Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

23 mai 2018 3 23 /05 /mai /2018 21:48
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : L’idée de destitution du président de l’Assemblée Nationale, portée par Bea du KNK intéresse la presse écrite

 

PAR RJDH LE 23 MAI 2018

 

BANGUI, 23 mai 2018 (RJDH)–Les différends politiques entre Bertin Bea, député de Boali et le président de l’assemblée nationale Karim Meckassoua, préoccupent nos confrères de la presse écrite.

 

Une crise parlementaire à l’heure actuelle ? C’est un titre de nos confrères de l’Agora pour qui l’Assemblée Nationale est en phase de connaitre une crise spectaculaire. Nos confrères sont revenus sur les accusations portées contre le président de l’Assemblée Nationale et l’appel de sa destitution lancée par le député du KNK Bertin Bea. L’Agora trouve sérieuses et graves les accusations de clientélisme, de gestion opaque des fonds alloués et de corruption lors du vote du premier bureau de l’Assemblée Nationale. Le journal estime que si ces faits sont fondés, ce n’est pas seulement la destitution du président de l’Assemblée Nationale qu’il faut mais la dissolution pure et simple du parlement.

 

« Bertin Bea accuse », c’est le titre du journal le petit observateur centrafricain qui est revenu sur l’essentiel des propos tenus par l’honorable Bertin Bea lors de la conférence de presse qu’il a tenue à son domicile de Bangui. L’auteur de l’article, met en relief les accusations de forfaiture, des faits délictueux qui ne permettent plus à Karim Meckassoua de présider l’Assemblée Nationale. Reprenant le conférencier, Le petit observateur centrafricain estime que Karim Meckassoua n’a plus l’honorabilité nécessaire pour garder son poste.

 

C’est l’appel à la destitution du président de l’Assemblée Nationale qui intéresse nos confrères d’Adrénaline Info. Mettant cote à cote les images de Bea et Meckassoua pour illustrer son article, le journal trouve fondées les accusations portées contre le président de l’Assemblée Nationale et soutient l’idée de sa destitution.

De tous les articles écrits, aucune réaction du Camp Meckassoua, réaction qui pourrait se faire enregistrer dans les prochains jours.

 

Un autre sujet paru dans les kiosques, c’est le déplacement manqué du président de la République à Bria. Le confident accuse les combattants du FPRC d’avoir boycotté ce voyage présidentiel en tirant, la vieille, un peu partout dans la ville. Le journal regrette l’attitude de ces groupes armés car, selon nos confrères, le chef de l’Etat devrait, lors de ce déplacement poser la première pierre d’une infrastructure sanitaire.

 

Adrénaline Info développe ce jour un certain optimisme sur l’issue de la crise. Selon ce journal, les auteurs des crimes en Centrafrique, ne sauraient échapper à la justice, une position exprimée dans l’article, intitulé « quelle que soit la durée de la nuit, les auteurs des violences interminables finiront par être rattrapés ».

 

Des sujets politiques dans les kiosques. L’Agora publie ce mercredi 23 mai 2018, l’intégralité de la déclaration de la plateforme Front des partis politiques pour la protection de la démocratie, déclaration dans laquelle, elle s’en prend à l’ancien ministre Jean Serge Bokassa qui a appelé à une union sacrée autour de lui. Cet appel, selon cette plateforme cache mal l’intention déstabilisatrice de son auteur, intention qu’elle promet combattre par tous les moyens.

 

Le Confident s’oppose à l’initiative de l’union africaine qui, selon nos confrères, est une stratégie pour faire passer et légitimer l’amnistie contre quoi les Centrafricains battent depuis le début de cette crise. Le contenu et la position du journal sur la question sont résumé par le titre « l’initiative panafricaine de la paix ou l’une des facettes du complot »./

 

Sylvestre Sokambi

 

 

Centrafrique : Des policiers de la Minusca prêtent serment comme OPJ de la CPS en violation de la loi

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 23 MAI 2018

 

BANGUI, le 23 Mai 2018 (RJDH)—Six policiers internationaux ont prêté serment le 22 mai dernier comme Officiers de Police judiciaires de la Cour Pénale Spéciale. Ce serment semble violer certaines dispositions de la loi portant création et fonctionnement de cette cour mixte.

 

Le travail des Officiers de la police Judiciaire de la Cour Pénale Spéciale est réservé aux policiers et gendarmes centrafricains comme le stipule  l’article 30 de la loi organique portant création, organisation et fonctionnement de la Cour Pénale Spéciale, « l’Unité spéciale de police judiciaire est composée d’officiers de police judiciaire nationaux issus des rangs de la Gendarmerie nationale et de la police Centrafricaine…… ».

 

Contrairement à cette disposition qui semble assez claire, six policiers de la Minusca ont prêté serment comme Officiers de Police Judiciaire de la CPS lors d’une cérémonie présidée par le numéro 1 de la cour d’appel de Bangui en présence du ministre de la justice Flavien Mbata. Interrogé sur ce qui parait clairement être la violation de la loi, Eric Didier Tambo, procureur général près la Cour d’Appel de Bangui brandit l’article 32 de la loi sur la CPS et le mémorandum d’entente entre le gouvernement et la Minusca.

 

En réalité, l’article 32 cité par ce magistrat note que, « sur requête motivée le Procureur spécial, la Minusca peut décider de mettre à la disposition de la Cour Pénale Spéciale autant de policiers que le chef de la composante police de cette mission des Nations Unies jugera nécessaire ». Mais de sources bien introduites, aucune demande motivée n’existe pour que l’article 32 soit évoqué pour justifier ce qui est en réalité, la violation de la loi créant et définissant le fonctionnement de la CPS. En plus, ledit article ne parle pas expressément des OPJ comme le précise l’article 30 qui consacre ce poste aux nationaux.

 

Ce qui semble être encore plus insolite, c’est que l’on essaie de placer un mémorandum au-dessus d’une loi pour tenter d’asseoir une forfaiture. La prestation de serment de ces OPJ internationaux alimente déjà les débats dans plusieurs institutions de la République dont l’Assemblée Nationale. Plusieurs cadres de la justice et d’imminents magistrats, contactés se disent surpris par cette situation même s’ils évitent encore d’utiliser le mot violation./

 

Sylvestre Sokambi et Jean Fernand Koena

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com