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5 juin 2019 3 05 /06 /juin /2019 23:00
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Plusieurs quartiers marécageux de Bangui fortement touchés à cause des pluies diluviennes 



BANGUI, le 05 juin 2019 (RJDH) ---Des quartiers de Bangui situés dans les zones marécageuses notamment Ngongono 6, Cité de la paix, Nguinda dans le 8ème arrondissement et des quartiers dans le 2ème arrondissement, sont régulièrement confrontés au problème d’inondation en ce début de saison pluvieuse. La dernière pluie qui s’est abattue dans la capitale la semaine dernière a laissé des terrains inondés d’eau stagnante.


Bati Alain, habitant de Ngogono 6 raconte les mésaventures qu’il traverse « Notre localité est vraiment en difficulté pendant cette période de la saison des pluies.  Ce n’est pas aisé de se promener dans le quartier quand il pleut à plus forte raison que la pluie nous atteint aux genoux. Du coup, ça devient impossible pour faire un déplacement à l’extérieur par ce que l’eau inonde toute la surface et cela provoque l’écroulement des certaines maisons et on enregistre plusieurs cas de noyade des enfants. Je demande au gouvernement d’urbanisé notre quartier afin de faciliter la libre circulation des biens et personnes », témoigne-t-il.

Même son de cloche du côté de la villa Kolongo. Assise sur un banc, Marie Rose mère de famille, montre sa maison détruite par la pluie « J’étais au marché lorsqu’un voisin du quartier était venu me renseigner sur ce qui s’est passé. A mon arrivée, j’ai vu ma maison détruite par le vent. Le dégât était considérable. Heureusement, il n’Ya pas de perte en vie humaine. Je suis mère de quatre enfants et depuis lors, nous dormons sous une tente. Je demande au gouvernement et les ONG d’urbaniser notre quartier. Le plus grand souci c’est l’absence des conduits d’eau, même les ruelles sont en très mauvais état. L’autre aspect est aussi lié à l’exploitation anarchique des arbres dans les quartiers. Cette dégradation de l’environnement à une répercussion directe sur nous et nous sommes en proie aux vents violents. », Raconte-t-elle.

En cette période où commence la grande saison des pluies, la majorité des quartiers de Bangui sont vulnérables à l’inondation, les caniveaux ne suffisent plus pour contenir l’eau. Les chefs des quartiers du huitième arrondissement par exemple, appellent les habitants à une bonne gestion des poubelles et à la prudence afin d’éviter des catastrophes.

Rolf Domia.

 

 

Centrafrique : Des associations des victimes réclament la présence effective de la police de proximité pour éviter les cas de violences  

BANGUI le 05 juin 2019 (RJDH) ---Les victimes déplorent une forte concentration des forces de défense et de sécurité dans la capitale. Cette forte concentration à Bangui selon Fulbert Deba, coordonnateur de l’ONG « le Flamboyant » laisse le champ libre aux bandits de multiplier les scènes de violence et de nombreux cas de braquage dans la périphérie de Bangui. Il l’a dit lors d’un échange entre le représentant du ministère de la Sécurité publique et ceux des organisations des victimes le 31 mai dernier à Bangui. 

Cette demande fait suite aux multiples cas de violences armées perpétrées par des bandits dans la périphérie de Bangui et à l’intérieur du pays ces derniers temps. Ces violences ont fait des victimes à Paoua et dans bien d’autres villes du pays.

On a constaté qu’après la formation des 250 éléments de la police et de 250 éléments de la Gendarmerie, beaucoup sont restés à Bangui « ils sont beaucoup plus concentrés à Bangui, ce qui n’est du tout apprécié par les victimes », a souligné Fulbert Deba, coordonnateur de l’ONG «le Flamboyant».

« Nos parents dans l’arrière-pays souffrent à cause de l’absence des éléments des forces de l’ordre, car les brigades et les Commissariats ont été détruits. Avec l’appui des partenaires certains bâtiments de ces deux structures ont été réhabilités mais il faut les faire occuper par les éléments déjà opérationnels. Force est de constater que ces bâtiments sont restés vides jusqu’à ce jour. Quand nous circulons dans la capitale on constate une forte concentration, avec une pléthore d’éléments des Forces de Sécurité », a-t-il martelé.

Pourtant le Gouvernement centrafricain prône une police de proximité. Une victime sous couvert de l’anonymat demande au gouvernement que ces forces soient déployées pour le rétablissement de la sécurité, « il faut que cette philosophie soit appliquée de manière pragmatique dans les faits. Ces forces doivent être déployées dans l’arrière-pays parce que leur présence est dissuasive pour les personnes mal intentionnées qui persévèrent dans la violence. », dit-il.

La réaction des victimes fait suite aux tueries des habitants des villages proches de Paoua dans l’Ouham-pendé le 21 mai dernier et à l’assassinat d’une religieuse à Nola dans la Sangha-Mbaere.

 

Carlos Watou

 

Centrafrique : Les personnes déplacées du site d’Alindao vivent toujours dans la psychose au regard de la persistance des violences 

ALINDAO, le 05 juin 2019, (RJDH) ---La situation sécuritaire à Alindao dans la Basse-Kotto est toujours instable à cause des scènes de violences armées dans la préfecture. L’insécurité selon certains déplacés du site de l’Eglise Catholique d’Alindao est grandissante et plongent la population dans la psychose. Ces inquiétudes ont été exprimées lors d’une mission menée conjointement du 25 au 30 mai dernier par la MINUSCA et les députés de la Basse-Kotto

 Cette mission conjointe a démarré à Bambari dans la Ouaka et à Mobaye dans la préfecture de la Basse-Kotto pour tâter du doigt la réalité en termes de sécurité dans ces préfectures en proie à des violences armées. 


Nicaise Rengamba, chef de groupe du site des déplacés de l’Eglise Catholique d’Alindao, a souligné que la situation sécuritaire est toujours instable, « avant, la sécurité allait mieux ; je peux dire à 70%. Mais maintenant, lorsque les forces rwandaises étaient reparties, les Anti-Balaka sont revenus sur le site. Or auparavant, ils passaient tous leur temps dans leurs petites bases. Maintenant, ils ont constaté le départ des Rwandais, et ont des problèmes avec les Népalais en termes de communication. Ils ne parlent que l’Anglais et c’est un peu difficile », a-t-il témoigné.


Certaines populations avaient enregistré la détermination des forces rwandaises dans le rétablissement de la paix, « les Rwandais patrouillaient de jour comme de nuit, dans la ville, sur le site voire sur les pistes de champs. C’est ce qui a permis de dissuader les forces nuisibles et les ATB en particulier étaient contraints de se retrancher dans leurs petites bases. Mais avec les Népalais, ils ont constaté qu’il y a un déficit de communication avec la population. Plusieurs cas de vols, de viols, de violences ont été enregistrés », a fait savoir Nicaise habitant sur le site.

En dépit des réunions organisées par les leaders communautaires pour la résolution de crise, des scènes de violence persistent toujours dans ces zones. Ils en appellent au gouvernement pour le déploiement des forces de sécurité intérieure dans la préfecture de la Basse-Kotto.



Cyrille WEGUE

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