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21 août 2019 3 21 /08 /août /2019 20:34
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le gouvernement projette désarmer plus de 6000 rebelles dans le pays en cinq mois

BANGUI, 21 août 2019 (RJDH)---Le gouvernement centrafricain a fait un ambitieux programme de désarmement des rebelles pour les cinq prochains mois. Ce programme a été rendu public le 09 aout 2019 lors de la 18ème session ordinaire du comité consultatif et de suivi du DDRR. 

Le chronogramme du gouvernement prévoit le désarmement de 6633 rebelles en cinq mois. Ces opérations toucheront huit des quatorze groupes armés signataires de l’accord du 10 mai 2015, un préalable pour s’engager dans le programme DDRR. Avec 2314 combattants ciblés par ces opérations, le FPRC est le premier groupe armé dont les éléments seront les plus touchés tandis que le FDPC avec 100 combattants ciblés, sera le moins touché par ce désarmement programmé.

Ce chronogramme de désarmement intervient huit mois après le lancement officiel du DDRR par le chef de l’Etat à Paoua. Les premières opérations de désarmement réalisées dans le nord-ouest, depuis le lancement officiel en décembre 2018, n’ont pas donné les résultats escomptés, ce qui justifie le chronogramme de cinq mois que va piloter le département du DDRR, créé en faveur  de l’accord politique du 06 février et dirigé par Maxime Mokom, un des leaders des groupes armés.

Les opérations seront lancées, selon un cadre du ministère du DDRR, le 05 septembre 2019 et prendront fin le 16 janvier 2020. Ce désarmement, selon des informations RJDH, sont « déterminantes pour la mise en place des Unités Mixtes de sécurité, une structure créée par l’article 16 de l’accord du 06 février ». De sources autorisées, ces opérations permettront d’avoir les éléments nécessaires venant des groupes armés pour la constitution de ces Unités Mixtes Spéciales de Sécurité (USMS).
 
Les rebelles ciblés par le chronogramme de désarmement que projette le gouvernement centrafricain, représentent 55,27% des objectifs globaux du processus. C’est un chronogramme ambitieux qui est soumis aux pesanteurs de la période de sa mise en œuvre notamment l’ambiance politique actuelle, la réticence de certains leaders des groupes armés et la régularité de la pluie.

Le respect de ce chronogramme sera un pas de géant dans le processus du DDRR en Centrafrique.

Sylvestre Sokambi

 

 

Centrafrique : « Meckassoua a fait payer les factures de sa campagne par l’Etat Centrafricain », dixit Alexandre Ferdinand N’guendet

BANGUI, 21 Aout 2019 (RJDH)--- « Abdou Karim Meckassoua a fait payer les factures de sa campagne au perchoir du parlement par l’Etat Centrafricain », c’est la mise au point faite par Alexandre Ferdinand N’guendet, ancien président du Conseil National de Transition, en réponse aux déclarations de Meckassoua le mettant en cause dans l’affaire des kits des députés, dans une interview accordée à RFI, ce mardi 20 aout.

Dans une interview accordée à RFI ce Mardi 20 Août 2019, l'ancien Président de l'Assemblée Nationale, se basant sur le rapport de la Cour des Comptes entre juin 2016 et septembre 2018, s’estime blanchi de toute accusation et a, par-ailleurs, mis en cause respectivement l'ancien Président du Conseil National de Transition (CNT) Alexandre Ferdinand N'guendet et le 1er Vice-président de l’Assemblée Nationale, Jean Symphorien Mapenzi dans l'affaire des kits des députés.

« Quand vous lisez ce rapport, des noms ont été cités. Ces noms existent dans le rapport. Mais vous ne trouverez nulle trace d’une malversation de Karim Meckassoua ! Ceux qui sont cités, c’est d’abord le premier vice-président de l’Assemblée nationale, la chargée de mission de l’Assemblée nationale et l’ancien président du Conseil national de transition », c’est en ces termes que Meckassoua s’est-il défendu sur RFI dans l’épineuse affaire des kits des députés.

Mis en cause aussi directement par Meckassoua, le président du RPR, Alexandre Ferdinand N’guendet, a précisé qu’il avait à l’époque suspendu l’avis d’appel d’offre sur cette question, puisqu’il y avait un acharnement de toutes parts pour se l’arracher, « en tant que Président du Conseil National de Transition, j’avais lancé un avis d'appel d'offre concernant la fourniture de ces kits, mais quelques semaines plus tard des dysfonctionnements ont été constatés dans la procédure. J’avais instruit à ce qu’on puisse soumettre à ma signature un arrêté mettant fin à la procédure d’appels d’offres et laissant la latitude à la nouvelle législature de s’en occuper après la mise en place du bureau », a précisé N’guendet.

Sans détours, l’ancien Président du CNT a indiqué que le rapport couvre la période pendant laquelle Meckassoua était président de l’Assemblée nationale et qu’il a fait payer les factures de sa campagne à la présidence du parlement par l’Etat Centrafricain, « c’est regrettable qu’une personnalité de la stature de Karim Meckassoua puisse dire des choses pareilles. Faut-il le rappeler, il a fait payer les factures de sa campagne au perchoir de l’Assemblée Nationale par l’Etat Centrafricain. Je vous ai dit que la procédure que j’avais lancée, avait été suspendue pour des raisons évoquées ci-haut, mais fort a été ma surprise de constater le jour de l'élection des membres du bureau que les députés étaient déjà dotés des attributs liés à leur fonction », a-t-il ajouté.

A la question posée à l'ancien Secrétaire général du CNT devenu élu lui-même dans la circonscription de Kouango 1, « il précisait que les attributs étaient achetés par le député du 3e arrondissement Karim Meckassoua pour sa campagne, qui deviendra par la suite Président de l'Assemblée Nationale », a rappelé Alexandre Ferdinand N’guendet.

De poursuivre, le Président du RPR déclare qu’il était « surpris d'apprendre que les coûts étaient supportés par l'Etat Centrafricain », une manière de dire qu’il n'est impliqué ni de près, ni de loin dans la gestion de ces kits qui éclaboussent encore le parlement centrafricain.

Affirmant être un républicain et respectueux des valeurs républicaines, Alexandre Ferdinand N’guendet dit attendre avec sérénité l’issue des procédures de l'examen de sa gestion qui est en cours par la cour des comptes.

L’affaire du rapport de la Cour des comptes sur la gestion de l’Assemblée nationale continue de faire du bruit dans le pays. 

Vianney Ingasso

 

 

Centrafrique : « Le régime de Touadera se caractérise par des scandales financiers », selon Me Nicolas Tiangaye  

BANGUI,  21 Août 2019 (RJDH)---Les scandales financiers successifs éclaboussant le régime actuel a fait sortir de ses gants Me Nicolas Tiangaye, qui estime que le Président Touadera ne fait pas assez pour y mettre un terme. Pour l’avocat, l’attitude du Chef de l’Etat encourage ces séries de corruptions incessantes et son gouvernement ne prend pas assez des mesures pour sanctionner les contrevenants. Il l’a dit dans l’émission Actualité et Nous du RJDH de ce mardi 20 août.

Ces derniers temps, l’actualité politique centrafricaine est dominée par les fresques de scandales financiers que d’aucuns qualifient de « sans précédent ». C’est l’un des sujets abordés dans l’émission Actualité et Nous du RJDH mardi 20 aout avec Nicolas Tiangaye, Président de la Convention Républicaine pour Progrès Social (CRPS). Il se dit outré par ces séries de scandales et qui, selon lui, n’émeuvent même pas le gouvernement.

Il est revenu sur les questions de la gestion opaque de la Mairie par le Président de la délégation spéciale de la ville de Bangui révélée par le ministre de l’Administration du Territoire, et le récent rapport de la Cour des Comptes qui fait bouger les lignes aujourd’hui avec plusieurs accusations à la clé.

Nicolas Tiangaye, ancien premier ministre, pense pour sa part que le régime de Touadera est caractérisé par des scandales financiers, « Ce que je peux dire, le régime de Touadera est caractérisé par des scandales financiers donc le scandale au niveau de la Mairie n’est que la face visible de l’iceberg. Il y a des détournements massifs des deniers publics, parce qu’à la Mairie on parle de plus de 2 milliards de FCFA et c’est seulement 0,6% des recettes qui avaient été utilisées par la Mairie mais où sont passés les 2 milliards, c’est extrêmement grave », s’interroge Me Nicolas Tiangaye.

S’il est habitué à faire des plaidoiries en tant qu’avocat, mais sur cette question, c’est un réquisitoire accablant qu’il dresse contre celui qu’il avait soutenu entre les deux tours en 2016. La jurisprudence constante de l’impunité contre la corruption est la marque de ce régime, à en croire ce ténor de barreau centrafricain. « On ne peut pas détourner l’argent de l’Etat de façon impunie. Je voudrais aussi saluer le courage et le patriotisme du ministre de l’Administration du Territoire qui a tiré sur la sonnette d’alarme mais il n’y a pas que ça, l’affaire d’exploitation minière où des personnalités ont été corrompues voire certains élus du peuple afin de délivrer l’autorisation d’exploitation. La corruption et les détournements sont devenus des faits divers », a rappelé Me Nicolas Tiangaye sur un ton désespéré.

Pour lui, il n’y a qu’un seul coupable et qui laisse pourrir la situation, c’est le Président Touadera qui ne fait pas assez pour arrêter l’hémorragie en dépit de plusieurs révélations faites, « depuis l’accession de Touadera au pouvoir personne n’a été arrêtée pour le détournement de deniers publics et présentée devant la Cour criminelle, autrement dit, depuis que le Président Touadera est aux affaires, il n’y a que des saints qui gèrent les deniers de l’Etat », a-t-il conclu.

De l’affaire Jousso, en passant par l’Assemblée nationale avec en toile de fond le scandale écologique de Bozoum et récemment à la Mairie de Bangui, la liste des scandales financiers est non exhaustive, et jusqu’à ce jour ni la Présidence ni la Primature n’a encore pris position pour établir la « rupture » avec les anciennes pratiques. 

Jefferson Cyrille Yapende   

 

 

Centrafrique : Les partis RPR et URCA enregistrent des démissions à 18 mois des échéances électorales 

BANGUI, 21 Août 2019 (RJDH)---Dans l’intervalle de 48 heures, deux partis politiques de l’opposition démocratique ont enregistré les démissions de certains cadres de leur parti. Il s’agit respectivement du Secrétaire général du Parti RPR d’Alexandre Ferdinand N’guendet, Fari Tahéruka Shabaaz et des deux autres cadres de l’URCA d’Anicet Georges Dologuele.

Fari Tahéruka Shabaaz, le Secrétaire général et porte-parole du Parti RPR de N’guendet a ouvert la balle de la démission en l’annonçant au RJDH lundi 19 août. La raison, selon lui, que ses avis ne comptent plus pour les cadres du parti et qu’il est toujours mis en minorité « J’ai été mis en minorité par les hauts cadres dudit parti qui ne sont pas satisfaits du rendement de mon travail en tant que Secrétaire général et porte-parole du parti RPR », a précisé Fari Shabaaz.

Deux jours après, c’est au tour d’Ahamadou Abi Mandjo, Secrétaire général du parti URCA, qui a adressé une correspondance en date du 20 Août 2019 au Président de son Parti, Anicet Georges Dologuele, pour lui signifier la raison de sa démission, « Je viens par la présente lettre vous déposer ma démission au poste du secrétaire général et militant de l’URCA. Votre attitude méprisante justifie cette décision », a notifié Ahamadou Abi Mandjo au Président Dologuele.

Une journée après, le 3ème Vice-Président de l’URCA en Charge des structures de base annonce aussi son départ du navire. Mansour A. Nimaga a évoqué plusieurs raisons ayant encouragé sa démission du parti dans une correspondance adressée au Président du Parti, « vos prises de position sans concertation avec le bureau politique ; le mépris, la manipulation et l’absence d’une respectueuse collaboration, en empêchant tous les cadres du parti à participer à la reconstruction du pays dans n’importe qu’elle instance », a mentionné Mansour Nimaga.

Il reproche aussi à Dologuele la création des structures parallèles et non statutaires aux textes du parti faisant affaiblir le bureau politique et ses organes annexes, « la gestion clanique des ressources du parti résultants des dons et apports des donateurs lors des élections précédentes, le refus jusqu’à ce jour de présenter devant les instances du parti les rapports financiers d’avant, pendant et après les campagnes législatives et présidentielles montrent à suffisance le manque de transparence », a-t-il précisé.

Pour finir, ce dernier avoue que ce sont ces raisons précitées qui l’ont motivé à claquer la porte, « cette violation des fondamentaux du parti marque un point d’arrêt à notre collaboration et rompt mon engagement militant », a-t-il conclu. 

Jefferson Cyrille Yapende  

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