Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

22 février 2019 5 22 /02 /février /2019 18:04
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Mise en place de la stratégique de lutte contre les extrémismes violents

BANGUI, 22 Février 2019 (RJDH) - Le Ministère de l’Intérieur conjointement avec l’appui technique de PNUD a procédé ce 21 Février, à la mise en œuvre de l’installation du comité Stratégique Nationale de Prévention de la Radicalisation et de l’Extrémisme Violent (SNPREV) à Bangui. Tous les membres du comité sont issus des entités différentes. 

L’insécurité persistante, le manque de services sociaux de base, la fragilité individuelle, sont autant les facteurs qui poussent les populations Centrafricaines vers une radicalisation potentielle et des formes des extrémismes violents.  Cette stratégie mise en place permettra de lutter contre les différentes formes de violences et favoriser le retour définitif de la paix en RCA.

Dominique Malo, Chargé de Programme Gouvernement au PNUD souligne que l’objectif recherché à travers cette réunion est de communiquer et sensibiliser sur le rôle et les missions du Comité de Coordination relatif à l’exécution du plan de la Stratégique Nationale de Prévention de la Radicalisation et de l’Extrémisme Violent (SNPREV). « L’esprit du travail de SNPREV est aligné sur les principes de résolution pacifique des conflits dans notre pays et est aligné sur les éléments qui transparaissent à travers l’accord de paix qui vient d’être signé entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés à Khartoum », explique-t-il.

Pour Abel Balenguele, conseiller à la Primature et chargé de la réconciliation et de l’affaire humanitaire, la mise en pratique de ces piliers à travers les échanges doit être la priorité des points focaux pour la réussite de cette initiative, « nous allons demander aux points focaux de mettre en pratique les piliers, il s’agit aussi pour nous de faire le suivi de ce travail délicat et de mettre le rapport des travaux au service de nos partenaires », a-t-elle souligné.


Les piliers sur lesquels le comité se basera sont entre autres la lutte contre l’insécurité, la lutte contre l’extrémisme violent, la promotion de l’éducation, de la paix et du développement.

La mise en place de cette stratégie est financée par le gouvernement Japonais avec l’appui technique de PNUD. Le lancement officiel des activités du comité de coordination avec tous les membres concernés est conforme à l’arrêté 030/MISP/DIRCAB/SP.18 du 17 Novembre 2018. Aucun représentant des médias ne fait partie de ce comité. /

Vivien Ngalangou

 

Centrafrique : Apprendre à lire et à écrire aux élèves en Sango pour lutter contre l’analphabétisme

BANGUI, 22 février 2019 (RJDH)--L’ONG tchèque Siriri a initié depuis 2015 un programme d’enseignement en Sango dans l’Ouest de la République Centrafricaine.  Il s’agit de former des enseignants à dispenser les cours dans la langue maternelle, le Sango. L’enjeu est de permettre aux élèves du primaire d’apprendre à lire et à écrire dans leur langue maternelle, et non plus en français. 

Langue officielle et nationale de la République Centrafricaine, le Sango est parlée par toute la population, cependant l’enseignement est dispensé en français. « Une situation qui empêche de nombreux jeunes d’aller au bout de leur cursus primaire », a déploré l’ONG tchèque Siriri, qui agit depuis onze ans en République centrafricaine. Pour remédier à cela, elle a décidé d’expérimenter l’enseignement en Sango dans l’ouest du pays à travers le programme « Škola hrou » - « L’école en jouant ».

Ainsi, la cofondatrice de Siriri, Ludmila Böhmová était en mission d’évaluation en Centrafrique au mois de janvier 2019. Elle a salué « le succès du projet » qui permis à « quelques 35.000 » enfants centrafricains « d’acquérir les bases de l’éducation primaire dans la langue qui leur est la plus familière », lit-on sur le site de la Radio Praha.

Justifiant cette expérience par les études de l’UNESCO qui confirment que « l’enseignement est de meilleure qualité lorsqu’il est dispensé aux enfants dans leur langue maternelle », Ludmila Böhmová a souligné que « si la Centrafrique possède un des pires taux d’alphabétisation au monde, c’est entre autres raisons parce que l’atmosphère dans les écoles n’est pas bonne. Comme dans d’autres pays africains, le problème est que l’enseignement se fait en français, alors que les enfants qui rentrent en primaire et doivent apprendre à lire et à écrire, ne savent parler que leur langue maternelle qui est le Sango ».

Interrogée par la même chaîne sur leur méthodologie, Ludmila Böhmová a indiqué que « nous travaillons avec quelque 500 instituteurs, (…). Cela signifie que ce sont eux qui, à terme, pourraient devenir les porteurs du programme en cours. Ils ont toutefois encore besoin d’être formés pour devenir des lecteurs d’un niveau qui nous permettra de leur transmettre la responsabilité de la gestion du programme ».  

Ce projet intéresse aussi le Ministère de l’Education Nationale, a témoigné l’ancien directeur de Siriri, Fabrice-Marin Plichta : « Les progrès sont tels que le ministère de l’Education centrafricain, auquel nous avons montré des vidéos, a fait part de son intérêt pour notre programme. Des discussions sont désormais en cours de façon à intégrer cette méthode de travail au programme éducatif officiel centrafricain ».

Pendant la colonisation en Oubangui-Chari, l’usage du Sango dans les écoles a été interdit, mais après l’indépendance les autorités de la République Centrafricaine l’ont officialisé comme langue nationale et première langue officielle avant le français. Le code de l'alphabétisation du Sango a été consacré par l'Ordonnance 84.031 de mai 1984 et la Loi 97/014 du 10 décembre 1997 portant orientation de l'éducation.


Fleury Agou

 

Centrafrique : La France annonce sa contribution au renforcement des efforts de stabilisation après l’accord de Khartoum

BANGUI, le 22 Février 2019(RJDH) ----Plusieurs appuis de la France sont prévus en 2019 notamment des programmes à impact rapide, des actions humanitaires afin de consolider la paix en Centrafrique après la signature le 06 février à Bangui de l’Accord de paix de Khartoum. L’annonce en a été faite par le Directeur du centre de crise et de soutien (CDCS) du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, Éric Chevallier, le jeudi 21 février lors de sa visite à Bangui. 

Après la conclusion des travaux du dialogue de Khartoum, la France se déclare prête à apporter un soutien conséquent dans le cadre de sa relation bilatérale avec la Centrafrique. En 2019, la France a décidé d’augmenter ses contributions dans différents domaines comme le souligne Eric Chevallier, Directeur du Centre de crise et de soutien (CDCS) du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

«Nous avons augmenté pour ce qui concerne le centre de crise du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères que je dirige à Paris qui à la fois le soutien, les actions humanitaires et de la stabilisation. Nous pensons qu’il y a un effort particulier dans la dynamique de l’Accord de Khartoum de renforcer les efforts de stabilisation. Donc nous allons augmenter l’enveloppe, c’est ce que je suis venu dire aux autorités centrafricaines, aux partenaires et aux ONG et associations locales », annonce –t-il.

Selon ce diplomate français, « un accord ne vit que si jamais la population voit une différence dans son quotidien ». Donc il faut rapidement que des programmes soient mis en place, qu’il ait un effet concret, «c’est dans ce cadre que nous allons essayer rapidement de soutenir un certain nombre de programmes qui sont des programmes à impact rapide. C’est ça qui permet justement de consolider l’Accord de paix ».

Dans le domaine de la santé, un projet dénommé : « Projet Songo » consiste à mettre en place une  caravane de santé qui aura pour mission d’aller près des populations privées d’accès aux soins, ceci afin de permettre aux populations d’avoir accès aux soins dans les zones affectées par la crise, notamment le Nord-est du pays.

Des appuis sont aussi prévus à travers les ONG œuvrant en Centrafrique notamment à Bambari et à l’Est. « Nous allons soutenir des activités susceptibles de répondre à des incendies. Donc nous allons doter à la fois de moyens et également de véhicules les sapeurs pompiers de Bangui avec une ambulance de pompier d’incendie dans chaque arrondissement de Bangui et de Bambari »

Ce soutien de la France va également dans le domaine de la gouvernance. Il s’agit pour le Directeur de la formation des cadres et des magistrats à travers l’Ecole Nationale d’Administration et de la Magistrature pour le retour de l’autorité de l’Etat.

En ce concerne le désenclavement des régions, des programmes d’installation des ponts soutenus par le Fonds Bekou vont être mis en œuvre.  Enfin un appui sera apporté aux populations vulnérables, c'est-à-dire, les enfants de la rue et les plateformes de la société civile locale.

En 2018, le chiffre de l’aide de la France a atteint environs 40 millions d’euros soit environs 26 milliards de francs CFA. La France compte augmenter son aide budgétaire pour l’année 2019. Selon le Directeur du CDCS, le décaissement de ce financement pourrait se faire dans la semaine à venir. /

Judicaël Yongo.
 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com