire c'est la République centrafricaine où finalement, pour pouvoir se payer, ils confisquent la capacité fiscale de l'Etat », a-t-il dit dans l'émission «C dans l'air» sur la chaîne France 5.

Il y a une volonté de la part de mon homologue d'infantiliser la République centrafricaine

Exigeant des preuves de ce qu'avance Jean-Yves Le Drian, Sylvie Baïpo-Temon a fait référence à la mission économique d'évaluation menée par la Russie en matière douanière à la demande de la Centrafrique. Depuis plusieurs années, Bangui a fait appel à des paramilitaires russes qui se sont engagés aux côtés des forces centrafricaines pour lutter contre les groupes rebelles.

Le président Macron a comparé le président Touadéra à un "otage"

"Il n'y a aucun accaparement du pouvoir par les instructeurs russes. Mon homologue parle de mercenaires. J'aimerais qu'il nous apporte la preuve de ce qu'il avance", a affirmé la ministre sans jamais prononcer le nom de Jean-Yves Le Drian, se contentant de le nommer comme son "homologue français". 

"Il y a une volonté de la part de mon homologue d'infantiliser la République centrafricaine", estime Sylvie Baïpo-Temon. Cette dernière parle même de menaces portées envers son pays, par les propos du ministre français mais aussi du président Emmanuel Macron qui a comparé le président Touadéra à un "otage des soi-disant mercenaires, et de la présence russe".

« Je rappelle que les troupes sangaristes ont commis des actes de violations sur des mineurs. Nous attendons toujours des réponses sur cela

La ministre a tenu à rappeler la souveraineté de la République centrafricaine "qui est en droit de pouvoir faire appel à des partenaires"justifiant cette présence russe car "les autres pays amis n'ont pas répondu à l'appel à l'aide de la République centrafricaine, notamment lors de la prise de pouvoir du président Touadéra en mars 2016".

La France doit prendre sa responsabililté

Appelant Jean-Yves Le Drian à prendre sa responsabilité dans cette situation, la France ayant demandé le retrait des forces de l'opération Sangaris du pays, une opération militaire française (2013-2016) contre les forces rebelles, la ministre regrette que la République centrafricaine soit la victime d'une "guerre informationnelle entre deux puissances". "Cette guerre de désinformation doit cesser", a-t-elle affirmé.

Exigeant des preuves de ce qu'avance Jean-Yves Le Drian, Sylvie Baïpo-Temon a fait référence à la mission économique d'évaluation menée par la Russie en matière douanière à la demande de la Centrafrique. Depuis plusieurs années, Bangui a fait appel à des paramilitaires russes qui se sont engagés aux côtés des forces centrafricaines pour lutter contre les groupes rebelles. 

Le président Macron a comparé le président Touadéra à un "otage"

"Il n'y a aucun accaparement du pouvoir par les instructeurs russes. Mon homologue parle de mercenaires. J'aimerais qu'il nous apporte la preuve de ce qu'il avance", a affirmé la ministre sans jamais prononcer le nom de Jean-Yves Le Drian, se contentant de le nommer comme son "homologue français". 

"Il y a une volonté de la part de mon homologue d'infantiliser la République centrafricaine", estime Sylvie Baïpo-Temon. Cette dernière parle même de menaces portées envers son pays, par les propos du ministre français mais aussi du président Emmanuel Macron qui a comparé le président Touadéra à un "otage des soi-disant mercenaires, et de la présence russe".

Interrogé sur la présence de ces paramilitaires russes du groupe Warner sur le front aux côtés des forces centrafricaines, Sylvie Baïpo-Temon déclare qu'"une guerre et une guerre. Il y a forcément des dégats collatéraux". Et d'ajouter que : "depuis des dizaines d'années, la République centrafricaine fait face à de nombreux conflits, à de nombreuses exactions sur son territoire. Toutes les troupes venues lui apporter de l'aide ont commis des exactions. Je rappelle que les troupes sangaristes ont commis des actes de violations sur des mineurs. Nous attendons toujours des réponses sur cela", a-t-elle tenu à rappeler en fin d'interview.

 

Guerre diplomatique en Afrique : en colère, la Centrafrique demande à la France d’arrêter d’infantiliser ce pays

https://lecourrier-du-soir.com/ By Cheikh Dieng 21 octobre 2021

En conflit contre la France, le gouvernement centrafricain demande à la France d’arrêter de l’infantiliser 

Les ennuis ne s’arrêtent pas pour la France en Afrique. En effet, en pleine crise diplomatique avec la junte militaire malienne et l’Algérie, Paris doit également subir les affres de la République Centrafricaine qui ne supporte plus d’être infantilisée par l’ancien pays colonisateur.

Il faut dire que le conflit diplomatique qui oppose Bangui (capitale de la Centrafrique) à Paris ne date pas d’hier.  On sait déjà qu’en juin 2021, Macron a dû couper une aide de 10 millions d’euros destinée à ce pays. Le président français accusait Bangui d’avoir orchestré une campagne anti-française téléguidée par la Russie.

“A plusieurs reprises, les autorités centrafricaines ont pris des engagements qu’elles n’ont pas tenus, tant sur le plan politique envers l’opposition que sur le comportement vis-à-vis de la France, qui est la cible d’une campagne de désinformation massive en Centrafrique”, avait affirmé Paris. Et d’ajouter : “les Russes n’y sont pas pour rien, mais les Centrafricains sont au mieux complices de cette campagne”.

Il faut dire que la colère de la France était surtout motivée par les relations très chaleureuses entre la Centrafrique et la Russie. Paris, ne voulant pas voir Moscou la supplanter dans un pays stratégique, avait alors décidé de s’en prendre aux autorités locales qui n’ont jamais caché leur propension envers la Russie de Poutine.

Un an après ce coup de froid, les tensions entre les deux pays subsistent toujours. Et tout  est parti d’une déclaration faite par Jean-Yves Le Drian, actuel ministre français des Affaires étrangères, lequel a accusé la Russie de s’être substituée à l’Etat centrafricain. Des accusations que Bangui ne digèrent pas.

C’est dans ce contexte houleux que la ministre centrafricaine des Affaires étrangères, Mme Mbaïpo-Temon, a décidé de s’attaquer violemment à la France qu’elle accuse d’infantiliser son pays. “Il y a un acharnement (…) et un souhait d’infantiliser la République centrafricaine et ses autorités qui doivent s’arrêter”, a-t-elle déclaré à l’AFP.

 

La France "infantilise" la Centrafrique, s’indigne Bangui

https://fr.sputniknews.com/ 12:28 20.10.2021

La diplomatie française "s’acharne" et "infantilise" la Centrafrique, d’après la ministre centrafricaine des Affaires étrangères. Elle a dénoncé les allégations faites par Paris selon lesquelles le groupe de sécurité privé russe Wagner "confisquait la capacité fiscale de l'État" centrafricain.

La République centrafricaine a réagi à une violente sortie de la diplomatie française concernant la présence présumée de paramilitaires du groupe de sécurité privé russe Wagner sur le sol centrafricain.

"Il y a un acharnement [...] et un souhait d'infantiliser la République centrafricaine et ses autorités qui doivent s'arrêter", a déclaré à l'AFP Sylvie Mbaïpo-Temon, la ministre des Affaires étrangères.

Mme Baïpo-Temon s'est dite à ce sujet "stupéfaite" de la réaction "extrême" et "mensongère" du chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian.

L’offensive diplomatique française

Ce dernier a accusé les mercenaires du groupe privé russe Wagner de se "substituer" à l'autorité de l'État en Centrafrique et d'accaparer sa capacité fiscale.

"Lorsqu'ils pénètrent dans un pays, ils multiplient les violations, les exactions, les prédations pour se substituer parfois même à l'autorité du pays", a déclaré le ministre invité sur France 5 le 18 octobre, ajoutant que les mercenaires "confisquent la capacité fiscale de l'État".

Le rôle des instructeurs russes

De son côté, la Russie, engagée depuis 2018 dans une coopération militaire avec le gouvernement de Faustin-Archange Touadéra, notamment pour former des militaires, a à plusieurs reprises déclaré que ses instructeurs restent dans le pays légalement, sur la base de contrats passés avec le ministère centrafricain de la Défense.

Le même jour, le 18 octobre, au cours d’une réunion du Conseil de sécurité de l’Onu concernant la Centrafrique, la Russie a réitéré que les instructeurs russes présents en Centrafrique "ne participent pas à des actions militaires".

"Ils améliorent le professionnalisme des forces armées centrafricaines. Grâce à cela, la situation militaire dans le pays s'est stabilisée", a déclaré l'ambassadrice russe adjointe, Anna Evstigneeva, lors de cette réunion.

Faustin-Archange Touadéra, Président de ce pays confronté à des violences depuis 2013 et classé par l’Onu parmi les pays les moins avancés au monde, a tenu également lors de cette réunion à remercier la Russie et le Rwanda pour la fourniture de "forces bilatérales" à Bangui : "L'arrivée des forces bilatérales nous a permis de réajuster nos options sécuritaires [...] et d'optimiser la protection des populations civiles".

Le 6 octobre, un responsable de la Communauté des officiers pour la sécurité nationale, qui fournit des services de formation militaire en Centrafrique, a précisé à Sputnik que 1.135 instructeurs militaires russes travaillaient dans le pays.

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