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26 juin 2020 5 26 /06 /juin /2020 13:26
« Les papillons menacés en Centrafrique »
« Les papillons menacés en Centrafrique »

 

Lu pour vous

 

Ouest-France le 26/06/2020 à 06h10 Patrick David (Hauts-de-Seine) :

 

Environnement. « Dans ce pays miné par les conflits armés, comment préserver la faune sauvage alors que l’État n’a pas les moyens de faire respecter la réglementation ? »

 

Il peut paraître surprenant de s’émouvoir des risques de réduction des espèces animales et plus spécifiquement des espèces de papillons en Centrafrique, un pays traumatisé par les violences faites aux populations depuis maintenant plus de sept ans.

Le dernier massacre à Ndélé, après des combats entre milices rivales, remonte à mars et avril et a fait de nombreuses victimes parmi la population civile.

La Centrafrique est riche en espèces de papillons : plus de 180 ont été répertoriées uniquement dans le parc national de Dzanga-Ndoki.

En décembre 2019, une mission française s’est rendue en Centrafrique pour tenter de traquer le papillon de jour africain le plus grand, à savoir, le papilio antimachus. Objectif : observer sa chenille et sa chrysalide.

Sangaris, nom de l’opération de maintien de la paix menée par les forces françaises en Centrafrique, est celui d’un papillon.

Aujourd’hui, les espèces de papillons en Centrafrique courent de grands risques. Traditionnellement et cela depuis longtemps, les ailes colorées de papillons sont recueillies pour la confection de tableaux. De leur côté, les collectionneurs n’hésitent pas à mettre le prix pour les spécimens les plus rares. Ceci donne lieu à un trafic très actif.

Par ailleurs, l’utilisation de produits nocifs tels que le mercure et le chlore par les exploitants de mines d’or et de diamants participe au désastre écologique qu’est la pollution des cours d’eau, des zones marécageuses et des lacs, où les papillons viennent s’alimenter en sels minéraux.

L’espoir réside dans les actions menées par certaines associations, parfois de manière « musclée », car les braconniers sont armés et n’hésitent pas à tirer, pour réduire ces dommages.

Cela dit, que peuvent-elles contre le braconnage pratiqué par des populations aux abois économiquement et des milices armées déterminées qui, pour se procurer de l’argent, participent à tous les trafics : or, diamants, bois, espèces animales ?

Le problème de la préservation de la faune sauvage est posé dans un pays où l’État n’a pas les moyens de faire respecter la réglementation internationale et la loi centrafricaine en la matière.

Pendant longtemps, malgré les aléas de l’histoire, la Centrafrique était une zone préservée. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

 

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