Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

5 septembre 2021 7 05 /09 /septembre /2021 14:13
Nouvelles nationales sur RFI

 

Centrafrique : le chef anti-balaka Eugène Ngaïkosset arrêté

https://www.rfi.fr/ 04/09/2021 - 22:03

Eugène Ngaïkosset, chef anti-balaka et ancien membre de la garde rapprochée du président François Bozizé, a été arrêté. L'information a été confirmée à RFI par le ministre centrafricain de la Justice, mais les circonstances de cette arrestation ne sont pas encore connues. Eugène Ngaïkosset est accusé de nombreux crimes en RCA.

Eugène Ngaïkosset, 54 ans cette année, est un ancien compagnon d'armes du chef d'État François Bozizé, devenu ensuite capitaine au sein de la garde présidentielle.

Il doit son surnom de « boucher de Paoua » à son rôle dans les opérations menées pour mater la rébellion qui avaient éclaté dans le nord-ouest après l'élection de François Bozizé à la tête du pays en 2005. Pendant deux ans, la garde présidentielle aurait massacré plusieurs centaines de civils dans la région.

Pendant cette période, Human Rights Watch affirmait que les militaires tiraient sur la foule, pillaient et incendiaient des milliers d'habitations, rasant parfois des villages entiers. Eugène Ngaïkosset était à la tête d'une des unités impliquées, selon l'ONG.

Arrêté au Congo après la chute de Bozizé, puis extradé, il s'est échappé à Bangui en 2015 avant de prendre les armes.

Le Conseil de sécurité de l'ONU l'accuse d'être l’un des principaux auteurs des violences qui ont eu lieu dans la capitale quelques mois plus tard. « Lui et d’autres combattants anti-balaka se sont alliés à des rebelles de l’ex-Seleka en vue de déstabiliser le gouvernement de transition », selon les Nations unies. Depuis, il était introuvable.

 

 

Centrafrique: quelle place pour les groupes armés dans le futur dialogue national?

https://www.rfi.fr/ 04/09/2021 - 00:16

Le président Touadéra a officiellement installé le comité en charge d'organiser le dialogue républicain. L'opposition appelle à la participation des membres de la CPC à ce dialogue.

Le sujet est loin de faire consensus. « Le gouvernement, suite à la défection d’un certain nombre de membres de groupes armés qui ont décidé de regagner la CPC, a décidé de prendre certaines mesures par rapport à certains de ces groupes », explique le ministre Jean-Willybiro Sako, l'un des représentants des pouvoirs publics au sein du comité d'organisation du dialogue.  

Les groupes armés qui ont participé à la CPC n’auront donc pas voix, confirme Jean-Willybiro Sako. « Lors de la concertation qui a eu lieu avant la préparation proprement dite pour le dialogue, tous ont reconnu que pour l’instant, nous ne pouvons pas faire participer ces organes membres de la CPC à ces différentes rencontres. »

Le ministre rappelle aussi que les groupes armés ont déjà un cadre de dialogue : le comité exécutif de suivi de l'accord de paix. Mais pour l'opposition leur présence est au contraire essentielle.

« Ces groupes armés qui sont actuellement dans la CPC étaient hier les alliés du pouvoir, rappelle Sosthène Guetel, le président en exercice de la COD2020. Il est indispensable que ces groupes armés soient au dialogue inclusif pour dire que cela ne va plus se répéter. Une fois qu’on aura compris leurs problèmes, si l’on peut trouver des solutions, qu’on les trouve, et qu’on ne peut plus parler de groupes armés en Centrafrique. C’est cela notre démarche. »

Par ailleurs, Sosthène Guetel ne fait pas de la présence de François Bozizé une condition pour la tenue de ce dialogue.

Nouvelles nationales sur RFI
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com