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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 18:38
Nouvelles nationales sur RNL
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Bangui: la gendarmerie nationale passe à l’offensive contre le banditisme

 

 

Centrafrique: montée inquiétante du niveau des eaux de l'Oubangui

Les habitants des quartiers riverains de Bangui et Bimbo s’inquiètent de la montée rapide des eaux de l'Oubangui. Frappés par les inondations de novembre 2019, ces familles craignent revivre les désastres de l'année dernière. Plusieurs d'entre elles envisagent déjà un déménagement tandis que d’autres attendent du gouvernement des mesures adéquates pour prévenir une nouvelle catastrophe naturelle.

Le fleuve Oubangui, long de plus de 1.000 kilomètres, longe une grande partie du sud de la République centrafricaine. En bordant ce cours d'eau en amont de Bangui, l’ambiance fait place à la méfiance. Ces derniers jours, l’augmentation du niveau des eaux inquiète les riverains. Partant de l’ambassade de France vers l'hôtel Oubangui, l’eau s’approche dangereusement de la grande route. Face à cette situation, certains habitants craignent le pire. Pour eux, le fait que les eaux gagnent les habitations est une catastrophe qui se prépare.

"Nous constatons ces derniers jours que les eaux du fleuve envahissent notre concession. La progression est très rapide. Les dégâts risquent d'être énormes par rapport à ceux de l'année dernière" craint une vendeuse de poissons.

Cependant, dans le septième arrondissement, c'est un autre phénomène qui voit le jour. Au quartier Nguito par exemple, lorsque le soleil se pointe au zénith, le niveau du fleuve augmente et le quartier est inondé. Situation similaire au quartier Mpoko bac, dans la commune de Bimbo où le fleuve a quitté son lit pour se diriger peu à peu vers le marché. Certains habitants cherchent déjà à plier bagage.

"L'eau sort de la fondation de la maison. L'année dernière, les inondations avaient démarré de cette manière. Avec cette allure, le niveau d'eau va dépasser celui de l'année dernière. La montée est très rapide car l'eau est entrain de gagner les quartiers. Nous avons très peur" témoigne Jean Pierre Ngbokoli, un riverain.

En novembre 2019, ce phénomène cyclique a provoqué le déplacement des milliers de personnes, occasionné la destruction des centaines de maisons d’habitations et couté la vie à quelques dizaines de riverains à Bangui et dans certaines villes de provinces. Par ailleurs, en vue d’éviter d’éventuelles catastrophes naturelles et humanitaires, ces habitants appellent le gouvernement et ses partenaires à agir en conséquence.

 

Centrafrique: le ministre de la communication Ange Maxime Kazagui dans le viseur des manifestants pros-pouvoirs

Vingt quatre (24) heures après la marche des pros pouvoirs contre le président de l'Union pour le renouveau centrafricain (URCA), Anicet Georges Dologuélé, la tension est vive au ministère de la Communication et des médias. Les partisans du ministre Ange Maxime Kazagui se sont mobilisés, ce vendredi 05 septembre 2020, dans l’enceinte dudit ministère pour dénoncer la machination du pouvoir à l'endroit de leur leader. 

Le jeudi 03 septembre 2020, des partisans du pouvoir ont marché à Bangui pour dénoncer les propos du chef de file de l’opposition, Anicet Georges Dologuélé et exiger en même temps de l’Assemblée nationale la levée de son immunité parlementaire. A la grande surprise, lors de la lecture des points de revendications contenus dans le mémorandum à remettre au représentant des élus de la Nation, Euloge Doctrouvé Koï, l’un des organisateurs de la marche lâche « nous réclamons la démission immédiate du ministre de la communication et des médias ».

Ce point de revendication sorti de l’ordinaire suscite encore des interrogations tant à Bangui que dans la diaspora centrafricaine. Cependant, les leaders de la plateforme dénommée "Galaxie 3003", à l’origine de cette revendication défendent leur position.

"Tout l'argent, il bouffe. La mauvaise collaboration entre les directeurs de la radio et de la télévision en est une des raisons. Tout ça, c'est parce qu'il n'est pas technicien. Nous demandons au chef de l'Etat et au Premier ministre, avec la dernière énergie de le dégager du gouvernement. Je parle au nom de toutes les associations" a martelé Zama Javon Papa, porte-voix des manifestants pros pouvoirs contre l’opposant Anicet Georges Dologuélé.

Toutefois, la réaction des partisans du ministre Kazagui, porte-parole du gouvernement n’a pas tardé. Les membres de son organisation politique, Alliance pour une nouvelle Centrafrique (ANC) ont pris d’assaut le vendredi 04 septembre 2020, l’enceinte du ministère de la Communication et des médias à Bangui pour dénoncer, ce qu'ils considèrent de manœuvre politicienne, à l'endroit de leur président. Selon eux, M. Kazagui est devenu une cible car il a défendu aux leaders de la plateforme Galaxie 3003 de tenir des propos injurieux sur les ondes de la Radio nationale.

"On soutient les actions du président Touadéra. Mais comment les gens qui ont marché, réclament la démission de notre leader ? La radio Centrafrique est une station nationale, dédiée à tous les centrafricains et non à une frange de la population. Ils sont en colère parce que notre leader leur a refusé d'aller insulter les gens comme ils font souvent dans la presse" a fait savoir Jean-Jacques Olivier Ndéwana, chargé de relations extérieures de l’Alliance pour une nouvelle Centrafrique.

Selon nos sources, c’est depuis plusieurs mois que le ministre Ange maxime Kazagui ne s’entend pas avec ses collaborateurs des médias d'Etat. Après la prise d'une note de service ces derniers temps par le membre du gouvernement interdisant toute publication de messages haineux et d’insultes sur les ondes des médias d’Etat, la tension est constante au sein du département. Tension qui serait alimentée par des proches du pouvoir.

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