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28 janvier 2020 2 28 /01 /janvier /2020 23:48
RCA : des membres de deux groupes armés se massacrent, lourd bilan humain
RCA : des membres de deux groupes armés se massacrent, lourd bilan humain
RCA : des membres de deux groupes armés se massacrent, lourd bilan humain
RCA : des membres de deux groupes armés se massacrent, lourd bilan humain

 

En Centrafrique, des dizaines de morts dans les violences du weekend à Bria

 

le 28/01/2020 à 17:33  Par Camille LAFFONT et © 2020 AFP

 

Des dizaines de personnes ont été tuées le week-end dernier dans des affrontements intercommunautaires entre miliciens à Bria, ville diamantifère de l'est de la Centrafrique au coeur des conflits qui ravagent ce pays depuis près de 20 ans.

"Il y a une cinquantaine de morts. Certains corps ont été directement enterrés par les familles, donc il est difficile de donner un chiffre précis", a déclaré mardi à l'AFP le préfet de la Haute Kotto, Evariste Binguinidji, présent sur place.

"Le bilan établi par le préfet me semble crédible", a affirmé le président de la Croix rouge centrafricaine Antoine Mbaobogo. Il a précisé à l'AFP que son organisation avait établi dès lundi un bilan de 35 morts et 17 blessés.

Divers groupes armés et milices d'autodéfense se disputent le contrôle de Bria, cité riche en diamants, depuis que la Séléka, coalition de groupes rebelles, a pris le contrôle de cette partie du pays dès 2012.

Les affrontements ont commencé samedi soir et ont pris fin dimanche, alors que les forces de la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) se déployaient dans la ville. Les déplacés se comptent par milliers, selon les organisations humanitaires présentes à Bria.

"Une médiation à eu lieu avec la Minusca, les autorités et les représentants des groupes armés. La ville est calme. Les groupes armés ont retiré leurs troupes du centre-ville et les déplacés commencent à revenir", selon le préfet.

"La maison de mes parents a été incendiée", explique Mahamat, un conducteur de taxi joint au téléphone par l'AFP. "Ils sont partis se réfugier dans le quartier peul. Maintenant, ça va mieux. Les gens sont revenus faire leurs achats sur le marché central".

- "Conflit entre groupes ethniques" -

Vue du ciel, Bria est une île environnée de ruines. Autour du centre, il ne reste que des murs de briques échoués dans la brousse pour témoigner des vagues de violences qui enflamment depuis près de 20 ans cette région délaissée par le pouvoir central.

Les violences entre groupes armés y sont persistantes, mais cette fois l'équation est plus complexe : le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), l'un des principaux groupes qui contrôlait la ville, s'est scindé ces derniers mois, selon plusieurs sources présentes sur place.

Les membres de l'ethnie rounga, dont est issu le chef militaire du FPRC, Abdoulaye Hissène, et plusieurs de ses officiers, font désormais face à une alliance de deux autres ethnies présentes à Bria, les Goula et les Kara, parfois membres du FPRC.

"L'alliance des Goula et des Kara a conquis presque toute la ville (…) Tous les Rounga ont fui", avait déclaré une source humanitaire contactée par l'AFP dimanche.

En juillet, Kara et Goula avaient signé une alliance contre les Rounga, une ethnie originaire de la région de Ndele, à la frontière du Tchad, et bien implantée dans le commerce régional.

Depuis juillet, des affrontements opposent le FPRC et son ancien allié, le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), affilié à l'ethnie kara. La ville voisine de Birao, dans l'extrême-nord du pays, a été ravagée par ce conflit dont l'enjeu est le contrôle de l'axe routier vers le Soudan.

- Contrôler les diamants -

Les tensions couvaient dans la préfecture voisine de Bria, où cohabitent Rounga, Kara, et Goula. Et si les Karas restent très minoritaires dans la ville, les Goula y sont bien implantés.

"Les Goula contrôlent beaucoup de mines autour de Bria", explique un diamantaire centrafricain habitué à travailler dans la région. "Mais en ville, la plupart des bureaux de vente de diamants appartiennent à des Rounga. Ce sont des commerçants qui ont établi des réseaux solides avec des acheteurs étrangers, notamment indiens et des libanais. C'est l'une des principales raisons qui ont conduit à ces tensions" assure-t-il.

Le porte-parole du FPRC, Aboubacar Sidiq, conteste néanmoins toute scission au sein de son mouvement: "C'est une querelle, nous sommes en train d'en chercher les vraies causes" a-t-il indiqué.

Depuis 2013, la Centrafrique est déchirée par un conflit qui a forcé plus du quart de ses 4,7 millions d'habitants à fuir leur domicile. Si les violences ont diminué depuis la signature d'un accord de paix en février 2019, deux tiers du territoire échappent toujours au pouvoir central.

 

 

Centrafrique : des membres de deux groupes armés se massacrent, lourd bilan humain

 

 

 https://beninwebtv.com/ Modeste Dossou  28 janvier 2020

 

Au moins cinquante personnes ont été tuées dans des affrontements entre des groupes armés rivaux à Bria, une ville stratégique de l’est de la République centrafricaine, ont rapporté des responsables.

Des groupes armés rivaux se sont affrontés dans une ville de la Centrafrique et des dizaines de personnes ont perdu la vie dans les combats. Selon le préfet du département de la Haute-Kotto, Evariste Binguinidji, cité par l’AFP, « il y a environ 50 morts. Certains corps ont été immédiatement enterrés par des proches, il est donc difficile de donner un chiffre précis ».

Les combats ont été stoppés après l’intervention des éléments de la force de maintien de la paix de l’ONU envoyés dans la région. « La ville est calme. Les groupes armés ont retiré leurs hommes du centre-ville et les personnes déplacées ont commencé à rentrer », a déclaré le préfet. Ces affrontements interviennent un an après la signature d’un accord visant à ramener la paix en RCA. Notons que Bria est la principale ville d’une région riche en diamants.

Violences ethniques

Des violences ont éclaté ce week-end entre « groupes ethniques », a déclaré, dimanche, le porte-parole de la force de maintien de la paix des Nations Unies en RCA, Vladimir Monteiro, cité par l’AFP. Cela fait suite à une scission locale, il y a plusieurs mois, au sein d’une milice appelée le Front populaire pour la renaissance de la République centrafricaine (FPRC), ont indiqué plusieurs sources à Bria. D’un côté, il y a des membres de l’ethnie Runga, dont le chef militaire du FPRC, Abdoulaye Hissene, et plusieurs de ses officiers, et des membres locaux des groupes Gula et Kara de l’autre, ont-ils déclaré.

« L’alliance Gula et Kara a repris presque toute la ville. Il y a des corps dans toutes les rues. Le centre-ville est vide. Tous les Runga ont fui », a indiqué, dimanche, un travailleur humanitaire contacté par l’AFP. Le chef de la Croix-Rouge centrafricaine, Antoine Mbaobogo, a déclaré que le chiffre d’une cinquantaine de morts donné par le préfet « me semble crédible ».

Riche mais pauvre

Profondément appauvrie malgré sa richesse minérale, la RCA est en proie à la violence des milices depuis 2013. Plus des deux tiers de l’ancienne colonie française se trouvent entre les mains de groupes armés, qui revendiquent généralement des appartenances ethniques ou religieuses et se disputent souvent les ressources minières. Plus du quart de la population centrafricaine a fui son domicile depuis le début du conflit civil en 2013.

 

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