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9 février 2020 7 09 /02 /février /2020 22:27
LE BURKINA FASO VA OUVRIR UN CONSULAT GÉNÉRAL AU SAHARA MAROCAIN
LE BURKINA FASO VA OUVRIR UN CONSULAT GÉNÉRAL AU SAHARA MAROCAIN

 

Lu pour vous

 

LE BURKINA FASO VA OUVRIR UN CONSULAT GÉNÉRAL AU SAHARA MAROCAIN

 

https://fr.le360.ma/ Par M'Hamed Hamrouch le 08/02/2020 à 11h39 (mise à jour le 08/02/2020 à 11h48)

 

Après les îles Comores, la Gambie, le Gabon, la Centrafrique, Sao Tomé-et-Principe, la Côte d’Ivoire, c’est au tour du Burkina Faso de décider d’ouvrir un consulat général au Sahara marocain, confirmant ainsi l’élan généralisé de soutien africain à la marocanité du Sahara. Décryptage.

La dynamique d’ouverture de représentations consulaires africaines au Sahara marocain se poursuit inlassablement. Et c’est au Burkina Faso de confirmer ce remarquable élan de soutien franc et de plus en plus prononcé à la marocanité du Sahara. «Le Conseil des Ministres du Burkina Faso qui s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 05 février 2020, sous la présidence de SEM Roch Marc Christian Kabore, président du Burkina Faso, a adopté un décret portant ouverture d’un Consulat général de ce pays à Dakhla», indique en effet un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

La décision de Ouagadougou porte ainsi à 7 le nombre de représentations consulaires inaugurées par des pays africains au Sahara marocain depuis le 18 décembre 2019. A leur tête les îles Comores, sont entrées dans les annales de cet acte fondateur par l’ouverture de la première représentation consulaire à Laâyoune. Outre les gouvernements des Comores et désormais celui de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso, quatre autres pays africains frères comptent des consulats généraux au Sahara marocain: la Gambie, la Guinée, le Gabon, la République centrafricaine et la république démocratique de Sao Tomé-et-Principe.

 Un remarquable rush diplomatique africain s’organise ainsi vers les provinces sahariennes marocaines, sur fond d’appels du pied pour que des pays d’autres continents, tels l’Europe, voire les Amériques, emboîtent le pays aux pays africains frères et ouvrent, à leur tour, des représentations consulaires à Laâyoune et Dakhla.

 Cet élan de soutien franc et de plus en plus prononcé à la marocanité du Sahara, s’inscrit en harmonie avec le discours historique prononcé par le Roi Mohammed VI, le 6 novembre dernier, à l’occasion du 44e anniversaire de la Marche verte, qui a été à l’origine de la décolonisation des provinces du Sud marocain. "Nos Provinces du sud constituent un véritable trait d'union entre le Maroc et le reste de l'Afrique sur les plans géographique, humain et économique", avait en effet souligné le souverain, dans un discours qui est en train de se traduire actuellement par des actes concrets. Ces derniers consolident dans les faits la pleine souveraineté du royaume sur ses provinces sahariennes, comme en témoigne l’établissement de la compétence juridique du Maroc sur ses frontières maritimes, et prochainement, sur ses frontières aériennes.

 

Par M'Hamed Hamrouch

 

 

Sahara occidental: le dossier qui complique la vie de l’Union africaine

 

http://www.rfi.fr/ 09/02/2020 - 17:56Modifié le : 09/02/2020 - 20:52

 

C’est l’un des sujets qui fâchent au sein de l’Union africaine : la situation du Sahara occidental. A chaque sommet, celle-ci s’invite dans les débats, l’UA étant la seule organisation où le Maroc et la République arabe sahraouie démocratique (RASD) siègent côte à côte, mais souvent dos à dos.

 

De notre envoyée spéciale à Addis-Abeba, Paulina Zidi

 

« C’est une vraie cause de blocage de l’organisation ! » Pour un haut responsable de l’UA, ce dossier du Sahara occidental est l’un des sujets de ce sommet et plus largement de l’Union africaine. Un avis que n’a pas hésité à partager le président de la Commission de l’organisation, Moussa Faki Mahamat, devant tous les chefs d’Etat et de gouvernement réunis à Addis-Abeba : « Le conflit du Sahara occidental demeure préoccupant pour le fonctionnement de notre organisation. » « C’est compliqué, confirme un diplomatique marocain, parce que c’est le plus vieux conflit non résolu du continent. »

« Nous avons cru être malins, avec l’histoire de la Troïka », ajoute le haut diplomate, « mais elle n’a pas encore réussi à se réunir. » La Troïka, c’est une décision de l’Union africaine qui remonte à l’été 2018 lors du sommet en Mauritanie. Comme souvent lors des rendez-vous de l’organisation, la question du Sahara occidental refait surface. Les chefs d’État adoptent alors à l’unanimité une résolution qui met en place une Troïka. Elle est composée de trois présidents de l’UA (l’actuel président en exercice, son prédécesseur et son successeur). Cette Troïka a pour mission de faire le lien avec les Nations unies en première ligne sur ce dossier. A cette époque, les deux camps crient à la victoire. Le Maroc estime en effet que le dossier reste entre les mains de l’ONU, ce qui constitue l’une de ses revendications. La RASD, de son côté, met en avant le fait que la question est désormais montée au niveau des chefs d’État.

Nouvel échec de la Troïka

Sauf que depuis, cette Troïka ne s’est jamais réunie. Et pour l’instant, ce 33e sommet ne déroge pas à la règle. Prévue à l’agenda ce dimanche avant l’ouverture de la réunion, la Troïka sur le Sahara occidental a encore une fois été annulée.

« Le Maroc essaye de gagner du temps. Ce sont des blocages au niveau de l’UA qui empêche cette réunion. Le Maroc n’en veut pas. Ce sont les mêmes entraves qu’on voit à l’ONU », confie un responsable du Front Polisario.

Le Maroc s’en défend. « Il n’y a aucune raison que cela fasse peur au Maroc. Il y a eu des tensions pendant plusieurs mois, après le retour du Maroc à l’UA, jusqu’à cette décision du sommet de Nouakchott. Nous étions d’accord avec la mise en place de ce processus de Troïka. Le dossier est à New-York et la Troïka doit accompagner ce travail. Si elle ne s’est pas réunie, j’imagine, que c’est pour des raisons de télescopages de calendrier », explique Nasser Bourita, le ministre des Affaires étrangères du Maroc.

Pourtant, du côté des Nations unies, le dossier n’avance plus. Après plusieurs rounds de négociations à Genève, l’émissaire onusien Horst Kholer a démissionné pour des « raisons de santé » en mai 2019. Pour la chercheuse à l’Université Paris I, Khadija Mohsen-Finan, « le dossier est au point mort aux Nations unies. Le fait qu’il n’y ait pas d’émissaire, ce n’est pas gratuit, si personne n’en veut, c’est parce qu’il n’y a pas d’avancée possible. L’ONU n’a plus la possibilité de résoudre ce conflit. »

Avancées marocaines sur le terrain

Sur le terrain, le Maroc avance ses pions avec deux lois qui étendent son emprise aux eaux territoriales du Sahara occidental. Plusieurs pays africains ont aussi récemment annoncé l’ouverture de consulats à Laâyoune. Il s’agit de la Côte d'Ivoire, du Gabon, des Comores, de la Centrafrique ou encore de Sao Tomé-et-Principe.

Elsa Pinto, ministre des Affaires étrangères de Sao Tomé-et-Principe reconnaît que cette décision est avant tout politique : « Pour nous, l’ouverture d’un consulat, où que ce soit au Maroc, c’est avant tout la mise en place pour nos ressortissants d’une instance administrative. Après que ce soit précisément à Laâyoune, la lecture que l’on puisse en faire, c’est que le Maroc a voulu y témoigner de sa suprématie locale. »

« C’est clairement une offensive du Maroc en plusieurs temps, analyse Khadija Mohsen-Finan. Ces ouvertures n’ont pas de raison diplomatique, mais c’est effectivement une mise en avant de la souverainement du Maroc, d’une souveraineté active. » Un responsable sahraoui fait exactement la même lecture : « L’objectif pour le Maroc, c’est la normalisation, Il veulent arriver à faire accepter par la communauté internationale à un état de fait. »

L’Afrique du Sud affiche sa position

« L’idée [du Maroc], explique un chercheur, c’est de marginaliser la RASD au sein de l’Union africaine. » La République arabe sahraouie occidentale peut encore compter sur des alliés de poids que ce soit l’Algérie ou le Nigeria. Et surtout l’Afrique du Sud, dont le dirigeant prend pour un an la présidence tournante de l’organisation. Et dès l’inauguration, Cyril Ramaphosa a exposé son point de vue déclarant son soutien sans faille « au peuple du Sahara occidental » et rappelant son « droit à l’autodétermination ».

« Ce n’est pas une surprise, confie le chef de la diplomatie marocaine. Il y a la position nationale, celle de l’Afrique du Sud que nous connaissons, et puis il y la présidence de l’UA, c’est autre chose. Quand l’ONU a voté la dernière résolution sur le Sahara rappelant les principes que l’on défend, le Conseil de sécurité était présidé par l’Afrique du Sud. Ça n’a pas empêché que cette résolution soit adoptée. »

« Mais ce sera tout de même difficile, prévient Ibrahima Kane de la Fondation Open Society. Cyril Ramaphosa va être partagé entre la ligne directrice de son parti l’ANC, qui soutient depuis toujours le Front Polisario, et son envie de ne pas rentrer en conflit direct avec le Maroc. D’autant plus que le Maroc commence à être un acteur important sur le continent sur le plan politique et économique. »

LE BURKINA FASO VA OUVRIR UN CONSULAT GÉNÉRAL AU SAHARA MAROCAIN
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