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22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 23:31
Nouvelles nationales sur RNL
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Centrafrique: 401 millions de dollars sollicités pour répondre aux besoins humanitaires cruciaux en 2020

 

https://www.radiondekeluka.org/ mercredi 22 janvier 2020 16:27

 

La République centrafricaine connaît toujours une crise humanitaire grave et complexe. 2,6 millions de personnes ont besoin d'assistance et de protection humanitaire, ce qui représente plus de la moitié de la population. Parmi elles, 1,7 million de personnes ont besoin d'une assistance immédiate pour survivre.

Pour répondre aux besoins des plus vulnérables, le Gouvernement centrafricain et l'Equipe Humanitaire Pays ont officiellement lancé ce 21 janvier 2020 le Plan de Réponse Humanitaire 2020 (PRH). La communauté humanitaire cible 1,6 million de personnes extrêmement vulnérables et appelle à la mobilisation de 401 millions de dollars américains pour mettre en œuvre des interventions vitales. Basé sur une analyse commune des besoins humanitaires, le Plan de Réponse Humanitaire vise à répondre aux problèmes critiques liés au bien-être physique et mental, aux conditions de vie et à la protection des plus vulnérables.

En République centrafricaine, les civils continuent de faire les frais de la crise. Des contraintes sécuritaires et logistiques continuent d'entraver l'accès aux personnes vulnérables. En 2019, 306 incidents de sécurité ont touché des travailleurs humanitaires, tuant 5 d’entre eux et blessant 42 autres.

La Coordonnatrice humanitaire en République centrafricaine, Mme Denise Brown, a souligné l'importance pour les acteurs humanitaires de pouvoir poursuivre leurs efforts et d'alléger les souffrances de ceux qui ont besoin d'une aide humanitaire. « Si l'assistance n'est pas fournie à grande échelle, la situation humanitaire déjà critique va se dégrader davantage en 2020 », a conclu Mme Brown.

Grâce à la générosité des donateurs, la communauté humanitaire a collecté 300,3 millions de dollars en 2019 et assisté plus de 1,1 million de personnes vulnérables dans le cadre du Plan de Réponse Humanitaire.

 

Vakaga : Une mission de la Minusca attendue ce jeudi à Birao

 

https://www.radiondekeluka.org/ mercredi 22 janvier 2020 17:43

 

La ville de Birao située à l'extrême Nord-est de la République Centrafricaine est replongée depuis le début de la semaine dans une forte psychose. L'incendie de plus d'une centaine de maisons lundi 20 janvier au centre de la ville suite à l'assassinat de 2 jeunes et les combats entre groupes armés autour de la ville, ravivent les tensions ethniques.

Dans ce contexte de tension dominé par des rumeurs, la Minusca a annoncé ce mercredi au cours de sa conférence de presse hebdomadaire, l'envoi imminent d'une mission à Birao. L'objectif est de palper du doigt les réalités du terrain et de remonter l'information à Bangui aux fins d'une action concrète.

"La décision en ce moment de la Minusca, c'est de protéger la population à Birao. Abandonner la population exposerait celle-ci en cas d'attaque. Des casques bleus sont partis en renfort à Birao mais il y a une mission qui se rend jeudi 23 janvier dans la ville pour exprimer sa solidarité aux populations et pour engager les autorités locales et voir comment les forces sont engagées sur le terrain"  a indiqué Vladimir Montéiro, Porte-parole de la Minusca.

Plusieurs villages à la périphérie de Birao ont été le théâtre d'affrontements les 19, 20 et 21 janvier entre le FPRC et MLCJ. Ces combats auraient fait plus d'une vingtaine de morts, plusieurs blessés et de nombreux déplacés, selon des sources locales.

"Plus d'une dizaine de blessés évacués d'urgence, suivent des soins à l'hôpital de Birao " a confié une autre source à Radio Ndeke Luka. Si la ville de Birao est calme, la psychose gagne les esprits et les sites des personnes déplacées se remplissent, entraînant une situation humanitaire catastrophique.

La situation sécuritaire s'est dégradée dans cette région de la Vakaga depuis le déclenchement des hostilités entre le FPRC et le MLCJ au début du 2e semestre 2019. Ces violences qui ont pris une allure ethnique ont coûté la vie à plusieurs dizaines de personnes et se sont étendues dans plusieurs villages et dans la ville d'Amdafock, frontalière avec le Soudan.

 

 

Centrafrique : Le député Kabirou interdit de séjour dans la Ouaka par Ali Darassa

 

https://www.radiondekeluka.org/ mercredi 22 janvier 2020 17:52

 

Le député de Bambari 1 Hamadou Aboubakar Kabirou dénonce les menaces à lui proférées par le chef de l'UPC, Ali Darassa. Le parlementaire craignant pour sa vie, appelle les autorités à assurer sa sécurité.

En mission mi-janvier à Bambari, capitale de la Préfecture de la Ouaka, le député Hamadou Aboubakar Kabirou explique avoir été sommé par le chef de l'Unité pour la Paix en Centrafrique, UPC de quitter immédiatement la ville. " J'ai amené des partenaires pour la construction d'une école franco arabe à Bambari. Alors que nous étions en réunion à la mosquée, Ali Darassa a envoyé ses éléments pour venir me chasser, m'intimant l'ordre de quitter la ville dans 30 minutes", a dénoncé le député poursuivant que "les partenaires ont eu peur et décidé de ne plus financer le projet à Bambari".

Craignant pour sa sécurité, Hamadou Aboubakar Kabirou a dû passer la nuit chez le préfet de la Ouaka avant de rebrousser chemin sur Bangui.  Face à cette menace, il engage le gouvernement et les garants de l'accord du 6 février 2019 à prendre leurs responsabilités, " Je demande à la communauté nationale et internationale de veiller au respect de l'accord de paix. L'accord de paix (accord de Khartoum) interdit-il à un député de se rendre dans sa zone?" s'est interrogé l'élu de la Nation.

Un parlementaire mal digéré par les groupes armés

Hamadou Aboubakar Kabirou, député de la première circonscription de Bambari a plusieurs fois fait l'objet de menace de la part des groupes armés aussi bien à Bangui qu'à Bambari. En 2018, sa résidence du PK5 dans le 3e arrondissement de Bangui a été pillée par des hommes armés alors qu'il dénonçait les agissements des groupes d'autodéfense du secteur. Il sera logé pendant plusieurs mois dans un hôtel de la capitale avant d'élire domicile dans un autre secteur de Bangui.

Plusieurs fois à Bambari, sa ville d'origine, le parlementaire a fait l'objet de menace voire de mort, proférées par des membres des groupes armés, principalement de l'UPC et leur chef Ali Darassa.

Pourquoi le chef de l'UPC a-t-il intimé l'ordre au député Hamadou Aboubakar Kabirou de quitter la ville? Il est difficile pour le moment de répondre à cette question, car Radio Ndeke Luka n'a pu joindre M. Darassa depuis son fief dans la Ouaka. 

 

 

Centrafrique : Ce qu'il faut retenir de la rencontre entre Faustin Archange Touadera et François Bozizé

 

https://www.radiondekeluka.org   mercredi 22 janvier 2020 14:07

 

Au sortir de leur entrevue, les deux personnalités s'étaient réservées de tout commentaire à la presse. Un document de 6 pages dans lequel l'ancien président est revenu sur son retour au pays, les accusations de déstabilisation portées contre son parti le KNK et sa vision politique du pays.

Officiellement, François Bozizé avait prévu de lire son allocution devant le Président Toudera et en présence des représentants de l'Union Africaine, de la CEEAC et des garants de l'accord de paix du 6 février. Arrivé au palais de la Renaissance, la réalité étant autre, l'homme a seulement remis le document au Chef de l'Etat durant leur tête-à-tête.

Abordant son retour à Bangui, François Bozizé dit avoir le sentiment d'être un persona non grata dans son propre pays alors que ses droits fondamentaux ont été bafoués en violation de la constitution du 30 mars 2016.

"Je suis conscient que la politique peut parfois être un milieu sale où la vérité trouve difficilement sa place mais j'ai quelque peu de mal à appréhender les motivations de ceux qui en veulent jusqu'à ma vie lorsque l'on sait que pour beaucoup d'entre eux, j'ai travaillé avec ces derniers sans considération aucune en dehors de leurs compétences et de la faculté qu'ils avaient à faire avancer la RCA" a écrit l'ancien président, dénonçant un "traitement anti patriotique".

Se présentant comme victime d'injures répétées sur la place publique, notamment par le biais des proches collaborateurs du Chef de l'Etat, le président du KNK pense qu'il ne mérite pas un tel traitement et balaie du revers de la main, les allégations de tentative de coup d'Etat dont son entourage et lui-même seraient les instigateurs. Pour François Bozizé, ces rumeurs entretenues par les responsables du Mouvement Centrafrique Debout créent la psychose au sein de la population et ne contribuent pas à l'apaisement.

"Quoi qu'il en soit, je déclare aujourd'hui être rentré en Centrafrique car fatigué de ce long exil et animé par l'esprit de pardon...Je me tiens à disposition afin d'œuvrer pour la paix, la stabilité et la consolidation du processus démocratique par l'organisation d'élections libres, transparentes apaisée et inclusives" a conclu l'ancien président qui n'a pas fait de propositions concrètes dans sa note.

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