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8 octobre 2020 4 08 /10 /octobre /2020 22:37
Nouvelles nationales sur RNL
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RCA : les deux agents de police, ex otages des 3R gardent le moral haut

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 8 octobre 2020 18:54

 

Les deux policiers, anciens otages des 3R se disent toujours déterminés à remplir leur mission de protection de la population. Libérés mardi 06 octobre 2020 après presqu’un mois de captivité, ils sont à Bangui et ont été dotés ce jeudi 08 octobre en équipements de travail par le Directeur général de la police.

Moral haut, toujours déterminé à faire son travail de policier, l’agent Florien Poutiya se souvient encore de son enlèvement en plein milieu de la nuit par les 3R.

« Il était minuit. Après mon tour de fraction, je suis entré à l’intérieur pour me reposer un peu. C’est là qu’ils sont arrivés. Ils étaient environ 17 et tous lourdement armés » explique-t-il à Radio Ndeke Luka avant de poursuivre : « J’avais une arme, mais je ne pouvais rien faire. C’est ainsi que je me suis rendu. Ils nous ont pris mon auxiliaire et moi et nous ont conduits à leur première base après toute une journée de marche. Nous avons marché de 8h du matin à 17H. Après, ils nous ont conduit à leur 2e base avant de nous amener là où se trouve le général Sidiki en pleine brousse », raconte le policier.  

Près d’un mois passé en captivité, le gardien de la paix n’est pas prêt à abandonner sa mission. Il dit avoir une conviction renforcée.

« Ecoutez, je suis policier. Je me suis engagé à faire ce travail. C’est mon boulot. Je remplirai toujours ma mission en tant que policier», rassure Florien Poutiya.

Emery Tissayélé, l’auxiliaire kidnappé avec Florien, est lui aussi déterminé à servir dans la police malgré cette mésaventure.

« C’est vrai, je suis toujours déterminé. J’ai toujours la force pour faire ce travail. Je ne peux pas reculer », déclare le jeune auxiliaire qui va bientôt intégrer le corps de la police, selon des sources proches du ministère de la sécurité publique.

Reçus mercredi 07 octobre 2020 par le Premier ministre à leur arrivée à Bangui, les deux agents de police ont eu ce jeudi 08 octobre, de nouveaux uniformes et insignes offerts par le Directeur général de la police, le général Bienvenu Zokoué.

Florien Poutiya et Emery Tissayélé avaient été enlevés dans la nuit du dimanche 06 au lundi 07 septembre 2020 par des éléments de 3R, alors qu’ils étaient en service dans la région de Ngaoundaye (Nord-ouest). Le mouvement 3R conditionnait leur relâchement à la libération de ses éléments arrêtés et détenus à Bangui. Ils ont enfin recouvré la liberté grâce à des négociations menées par la mission conjointe gouvernement-Assemblée nationale et garants de l’accord de paix du 6 février 2019, qui a rencontré le chef des 3R Sidiki Abbas, début octobre 2020.  

 

 

RCA: « Sidiki Abbas est sous sanction. Je n'ai pas envoyé quelqu'un pour négocier avec lui » affirme Firmin Ngrebada

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 8 octobre 2020 20:13

 

Le premier ministre, Firmin Ngrébada, lors de son interpellation devant les élus de la Nation à Bangui, décline toute responsabilité sur la nature de la mission tripartite gouvernement, parlement et garants de l’accord de paix à Koui dans l'Ouham-Pendé. Selon le chef du gouvernement, cette mission n’avait pas pour objectif de négocier avec Sidiki Abbas. Pour lui, le leader des 3R est sous sanction des Nations-Unies. A ce titre, le gouvernement ne peut plus négocier avec lui. 

Sur la nature de la mission tripartite gouvernement, parlement et garants de l’accord de paix ces derniers jours à Koui, Firmin Ngrébada décline toute responsabilité. Selon le chef du gouvernement, cette mission n’avait pas pour but de négocier avec le leader du groupe armé 3R. Pour lui, vu les sanctions des Nations-Unies dont fait l'objet Sidiki Abbas, le gouvernement ne peut prétendre à une quelconque négociation avec lui. Réaction faite le 07 octobre 2020, lors de l'interpellation du gouvernement devant les élus de la Nation.

A la tribune, acculé sur la nature de cette mission conduite par Arnaud Djoubaye Habazène, ministre des Transports et de l'aviation civile, le chef du gouvernement se lave les mains et incombe la responsabilité de la médiation avec Sidiki Abbas, aux garants et facilitateurs de l'Accord de paix du 06 février 2019. Pour lui, il n'est plus question de négocier avec Sidiki, même si ce dernier demeure son plus proche collaborateur.

"J'ai envoyé les membres du gouvernement pour une mission de sensibilisation des notables et de la population sur l’inscription des électeurs. Si nous devons négocier avec le 3R, il nous faudra de nouveaux interlocuteurs. Sidiki Abbas est sous sanction. Je n'ai pas envoyé quelqu'un pour négocier avec lui. Cependant, les garants et facilitateurs font leur travail. C'est ce qu'il s'est passé" a fait savoir le Premier ministre Firmin Ngrébada.

En outre, le chef de l'exécutif réitère la volonté du gouvernement de poursuivre l'opération conjointe Faca-Minusca. Pour lui, l'objectif est de contraindre le groupe armé 3R à revenir dans la République.

"Les éléments des 3R ont demandé un dialogue avec le gouvernement. Cependant, nous ne sommes plus dans cette logique de troubles. C'est pourquoi l'opération "A LA LONDO" doit se poursuivre parce que les objectifs fixés ne sont pas encore atteints. Je vous ferais le compte rendu à la fin de l'opération" a conclu le chef du gouvernement.

Une mission tripartite gouvernement Assemblée nationale et facilitateurs, y compris les garants de l’Accord de paix du 6 février 2019, s'est rendue début octobre 2020 dans le Nord-ouest du pays pour une médiation. Laquelle mission a permis la libération des policiers retenus en otage par les 3R et l'enrôlement de la population dans les zones sous-influence de ce groupe armé.

 

 

RCA-Ouham: débandade à Nana Bakassa suite au passage d’une horde d’hommes armés lourdement armés

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 8 octobre 2020 19:54

 

La sous-préfecture de Nana-Bakassa dans l'Ouham a été secouée le lundi 05 octobre 2020 en raison du passage d’une colonne d'hommes lourdement armés. Cette présence a créé la psychose et la débandade au sein de la population civile. Craignant d'éventuels cas de violences, les autorités locales appellent le gouvernement à intervenir rapidement.

La population de Nana-Bakassa, localité située à 62 kilomètres au Nord de Bossangoa dans la Préfecture e l’Ouham, a connu le lundi 05 octobre 2020, une scène de panique au sein de sa population. Cette frayeur est due à la présence d'hommes armés, en provenance du site minier de Kouki, localité voisine. Ces hommes armés, à bord de plusieurs dizaines de motocyclettes, en partance pour le site de Bondili, ont créé un effroi au sein des habitants de cette localité. Craignant pour sa sécurité, la majeure partie de la population a fui la ville.

"C'était dans les environs de 10 heures, nous avons vu une horde d'hommes armés venus de Kouki. Ces derniers se sont arrêtés devant la brigade territoriale de Nana-Bakassa. A bord d'une trentaine de motocyclettes, lourdement armés, ils affirment qu'ils se dirigeaient dans un autre site minier à  Bondili pour faire régner la paix" a indiqué à Radio Ndeke Luka, Jérôme Goumba, Sous-préfet de Nana-Bakassa.

Face à cette présence inquiétante présageant d’éventuelles scènes de violence dans la localité, les autorités locales appellent le gouvernement à réagir très rapidement, en y dépêchant les éléments des Forces armées centrafricaines pour faire régner la quiétude. Par ailleurs, elles disent ne pas comprendre pourquoi, malgré la signature de l'accord de paix, les hommes armés continuent de défier l'autorité de l'Etat.

"C’est ce qui est effarant pour la sous-préfecture de Nana-Bakassa. Malgré l'Accord de paix, beaucoup d'hommes armés continuent de circuler dans la localité. Des ex-Séléka continuent de se promener en uniformes et lourdement armés. Il faut une présence militaire robuste pour défier ces hommes là, les mettre au pas afin de nous permettre d'aller aux élections" a insisté le Sous-préfet de Nana-Bakassa.

Les localités de Kouki et Bondili, sont des zones minières situées dans la Préfecture de l’Ouham (Nord) où des hommes de l’ex séléka continuent de régner en maître absolus, dictant leurs lois à la population civile et aux autorités locales.

 

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