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15 mai 2018 2 15 /05 /mai /2018 23:30
Un quart des Centrafricains ont besoin d’une assistance humanitaire
Un quart des Centrafricains ont besoin d’une assistance humanitaire
Un quart des Centrafricains ont besoin d’une assistance humanitaire

 

 

 

Par RFI Publié le 15-05-2018 Modifié le 15-05-2018 à 13:05

 

Rencontre d'informations, ce lundi, à Yaoundé, au Cameroun, entre pays donateurs et diverses organisations internationales sur la situation humanitaire préoccupante en République centrafricaine. Ce pays qui a vécu ces derniers jours une nouvelle flambée de violence est au bord d'une crise humanitaire sans précédent, a plaidé la coordonnatrice résidente du système des Nations unies.

 

Présente à Yaoundé à l’occasion de ce plaidoyer, la ministre centrafricaine en charge de l’Action humanitaire et de la Réconciliation nationale, Virginie Baïkoua, a d’abord fixé l’auditoire sur les chiffres des réfugiés et déplacés intérieurs en situation d’urgence humanitaire : « La situation humanitaire aujourd’hui, nous avons plus de 600 000 personnes déplacées internes et 400 000 externes dans les pays voisins. Aussi nous avons 2,5 millions de personnes qui sont en besoin d’assistance humanitaire ».

 

Najat Rochdi, la représentante adjointe du secrétaire général des Nations unies et coordonnatrice humanitaire en Centrafrique, s’est montrée encore plus incisive : « Quand vous savez qu’un Centrafricain sur quatre aujourd’hui est dans le besoin d’une assistance humanitaire.Parmi ce quart de la population, seuls 10% aujourd’hui vont pouvoir être aidés parce qu’il n’y a que 10% de financement. Donc c’est fondamental aujourd’hui qu’on considère que nous sommes arrivés à un point tournant du processus de stabilisation et de consolidation de la paix en République centrafricaine. Et ce n’est vraiment pas le moment de baisser les bras et de diminuer les efforts en termes de financement ».

 

Il y a donc urgence à agir : 515 millions de dollars sont espérés, et, confidence de Najat Rochdi, près de 150 millions de ce montant font déjà l’objet de promesses de dons.

 

 

La Centrafrique reste l’un des pays où les interventions humanitaires sont plus importantes au monde

 

Genève (© 2018 Afriquinfos) 15 mai 2018 La situation humanitaire en République centrafricaine n’a cessé de se détériorer depuis l’année 2017. Cette tendance s’est maintenue au cours du premier trimestre 2018, avec d’importantes vagues de nouveaux déplacements et des besoins humanitaires croissants.

Aujourd’hui, la communauté humanitaire doit répondre aux besoins critiques et urgents liés à l’émergence de nouveaux foyers de tension mais elle doit aussi couvrir ceux liés à des crises de plus longue durée. Toutefois, le niveau de financement actuel ne permet pas encore de couvrir les besoins existants. En outre, Il ne permet pas d’anticiper sur ceux qui risquent d’émerger eu égard à la recrudescence de la violence à travers le pays. Le Plan de réponse humanitaire d’un montant de 515,6 millions de dollars a été lancé en janvier 2018 mais à ce jour, il n’est financé qu’à hauteur de 9,4% alors qu’il prévoit d’apporter une assistance vitale à 1,9 millions de personnes.

Une chute importante dans les financements reçus est intervenue au moment où la situation se dégradait et les besoins humanitaires augmentaient davantage. Afin de sensibiliser les bailleurs de la Centrafrique à cette tendance inquiétante, le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi, a tenu le 14 mai à Yaoundé, au Cameroun, une session d’information sur la situation qui prévaut dans le pays.

 

En 2017, les contributions à l’action humanitaire s’élevaient à 267 millions de dollars dont 202,5 millions de dollars versés directement au Plan de réponse humanitaire. D’autre part, les contributions au Fonds humanitaire ont permis en 2017 d’allouer 22,1 millions de dollars à la mise en œuvre projets de réponse d’urgence qui ont bénéficié à près d’un million de personnes. La violence déployée par les groupes armés continuera alors à pousser un nombre croissant de civils à se réfugier dans des lieux de plus en plus reculés, de plus en plus inaccessibles aux humanitaires accroissant davantage encore le défi de l’accès aux plus vulnérables. Aujourd’hui, pour un montant requis de 515,6 millions, le Plan n’est encore financé qu’à hauteur de 9,4% soit 48,6 millions de dollars.

 

Au cours du premier trimestre, le nombre de personnes déplacées est resté stable mais toujours très élevé. En mars 2018, il était de 687 398 ; bien au-delà du pic d’août 2015, au plus fort de la crise humanitaire. Le nombre des réfugiés est également resté important, 568 572 en mars 2018. Ceci signifie que plus d’1,2 millions de Centrafricains soit une personne sur quatre est toujours déplacée interne ou réfugiée dans les pays voisins. Comparé à la population totale, la Centrafrique est parmi l’un des pays au monde où les interventions humanitaires sont plus importantes.

 

Xavier-Gilles CARDOZZO

 

 

Centrafrique: Craintes d’une extension des violences

 

http://sahel-intelligence.com  BY FRÉDÉRIC POWELTON ON 15 MAI 2018

 

En Centrafrique, l’ONU, la France et les ONG sur place craignent une reprise des affrontements intercommunautaires après la multiplication des actes de violences dans plusieurs régions du pays qui échappent au contrôle du gouvernement et des forces de la mission onusienne de la Minusca.
A Bambari, dans le centre du pays, Médecins Sans Frontières (MSF) et l’ONU ont fait état de violences lundi et mardi, qui ont fait un nombre indéterminé de victimes. L’ONG humanitaire a indiqué avoir pris en charge six blessés, dont un a succombé à ses blessures.
Mardi et contre avis médical, deux autres ont quitté l’hôpital où ils ne se sentaient pas en sécurité, a déploré MSF, appelant à « faire respecter la neutralité de l’hôpital ».
Mais la tension est perceptible dans les rues de Bambari qui étaient vides, alors que les travailleurs humanitaires sont restés cloîtrés chez eux, sachant qu’ils ne peuvent être protégés contre les groupes armés.
Plus au nord, à Kaga Bandoro (300 km au nord de Bangui), deux avions de chasse français en provenance du Tchad ont survolé dimanche la région, sur fond de regain de violences.
Il s’agissait d’une démonstration de force pour dissuader les groupes armés, indique-t-on à Paris, soulignant que l’envoi de ces avions est intervenu en soutien et à la demande de la Minusca. La France affirme également être « préoccupée par la persistance des violences et des activités déstabilisatrices perpétrées par les groupes armés à Bangui et dans le reste du pays ».
Ces violences en province qui interviennent après la mort de plus d’une vingtaine de personnes le 1er mai à Bangui, éveillent les craintes d’une extension des affrontements intercommunautaires.

 

Violences intercommunautaires dans le centre de la Centrafrique

 

15 mai 2018 AFP

 

Au moins plusieurs personnes sont décédées, six blessées et 300 déplacées au cours de violences intercommunautaires lundi et mardi à Bambari, dans le centre de la Centrafrique, selon l'ONU et Médecins Sans Frontières (MSF).

 

"Des violences intercommunautaires, qui seraient dûes à la propagation de rumeurs, ont causé plusieurs morts mais le bilan est incertain pour le moment", a indiqué à l'AFP Vladimir Monteiro, porte-parole de la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca).

 

Dans un communiqué mardi, MSF a indiqué avoir pris en charge "six blessés dans la nuit (de lundi à mardi), dont un a malheureusement succombé à ses blessures".

"Deux patients ont quitté (l'hôpital) ce matin contre avis médical, car ils ne se sentaient pas en sécurité. C’est inacceptable! L’hôpital est un lieu de soins pour tous et il doit le rester", a noté dans le communiqué Dismas Vuningoma, coordinateur de MSF à Bambari, qui a indiqué vouloir "faire respecter la neutralité de l’hôpital".

Les rues de Bambari sont actuellement vidées de leurs habitants, et les personnels d'ONG sont reclus chez eux, selon des humanitaires sur place.

Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, à cheval entre plusieurs zones d’influences de groupes armés, jouissait jusqu'à lors d'un calme relatif depuis l’intervention de la Minusca début 2017 pour en déloger les groupes armés en ville.

 

Depuis, l'ONU avait fait de Bambari la vitrine de son intervention en Centrafrique, arguant que la ville était "sans arme ni groupe armé". Des initiatives intercommunautaires y ont vu le jour ces derniers mois.

Réveillant le spectre des violences de 2013 qui avaient fait des milliers de morts, la Centrafrique est de nouveau en proie à des tensions intercommunautaires après des violences dans sa capitale Bangui en avril, qui ont fait plusieurs dizaines de morts.

Dimanche, des Mirage 2000-D français ont effectué un survol dissuasif à Kaga-Bandoro (nord-est), où sont regroupés des groupes armés pro-musulmans depuis plusieurs semaines.

Début mai, la Minusca a indiqué avoir neutralisé une colonne de pick-up du groupe armé Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC, leader de l'ancienne coalition promusulmane de la Séléka qui avait pris le contrôle de Bangui en 2013) dans le centre de la Centrafrique, sur la route entre Kaga-Bandoro et Bangui.

En Centrafrique, l'Etat ne contrôle qu'une maigre partie du territoire national. Les groupes armés s'affrontent dans les provinces pour le contrôle des ressources, notamment les diamants, l'or et le bétail.

 

Avec AFP

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