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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 01:53
Nouvelles nationales sur RNL
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Centrafrique : Le gouvernement incite les investisseurs à profiter des opportunités que leur offre le secteur minier

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 27 février 2020 16:40

 

La croissance économique en Centrafrique passera-t-elle par le secteur minier ? Le gouvernement est optimiste et incite les investisseurs et artisans miniers à profiter des opportunités qu'offrent les ressources naturelles du pays. Ceci à l'occasion du salon international des Mines, des carrières et du pétrole ouvert ce 27 février à Bangui. Les enjeux de cette rencontre sont de tailles.

Cela parait surprenant pour un pays en partie sous embargo imposé par le processus de Kimberley. Mais le succès du gouvernement réside dans la mobilisation des acteurs clés à tous les niveaux afin de s'y engager pour briser le cercle vicieux et sauter sur la manne, faisant de la RCA un scandale géologique. Firmin Ngrébada, Premier ministre centrafricain après avoir brossé la cartographie minière appelle à la levée de l'embargo du processus de Kimberley.

"Nous comprenons à l'époque les raisons ayant entraîné les sanctions du processus de Kimberley, mais aujourd'hui notre économie ne doit pas forcement dépendre de la fiscalité. Il est donc temps pour les partenaires et bien entendu le processus de Kimberley, de lever la sanction sur la zone Est pour nous permettre de financer l'économie avec le retour de la paix", a plaidé M. Ngrébada l'ouverture de ce salon. 

L'exploitation minière reste malgré tout un secteur vital de l'économie dans ce pays fragilisé par des conflits et qui tente de se relever.  Certains opérateurs du secteur saluent l'initiative et attend plus du gouvernement, notamment l'implication des banques dans le relèvement dudit secteur.

"Sous d'autres cieux, les banques injectent de l'argent pour financer le secteur minier, mais ici en Centrafrique ce n'est pas le cas. Il est fort louable que les banques prennent aussi de risque pour financer ce secteur. Parce que tout a été déjà fait, les études et explorations", a insisté Sylvain Eugène Ngakoutou Patassé, opérateur minier et membre du Conseil économique et social.

Sur présomption de bonne volonté, les banques doivent cependant accorder du crédit à ce secteur en panne, du fait de l'insécurité mais aussi et surtout de l'environnement des affaires. "La difficulté des banques se trouve dans la sanction de Kimberley. Les banques peuvent accorder de crédit, mais à l'échéance les bureaux d'achat doivent attendre la certification du diamant pendant 5 à 6 mois. Et ce n'est pas évident. J'avoue que ce problème est presque global avec la particularité du secteur minier" a fait savoir Ali Chaïbou, Directeur national de la BEAC en Centrafrique.

Ouvert ce 27 février 2020 à Bangui, le gouvernement joue gros et projette faire visiter le site minier de Bogoin aux investisseurs présents à ce rendez-vous. Mais bien avant cela, les participants auront droit à une exposition à la clôture du salon.

 

 

Centrafrique: Le gouvernement admet des erreurs dans le décret portant nomination au sein des collectivités territoriales

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 27 février 2020 14:11

 

Le Président de la République Faustin Archange Touadéra a par le décret n°20.049 nommé des personnes au titre des responsabilités au sein des collectivités territoriales. Sauf que ce décret porte des incohérences avec des personnes décédées, mais nommées. Quelques jours après de vives critiques, le gouvernement admet les erreurs et promet un réajustement du décret.

Le décret n°20.049 signé du Président de la République, Chef de l'Etat, portant nomination des représentants des collectivités territoriales a failli déborder le vase. Des anciens cadres de l'Etat ayant perdu la vie quelques années avant ont vu leurs noms figurer dans ce décret rendu public en la date du 19 Février 2020. Des parents des personnes défuntes en passant par la classe politique, les observateurs de la vie publique et la diaspora centrafricaine, la consternation était grande au sujet de ce décret qui présente d'énormes manquements.

Quelques jours après les vives polémiques ayant suivi la publication du présent décret, le gouvernement brise le silence et donne les raisons des irrégularités ayant caractérisées la nature du décret. "Nous adressons nos vives excuses aux parents qui ont perdu les membres de leurs familles et dont les noms sont apparus dans ce dernier décret de nomination," a déclaré David Gbéti, Directeur de cabinet au Ministère de l'administration du territoire avant de justifier ses excuses, "les derniers évènements qui ont secoué notre pays ont véritablement empiété sur le bon fonctionnement de l'Etat. La loi sur les collectivités territoriales n'étant pas encore adoptée, les propositions pour les nominations ont été faites par le ministère de l'administration et du territoire. C'est la raison qui justifie ces incohérences. Mais point n'est besoin d'incriminer une tierce personne. L'incohérence est due à la situation administrative de notre pays" a-t-il ainsi soutenu.

Conscient des manquements révélés dans ce décret, le gouvernement met en garde contre toute tergiversation en promettant un probable réajustement "Certaines zones ont été inaccessibles pour le pouvoir de l'Etat après cette dernière crise. On ne doit pas tergiverser autour de ce décret ni en faire une affaire d'Etat. Le décret sera certainement revu afin de corriger les imperfections" a conclu David Gbéti.

Alors que le défaut d'une loi portant sur les collectivités territoriales vient à justifier les manquements du présent décret, il est à noter qu'avec la première session extra ordinaire de 2020, 11 projets de lois ont été soumis à la table du parlement dont la loi portant sur les collectivités territoriales. Un cadre juridique qui viendra limiter les risques liés aux problèmes de cette nature.

 

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