Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

8 septembre 2020 2 08 /09 /septembre /2020 16:40
Éloigner les vieux démons !
Éloigner les vieux démons !

 

Centrafrique: l’ex-président Michel Djotodia reçu par le chef de l’Etat

 

https://www.rfi.fr/ 

 

L’ex-président centrafricain Michel Djotodia a été reçu par le chef de l’État Faustin-Archange Touadéra ce lundi 7 septembre dans l'après-midi. Officiellement, il s’agit d’une visite de courtoisie. Michel Djotodia est rentré samedi dernier après plus de six ans d’exil au Bénin. Cette fois-ci définitivement, a-t-il indiqué. Il dit s’être entretenu avec le président Touadéra de sa volonté « d’œuvrer en faveur de la consolidation de la paix ».

La rencontre entre les deux hommes aura duré trois quarts d'heure. En sortant, Michel Djotodia a tenu à marquer son soutien aux autorités. « Je convie tout le monde, tous les Centrafricains à s’unir et à soutenir l’effort de paix du gouvernement, afin d’aller aux élections dans un climat d’apaisement », a-t-il indiqué devant la presse.

À quatre mois de la présidentielle, se dirige-t-on vers une alliance entre l’ancien président et le parti au pouvoir ? « Une alliance n’est pas à l’ordre du jour », affirme un de ses proches, Idriss Salao. « Pour l’instant, la priorité est la paix dans le pays, son ambition personnelle viendra après », ajoute ce dernier.

Rencontre avec les groupes rebelles

D’ailleurs, précise-t-il, Michel Djotodia compte se rendre dans le nord pour y rencontrer les groupes rebelles et comprendre pourquoi les violences continuent, malgré un cessez-le-feu signé l’année dernière. Avant d’affirmer qu’il s’agit d’une initiative personnelle.

La presse centrafricaine croit savoir que Michel Djotodia est rentré au pays à l’invitation de la présidence et pour soutenir la candidature du chef de l’État, auquel il apporterait les voix du nord-est. « Non, il n’y a pas de discussion, ni de contrat entre les deux hommes », répond un porte-parole du parti au pouvoir.

 

 

Éloigner les vieux démons !

 

https://www.cameroon-tribune.cm/ Par Paul EBOA 07 Sept. 2020 11:00

 

Le retour de l’ancien président Michel Djotodia, avant-hier au bercail, s’intègre dans le processus de la réconciliation en République centrafricaine.
 

Le retour de l’ancien chef de l’Etat intervient quelques semaines après celui d’un autre ancien président à savoir François Bozizé. Certes, les deux anciens dirigeants centrafricains affichent leurs intentions de prendre activement part au processus de la consolidation de la paix dans le pays. L’accord de paix signé le 6 février dernier prévoit un statut pour les anciens chefs d’Etat.
 

Il reste cependant que l’un et l’autre étaient les principaux acteurs la grave crise ayant ébranlé « le berceau des bantous » de 2013 à 2016. Cette crise avait pris une ampleur telle que les populations avaient été prises en otages par des bandes armées se réclamant du camp de la Séléka ou de l’autre camp des miliciens des anti-balaka. Ces extrémistes avaient multiplié des exactions sur l’ensemble du territoire centrafricain et s’étaient payés le luxe de dresser certaines communautés contre les autres.

Y compris les communautés religieuses. La proximité des responsables de ces groupes armés par rapport aux deux anciens chefs d’Etat avait fait croire que ceux-ci encourageaient leurs exactions dans l’espoir secret de reconquérir le pouvoir. Toujours est-il que la crise ayant opposé la Séléka aux anti-balaka avait été si durement ressentie par l’Etat centrafricain qu’elle n’avait pris fin qu’avec la forte implication de la communauté internationale. Mais aussi et surtout avec l’accession du président Faustin Archange Touadéra à la magistrature suprême.
 

On avait alors compris pourquoi le chef de l’Etat centrafricain avait placé sa gouvernance sous la trilogie de la réconciliation nationale, de la paix et de la relance économique. La vision du président Faustin Archange Touadéra conserve encore toute sa pertinence. Elle n’oppose pas la recherche de la paix à la manifestation de la justice. Notamment les poursuites nationales ou internationales contre les anciens présidents Djotodia et Bozizé. Par contre, cette vision favorise la culture de la paix pour éloigner les vieux démons et préparer l’élection présidentielle du 27 décembre 2020 dans la sérénité.    

 

 

Centrafrique: des évêques dénoncent la mainmise des groupes armés qui ravagent le pays

 

https://www.rfi.fr/ 08/09/2020 - 00:09

 

Dans une lettre publiée, ce dimanche, ils dénoncent les exactions commises par ces factions qui, rappellent-ils, se sont pourtant engagées à renoncer aux armes et à la violence. En effet, 14 groupes armés ont signé un accord de paix avec le gouvernement, il y a 18 mois. Mais sur le terrain, ils contrôlent toujours 80% du territoire.

 

 

Ces groupes armés imposent leur loi. Pour nous, cela reste une préoccupation. Est-ce que les élections ne vont pas être monnayées entre les leaders politiques et ces groupes armés?Monseigneur Nestor-Désiré Nongo Aziagbia, évêque de Bossangoa et président de la Conférence épiscopale centrafricaine

Alexandra Brangeon

 

Dans leur communiqué, les évêques sont sévères : « les seigneurs de guerre se plaisent dans le business de la guerre, érigé en modèle économique du sang humain. » « Ils tirent profit de l’accord politique pour la paix », sans contrepartie décrie Monseigneur Nestor-Désiré Nongo Aziagbia.Nous les avons interpellés dans notre message à être cohérents avec eux-mêmes. Ils ont signé librement un accord de paix. (…) La réalité est là pour nous dire que cet accord de paix n’a pas été respecté par ces groupes armés.

Monseigneur Nestor-Désiré Nongo Aziagbia, évêque de Bossangoa et président de la Conférence épiscopale centrafricaine

Alexandra Brangeon

 

Les évêques critiquent également le gouvernement qui, selon eux, n’est plus en mesure de bâtir des politiques publiques profitables à la population.

 

Centrafrique: l’augmentation du prix des cartes d’identité suspendue

 

https://www.rfi.fr/ 05/09/2020 - 10:16

La Cour administrative de Bangui suspend les effets d’un arrêté ministériel fort impopulaire. Celui-ci, pris il y a plus d'un an, augmentait fortement le prix des documents d’identité. La carte nationale d’identité passait par exemple de 4 000 à plus de 6 000 francs CFA. Un député indépendant, Thierry Vackat, avait alors déposé deux requêtes pour la suspension et l'annulation de cet arrêté. Il a obtenu ce vendredi 4 septembre la suspension, le temps pour la Cour de juger sur le fond.

 « Personnellement, il n’y a pas de triomphalisme. Mais ce que je leur ai dit, c’est la victoire du peuple, c’est la victoire de la justice », se réjouit le député Thierry Vackat, président de la Commission défense et sécurité à l’Assemblée.

« Les juges ont vu que les préjudices sont incommensurables, poursuit-il, dès lors qu’ils ont ordonné un sursis à l’exécution de l’arrêté Curier. Nous irons au fond pour obtenir l’annulation pure et simple de l’arrêté interministériel pris par le ministre de la Sécurité publique et celui des Finances. On ne peut pas continuer à se payer sur le dos du peuple centrafricain. Le seul rempart du peuple, le seul rempart de faibles sur la justice, à défaut de la justice, c’est la révolution. »

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com