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30 juin 2020 2 30 /06 /juin /2020 19:55
Nouvelles nationales sur RNL
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Centrafrique: "Bé Oko", une nouvelle plateforme au sein de la majorité présidentielle

 

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 30 juin 2020 09:03

 

Prévues pour le 27 décembre 2020 en République centrafricaine, les élections générales se préparent au sein de tous les camps. Pour emboîter le pas à l'opposition démocratique, le Mouvement Cœurs Unis (MCU), parti qui soutient les actions du Président au pouvoir, a mis en place ce 27 juin 2020 une plateforme composée de partis et associations politiques. Dénommée "Bé-Oko", cette entité vise à conjuguer les efforts en vue de la réélection du président sortant, Faustin Archange Touadéra.

La mise en place de cet organe, couplée à la signature d'un protocole d'accord électoral avec une dizaine de partis et associations politiques, intervient à quelques mois de la tenue des élections présidentielle et législatives de 2020. L'objectif visé est de conjuguer les efforts en vue de la réélection de leur candidat Faustin Archange Touadéra. Composé de cinq (5) membres, le bureau de la coordination est dirigé par la représentante du Parti de l'unité nationale (PUN), Léa Mboua Doumta.

Au total, cette plateforme compte 45 partis et associations politiques qui soutiennent les actions du président de la République et comptent l'accompagner dans cette bataille, en vue de sa réélection. En outre, elle fixe sa priorité sur l'acquisition de la majorité parlementaire à l'issue de ces échéances.

"Je pense que notre objectif dans cet accord, c'est le soutien à la candidature du président Faustin Archange Touadéra, pour qu'il reste au pouvoir. Aussi, nous, partis qui avions signé l'accord, que nous ayons des députés à l'Assemblée nationale afin de disposer d'une majorité à la sortie des élections" a affirmé Léa Mboua Doumta, Coordonnatrice de la plateforme.

Pour la coordinatrice de Bé Oko, l'adhésion à la candidature du MCU se justifie par la recherche de la cohésion sociale et la paix à travers les actions de Faustin Archange Touadéra.

"Notre parti a été le témoin de nombreux dérapages dans ce pays. Nous ne voulons plus revenir dans ces dérapages là. C'est fort de ces expériences, que nous voulons nous mettre à la disposition de cette plateforme aux fins de prendre la bonne direction" a renchéri la coordonnatrice.

Albert Sangou-Gbaya, représentant le parti politique Action républicaine pour le progrès (ARP) de Gaston Mackouzangba, se réjouit de la signature de ce protocole d'accord électoral avec le Mouvement cœurs unis (MCU).

"Notre motivation est liée au fait que, lors des dernières élections, nous avions soutenu le candidat Faustin Archange Touadéra, qui est devenu président" a-t-il affirmé rappelant que "Vous mêmes, vous avez constaté les efforts que le président de la République a consenti dans un élan d'ouverture pour pacifier le pays et renforcer l'unité nationale. Ce sont ces éléments qui ont motivé notre engagement à le soutenir et répondre favorablement à l'appel du MCU, visant à intégrer la plateforme Bé Oko".

Plusieurs partis politiques tissent des alliances électorales à quelques mois du double scrutin présidentiel et législatif en Centrafrique. L'Autorité nationale des élections (ANE), fixe le premier tour de ces élections au 27 décembre 2020. Par ailleurs, cette plateforme est la grande créée après la COD-2020 de l'opposition démocratique.

 

 

Diplomatie: Bangui veut le renforcement des capacités opérationnelles de la Minusca contraindre les groupes armés à la paix

 

https://www.radiondekeluka.org/ lundi 29 juin 2020 17:33

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU tenu par visioconférence le 22 juin 2020 a été l'occasion pour les autorités centrafricaines représentées par Sylvie Baïpo Témon, ministre des Affaires étrangères, de plaider avec les autres Etats le renforcement des capacités opérationnelles de la Minusca et pour la levée totale de l'embargo sur les armes à destination du pays.

Les autorités centrafricaines souhaitent le renforcement des capacités de la Minusca afin de contraindre les groupes armés récalcitrants à respecter leurs engagements dans le cadre de l'accord de paix conclu le 6 février 2019 avec le gouvernement central. Selon la cheffe de la diplomatie centrafricaine, Sylvie Baïpo Témon qui a participé partiellement à cette réunion, une autre demande a été aussi formulée pour la levée de l'embargo sur les armes à destination de la République centrafricaine.

Même si les efforts des autorités nationales sont salués par le Conseil de sécurité, il n'en demeure pas moins que les agissements des groupes armés inquiètent à un haut niveau.

"De manière unanime, les différents Etats membres ont félicité les efforts des autorités centrafricaines et la volonté de rester dans le dialogue constructif et la réconciliation en République Centrafricaine. Ils ont en outre condamné les violences et les violations de l'accord par certains groupes armés" a indiqué Sylvie Baïpo Témon, ministre des Affaires étrangères.

Les forces armées centrafricaines sont affectées par les conséquences de l'embargo sur les armes à destination de la République centrafricaine. Quoi que ce pays ait bénéficié de l'exemption ayant permis à la Russie de doter l'armée nationale des armes en août 2019, sa capacité opérationnelle demeure très faible pour sécuriser l'ensemble du territoire.

Devant la montée en puissance des forces armées centrafricaines suite aux multiples formations assurées par la mission de l'Union européenne, EUTM et la Russie, le besoin est d'autant plus pressant pour ces forces qui font face à des défis sécuritaires dans plusieurs régions du pays. La ministre des Affaires étrangères se réjouit de ce que certains Etats ont pris la parole pour faire entendre les positions portées par la République centrafricaine.

Mme Baïpo Témon a souligné l'apport de la fédération de la Russie dans cette lutte centrafricaine à obtenir auprès du Conseil de sécurité de l'Onu, la levée totale de l'embargo sur les armes.

" La fédération de la Russie a pris le pas pour appuyer le plaidoyer de la RCA concernant la levée de l'embargo en stipulant que compte tenu de la situation sur le terrain, il ne faut tergiverser sur la levée totale de l'embargo" a-t-elle ajouté.

L'enjeu de cette réunion est de taille et intervient au moment où les groupes armés s'activent dans les violations de l'accord de paix en s'attaquant à la patrouille mixte Faca-Minusca.

 

 

Centrafrique: le gouvernement relance le processus de recrutement des policiers et gendarmes

 

https://www.radiondekeluka.org  lundi 29 juin 2020 17:27

 

Après quelques mois de suspension due à la pandémie de Covid-19, le gouvernement centrafricain vient de lancer la 3e phase du recrutement au sein des forces de sécurité intérieure. L'opération actuelle vise à engager sur l'ensemble du pays, 1000 hommes dont 500 pour la police et 500 pour la gendarmerie.

Ce recrutement s'inscrit dans le contexte de réforme du secteur de sécurité en Centrafrique. 2500 policiers et gendarmes sont déjà formés dans le cadre de cette réforme et les autorités tablent sur la consolidation du processus qui continue jusqu'en 2021.

Pour parvenir à bien mener l'opération, le gouvernement met en place un comité composé des représentants des communes, des cadres de la police et de la gendarmerie ainsi que du représentant des forces de défense et de sécurité), indique Jean Sosthène Dengbe, Directeur de cabinet au ministère de la sécurité publique. Le processus qui se veut inclusif dans le but d'éviter les frustrations sociales.

"Les conditions de candidature sont d'abord les suivantes: il faut être de nationalité centrafricaine et de bonne moralité, âgé de 18 à 25 ans au moment du dépôt de candidature, apte mentalement et physiquement et titulaire d'un brevet de collège ou son équivalent et être de taille 1,60m pour les hommes et 1,50m pour les femmes" précise M. Dengbe

La réforme du secteur de sécurité est l'un des importants chantiers des autorités centrafricaines pour faire face à l'insécurité dans le pays. Depuis son lancement, ce programme bénéficie de l'appui multiforme de la Minusca. Ainsi, 5 étapes importantes marquent le processus.

"Après le dépôt de dossiers, la première phase est l'étude technique des dossiers. La deuxième est l'épreuve d'admissibilité, dans cette épreuve, nous avons une dictée, une QCM, questions à choix multiples et les épreuves sportives. La troisième phase, c'est l'aptitude physique et morale, cela revient à l'enquête de moralité. C'est-à-dire, nous allons mener des enquêtes sur le candidat auprès des voisins du quartier, auprès de la justice......il y a aussi la visite médicale qui est très cruciale" explique Jean Sosthène Dengbe   

Selon le département de la sécurité publique, en plus des huit arrondissements de Bangui, toutes les 16 préfectures de la République centrafricaine sont concernées par ce recrutement. Les opérations sont prévues pour se dérouler dans le strict respect des mesures barrières du Covid-19.

 

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