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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 01:24
Le procureur général Éric Didier Tambo  menace l’ancien Président François Bozizé
Le procureur général Éric Didier Tambo  menace l’ancien Président François Bozizé

 

RCA : crise préélectorale, le procureur général Éric Didier Tambo  menace l’ancien Président François Bozizé de poursuite judiciaire

 

Bangui, mercredi, 16 décembre 2020, 11:27:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ).

À quelques jours de la fin de campagne électorale en vue des élections présidentielle et législatives du 27 décembre 2020, la justice centrafricaine s’est prononcée sur les agissements de l’ancien Président de la République François Bozizé. Le procureur général, le magistrat Éric Didier Tambo menace l’ancien Président ainsi que ses complices de poursuite judiciaire.

 Après ses investigations, le parquet général affirme avoir recensé  les différentes atteintes au processus  électoral en cours.

Ainsi, ce mardi 15 décembre 2020, le procureur général, le magistrat  Éric Didier Tambo, dans une déclaration faite sur les ondes de la radio nationale, menace  et met en garde ceux qui pourront encore semer de trouble dans l’organisation de ces élections.

« Conformément à l’article  26 du code  du procédure pénale centrafricain, et sous la surveillance du parquet général  près la cour d’appel de Bangui,  il a été mis en place  en date du 30 novembre 2020 , une cellule judiciaire coordonnée par le Procureur général, et regroupant en son sein tous les procureur de la République du ressort ainsi que tous les officiers de police judiciaires. La cellule est chargée de constater dans le ressort de ladite cour les infractions liées au processus électoral prévues et punies par les articles 249 à 277 du code électoral ainsi que les infractions connexes  prévues et punies par le Code pénal centrafricain.  L’objectif recherché est d’investiguer et coordonner toutes les infractions liées au processus avant, pendant, et après les élections. Les informations parvenues  à la cellule font état de  ce qu’après la publication de la liste des candidats à l’élection présidentielle le 3 décembre 2020 par la Cour constitutionnelle, l’un des cinq candidats,   dont la candidature a été invalidée, notamment le candidat investi par le parti kwa na Kwa (KNK),  en campagne dans le nord-ouest de la RCA, aurait procédé à des recrutements et à l’enrôlement des mercenaires  étrangers, des  miliciens et des enfants soldats. La même source indique que  des rencontres et des contacts  entre les candidat malheureux du KNK avec d’autres chefs  de la région ont eu lieu », a déclaré le Procureur général Éric Didier Tambo qui a également indiqué qu’au « cour de  cette réunion,  un plan machiavélique aurait  été mis en place par  cette nébuleuse coalition  aux fins de dissuader, décourager, intimider et terroriser les électeurs à ne pas aller  voter le jour du scrutin. Bref ! Semer la zizanie et la panique de manière concertée, planifiée et coordonnée dans les différentes zones  qui sont sous leur contrôle avant et pendant  le jour du scrutin ».

D’après lui, le parquet général  tient à informer  l’opinion nationale et internationale  que ces présumés actes criminels ne resteront pas  impunis.

Notons que les différents candidats à la présidentielle et aux législatives poursuivent leur campagne sur le terrain. Le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA se trouve actuellement à Birao, Martin Ziguélé au Nord-ouest, et les autres à Bangui.

 

 

 

Centrafrique : Le parquet général de Bangui annonce l’ouverture d’une enquête sur les violences à l’intérieur du pays

  

BANGUI, le 16 décembre 2020(RJDH)---Des informations judiciaires sont ouvertes par le parquet général de Bangui relative aux mouvements armés ces deux derniers jours à Bossangoa, Bossemptele, Markounda. C’est à travers un communiqué rendu public mardi soir, que le procureur général Didier Éric Tambo a annoncé également, l’arrestation d’un des présumés auteurs.

Plusieurs violences ont été enregistrées ce début de la semaine. Une autre remonte le lundi 14 décembre à Markounda où des équipements de la candidate aux législatives de la circonscription de la sous-préfecture madame Béatrice Epaye ont été emportés par des hommes armés non identifiés.

Les derniers cas sont relatifs aux attaques des éléments de forces de défense intérieure par des bandes armées dans l’Ouham et l’Ouham-Pende. Ces faits selon le parquet général sont attribués aux groupes appartenant aux milices anti-Balaka.

« Nous avons arrêté un élément qui est un ancien soldat de l’armée. Les enquêtes sont ouvertes pour déterminer l’identité de ces mouvements armés qui ont perpétré ces violences notamment à Markounda, à Bozoum, Bossembele... dans l’objectif de perturber la tenue des élections générales dans le pays », dit-t-il au téléphone au RJDH.

Dans le communiqué, le parquet accuse l’ancien président François Bozize, d’être le commanditaire de ces actes de violences à l’intérieur du pays.

Contacté par le RJDH, le camp de l’ancien président promet réagir sur la déclaration du parquet général.

Déjà sur le terrain, plusieurs candidats ont suspendu leur vol pour battre la campagne électorale à destination de Bossangoa et d’autres villes dont la présence de ces éléments armés a été signalée.

Judicaël Yongo.

 

 

Centrafrique : Des mouvements armés renforcent leurs positions à environs 150 km de la capitale

 

BANGUI, 16 Décembre 2020 (RJDH) --- Les hommes en armes en provenance de Bossangoa et Bozoum ont renforcé leur présence proche de la capitale. De sources bien introduites, parlent de la présence signalée à Yaloke et Bossembele, respectivement à 200 et 160 kilomètres de Bangui. Une situation qui inquiète les habitants et qui crée de mouvement de déplacement.

Selon les sources locales contactées par le RJDH ce mercredi 16 décembre 2020, « il s’agit des éléments identifiés comme des milices anti-Balaka en provenance de Bossangoa et Bozoum qui ont fait leur entrée depuis 48 heures dans la ville de Yaloke. Ils ont occupé la ville de Yaloke ensuite, récupéré les véhicules de la société chinoise de construction de route reliant Bossembele à Bossangoa. Depuis qu’ils se sont installés dans un quartier appelé Cameroun, ces hommes en armes maintiennent leurs positions », confient ces sources avant de parler de la fuite de la population. « La population a peur d’une éventuelle attaque, c’est pourquoi elle était obligée de trouver refuge dans la brousse. A l’heure où je vous parle, la ville est vidée de sa population il n’y a que quelques hommes qui circulent », concluent d’autres sources.

Difficile pour le RJDH, d’avoir des précisions au niveau des sources militaires dans la ville de Bossembele, car il n’y a que des éléments de la police qui sont sur place dans la localité, mais cette source contactée ce matin a précisé que la ville reste toujours vide et calme, et c’est la psychose et les rumeurs qui gagnent de plus en plus la ville.

Le préfet de l’Ouham, lors de la conférence de presse de la Minusca de ce mercredi 16 décembre 2020, dément les informations d’attaques à Bossangoa mais plutôt confirme des cas de braquages de « quelques véhicules des humanitaires par des hommes armés à destination de Batangafo ».

Ketsia Kolissio

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