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5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 22:30
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : la porosité de frontière entre la RCA et le Cameroun favorise le commerce illicite de diamant et or à l’ouest du pays

 

BERBERATI, 02 octobre 2020 (RJDH) ---Le commerce illicite de diamant et d’or se multiplie dans les zones minières à l’ouest de la RCA, frontalières avec le Cameroun. Une situation déplorée par le comité local du suivi de Processus de Kimberley de Berberati qui, au cours de la 3ème réunion trimestrielle du 28 septembre, appelle les autorités centrafricaines à renforcer le système de contrôle.

L’afflux des coopératives et sociétés minières dans des villes minières proches de la frontière camerounaise et congolaise, fait bouleverser le système de commercialisation de diamant et de l’or dans cette partie de l’ouest de RCA. Le contrôle des activités minières devient de plus en plus difficile car, les services des mines notamment, l’Unité Spéciale Anti-fraude (USAF) n’arrivent pas à maîtriser le circuit.

Selon le comité local du suivi de Processus de Kimberley de Berberati, cette situation s’explique par le fait que ces frontières sont moins sécurisées. Vue sa perméabilité, des sujets étrangers s’affluent dans les zones minières telles que Gamboula, Sosso-Nakombo, Dede-Mokouba dans l’intérêt d’acheter frauduleusement le diamant et l’or, « la RCA partage les frontières avec le Cameroun et le Congo. Ses villes ne sont pas solidement couvertes par des éléments de défense et de sécurité censés contrôler les activités minières. Et le diamant sort d’une manière frauduleuse au niveau de la frontière et favorise la contre bande », ont déploré les membres du comité local de Berberati.

De sources concordantes, parlent aussi de certaines complicités des autorités du pays dans le commerce illicite, « vous trouverez des sujets chinois, mauritaniens, burkinabés, camerounais en flagrant délit. Si des poursuites sont engagées, automatiquement des menaces viennent de partout pour obtenir la libération d’une quelconque affaire. Voilà la réalité, qui fait que l’USAF, unité spéciale anti-fraude et les services des mines ont des limites en ce concerne la répression », ajoutent ces sources qui ont souhaité garder l’anonymat.

Le comité demande au gouvernement, l’installation des postes de contrôle de l’USAF et des services de mines à partir des villes frontalières afin de lutter contre la fraude et la contrebande.

Selon le Code Minier de la République Centrafricaine du 29 avril 2009 en son article 187, « sont passibles d'un emprisonnement de deux (2) à cinq (5) ans et d'une amende pouvant aller de cinq cent mille (500.000) à cinquante millions(50.000 000) francs CFA ou à deux (2) fois la valeur de la marchandise saisie ou de I ’une de ces deux peines seulement, les personnes qui, n'ayant les qualités ni de collecteur, ni d'agent acheteur d'un Bureau d'Achat, d'une bijouterie, d'une taillerie, d'une fonderie ou du COMIGEM se livrent à I’ achat, à la vente et à la transformation illicite de I ‘or, des diamants bruts et d'autres substances minérales », précise le code minier.

 

Des acteurs miniers avec l’appui du DPAM (Droits de Propriété et Artisanat Minier) ont validé le 16 septembre dernier à Bangui, des nouveaux bordereaux d’achat. L’objectif est de doter le système de commercialisation d’un outil efficace, infalsifiable et riche en informations pouvant contribuer non seulement à la lutte contre la fraude et la contrebande mais aussi au traitement des données statistiques sur la production.

 

Judicaël Yongo

 

 

Centrafrique : 10 000 tonnes de café produit en 2019-2020, selon l’ORCCPA

 

BANGUI, 02 octobre 2020 (RJDH)---La production caféière en Centrafrique de 2019-2020 est estimée à environ 10 000 tonnes de production, a fait savoir Boniface Damboti directeur général de l’office de règlementation de la commercialisation et du contrôle de conditionnement des produits agricoles en abrégé (ORCCPA). Il l’a indiqué à l’occasion de la journée internationale du café célébré ce 1er octobre 2020 autour du thème : consommons le café centrafricain pour reconstruire la filière.

En RCA, ce moment a permis aux caféiculteurs de réfléchir sur la question de la production et de la consommation du café dans le pays dont le secteur a été fortement touché par la pandémie de Covid 19, provoquant la chute du prix sur le marché mondial selon le Directeur Général de l’ORCCPA, Boniface Damboti.

« Nous célébrons cette journée dans une période critique de maladie à coronavirus. Le prix du café est tombé de 170 frs le kilogramme en février à 130 frs en mars quand la Covid 19 est signalée sur sol centrafricain », a précisé Boniface Damboti.

La campagne 2019-2020, selon l’ORCCPA, est estimée à 10 000 tonnes de café marchand ce qui équivaut à environ 20 000 tonnes de café coq.

Quant aux représentants des torréfacteurs, la présidente directrice générale de café Gbako, Lucienne Maka-Gbossokoto, elle se plaint de la concurrence internationale qui impacte le secteur national en raison des cafés importés. « Notre rôle c’est d’acheter le café marchand et de le transformer par la torréfaction. Nous faisons donc du café moulu. Mais nous sommes confrontés avec beaucoup de concurrence d’autres produits importés et les gens utilisent de mauvais café vendu à très bas prix sur le marché local », se plaint-elle.

« Nous voulons profiter de la journée internationale du café pour nous adresser aux centrafricains de consommer le café local pour que cela puisse profiter aux torréfacteurs, aux commerçants et aux planteurs », a souhaité Madame Lucienne Maka-Gbossokoto.

Instaurée en 2015, c’est pour la première fois que la journée internationale de café a été célébrée en Centrafrique. En RCA, bien que le café est de meilleur qualité, cette filière éprouve des difficultés sur toutes la chaine, depuis la production, la distribution jusqu’à la consommation.

Jocelyne Nadège Kokada et Chancelvie Malembeti

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