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21 décembre 2017 4 21 /12 /décembre /2017 23:37
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le paiement de deux mois de salaire attendus reste conditionné par le Trésor public

 

PAR NOURA OUALOT LE 21 DÉCEMBRE 2017

 

BANGUI, 21 Décembre 2017(RJDH)—Le paiement des deux mois de salaire des fonctionnaires et agents de l’Etat annoncé pour le mois de décembre par Faustin Archange Touadera serait-il un leurre car les ayants droits ont seulement perçu un mois sur les deux arriérés promis? Le Trésor public justifie cela par des formalités à remplir au préalable, formalités diversement appréciées.  

 

Il s’agit du paiement d’un mois d’arriéré de salaire en sus du mois de décembre 2017, le second devant être payé avec le mois de Janvier 2018. Ces arriérés de salaire concernent les mois de Novembre et Décembre 2013, arriérés laissés par le régime Djotodia et ce paiement se fait par pur respect du  principe de la continuité de l’Etat. L’annonce de paiement en a été faite par le président Faustin Archange Touadera lors d’un récent discours après la revue du FMI. Elle intervient un mois après un contrôle de vérification effectué par le Trésor en collaboration avec l’Office National d’Informatique (ONI).

 

Pour prétendre au paiement de ces deux mois d’arriérés de salaire, les fonctionnaires et agents de l’Etat étaient invités à présenter une copie de leur Bon de caisse et leur copie de la carte d’identité avant le virement desdits mois d’arriérés sur leur compte bancaire.

 

Les fonctionnaires se sont précipités et ont pris d’assaut le Trésor public le mercredi dernier pour espérer rentrer dans leurs droits. Quelle ne fut pas leur déception d’apprendre qu’ils doivent encore se soumettre au même exercice ! Certains agents de l’Etat rencontrés par le RJDH parlent d’un désordre organisé. «Pour moi, c’est paradoxal car le gouvernement avait promis deux mois mais actuellement le salaire normal de décembre 2017 est en train d’être payé dans les banques mais pourquoi ne pas en faire autant pour ce mois d’arriéré annoncé?» Les gens se bousculent dans les banques mais le mois d’arriéré est soumis à des conditionnalités. Au regard de tout ce désordre, nous attendons depuis hier sous le soleil ardent sans résultat. Je suis vraiment navré et ce n’est pas possible», a décrié ce fonctionnaire sous l’anonymat.

 

Dans le lot de ces fonctionnaires et agents de l’Etat on retrouve des retraités qui font la queue pour percevoir leur pension de retraite et qui ne supportent pas le brassage fonctionnaires/retraités. Un retraité souhaite un travail décentralisé. «Nous ne sommes pas servis au niveau de toutes les banques, je ne sais pas pourquoi on nous fait marcher de telle sorte. Le Trésor devrait mieux s’organiser pour nous servir différemment mais là, les fonctionnaires et les retraités sont tous ici sous le soleil depuis 6 heures du matin» a-t-il déploré.

 

Des sources proches du Trésor trouvent normales ces conditionnalités. « Pour tout ce qui est du mouvement de fonds, il faut remplir des conditions administratives pour éviter la  déperdition de fonds ou dysfonctionnements dans l’envoi des fonds dans les banques. Donc, il faut avoir son numéro de compte bancaire, sa carte d’identité, se présenter devant le contrôleur, remplir une fiche et c’est à la base de cette fiche qu’on va valider l’arriéré ».  « Que les gens soient patients et tolérants car l’argent ne peut pas sortir du Trésor sans contrôle pour aller dans les banques. Si on fait le travail dans la précipitation, cela va engendrer des conséquences désastreuses. Donc, il faut se soumettre à ces conditionnalités », a expliqué une dame dans le couloir du Trésor et qui a requis l’anonymat.

 

Selon le ministère des Finances et du Budget qui confirme ces conditionnalités, pour les fonctionnaires absents du territoire,  la direction générale du trésor public procédera au règlement de leurs arriérés dès que les formalités seront terminées et faites par les intéressés.

 

Le gouvernement justifie ces conditionnalités par la volonté de l’Etat de maitriser la masse salariale et aussi de satisfaire aux exigences des partenaires financiers du pays tels les institutions de Bretton Woods notamment la Banque Mondiale (BM) et le Fonds Monétaire International (FMI).

 

 

Centrafrique : Le Tribunal Militaire Permanent très clément à l’égard des soldats accusés de divers délits

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 21 DÉCEMBRE 2017

 

BANGUI, 21 décembre 2017 (RJDH)—Les peines prononcées contre des militaires par le Tribunal Militaire Permanent ont déçu plus d’un observateur. Le Commissaire du gouvernement a même été obligé de faire appel des décisions rendues.  

   

Le Tribunal Militaire Permanent, selon les enquêtes du RJDH, a prononcé la quasi-totalité des peines en sursis. Les huit éléments de la sécurité présidentielle accusés de coups et blessure ayant entrainé la mort d’un jeune homme, ont écopé des peines avec sursis. Même peine pour un gendarme accusé de délit de pédophilie. Cependant, le gendarme accusé d’avoir violé une femme gardée à vue, a été libéré.

 

Ces jugements ont, semble-t-il, déçu le Commissaire du gouvernement qui a interjeté appel des décisions rendues par le Tribunal Militaire. De sources autorisées, la Cour d’appel est saisie afin de se pencher à nouveau sur ces cas, ceci à la demande du Commissaire du gouvernement.

 

Les jugements du tribunal sonnent, aux yeux de nombreux observateurs, comme une caution, un encouragement pour les soldats indisciplinés qui brillent par les violations des droits de l’homme dans l’exercice de leurs fonctions.

 

Au moment où le gouvernement amorce le réarmement des forces armées centrafricaines, il est impérieux que les soldats, auteurs de délits, soient condamnés en fonction des délits commis. Ceci donnerait le ton et servirait d’exemple. Malheureusement le tribunal militaire a, lors de sa dernière session, raté l’occasion de concrétiser la rupture et d’asseoir une nouvelle dynamique à la hauteur des réformes prônées par les nouvelles autorités en matière de justice militaire à travers le nouveau code militaire qui institue des tribunaux militaires dans plusieurs villes du pays.

 

 

Centrafrique L’Association « Zingo na Kwa» se propose de réhabiliter les terrains de Basketball de Bangui

 

PAR BIENVENU MATONGO LE 21 DÉCEMBRE 2017

 

BANGUI, 21 Décembre 2017 (RJDH)… L’Association des jeunes dénommée «Zingo na Kwa» projette dans la perspective de la recherche de la cohésion sociale de réhabiliter les terrains de Basket des 8 arrondissements de Bangui.

 

Michael Zarambo, Président de l’Association  Zingo na Kwa justifie l’organisation du tournoi basket pour la paix et la réconciliation. «Le lancement du projet consiste à réhabiliter les terrains des 8 arrondissements de Bangui par les jeunes bénéficiaires, par conséquent, il sera demandé à chaque arrondissement d’envoyer une ou deux représentants pour aider l’arrondissement bénéficiaire à faciliter la réhabilitation de leur terrain», a-t-il précisé

 

Ousmane Diakité du 3eme Arrondissement apprécie à sa juste valeur cette initiative «pour moi, cette activité nous aide à réhabiliter nos terrains, ce qui nous permettra aux jeunes de se retrouver pour échanger entre jeunes et conjuguer les efforts pour aboutir au vivre ensemble, la cohésion sociale et dire non aux actes de barbarie que certains jeunes entretiennent dans ce pays», a-t-il ajouté

 

Il informe de la date du démarrage de ce tournoi et révèle ses attentes «le démarrage du tournoi est prévu pour le 26 Janvier 2018, et nous recherchons le vivre ensemble, la cohésion sociale, et comptons passer un message de paix. Les travaux que ses jeunes vont réaliser rentre dans le cadre de l’initiation aux travaux manuels, la création d’un groupe soudé. Cela permettra d’inculquer aux jeunes des notions du respect du bien public. »

 

Pour lui, la destruction des biens publics semble rentrer dans les mœurs en Centrafrique depuis 1979 et ce travail communautaire donnera l’opportunité de conscientiser les jeunes sur l’obligation de préserver le bien commun.

 

La jeunesse représente le fer de lance d’un pays. L’appropriation du respect du bien d’autrui et des biens publics serait un gage pour le développement du pays.

 

 

Centrafrique : Des pertes matérielles importantes dans un accident de baleinière proche de Bangui

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 21 DÉCEMBRE 2017

 

BANGUI, 21 décembre 2017 (RJDH)—Une baleinière en provenance de Kouango a chaviré le mercredi dernier à quelques kilomètres de Bangui. L’information est confirmée au RJDH par des sources proches du syndicat du personnel navigant.

 

« La Terre Promise », c’est le nom de la baleinière qui a chaviré. De sources bien informées, l’accident s’est produit après les célèbres rapides « Palambo » qui se trouvent entre Bangui et la ville de Kouango. Un responsable du syndicat du personnel navigant contacté par le RJDH relève qu’il y a eu  d’importants dégâts matériels lors de l’accident, «nous confirmons l’accident mais les informations en notre possession indiquent qu’il n’y a pas eu de perte en vie humaine. Ce sont les bœufs que transportait la baleinière qui sont morts en nombre impressionnant », confie-t-il.

 

Une autre baleinière a été dépêchée sur les lieux du naufrage pour ramener les passagers à Bangui, « nous avons décidé comme il est de coutume dans le cas d’espèce d’envoyer une embarcation de secours sur les lieux. L’équipe de secours est partie ce matin et d’ici demain vendredi, les passagers et les marchandises récupérées pourraient arriver à Bangui C’est au retour de cette mission de secours que l’on sera fixé sur les circonstances de ce naufrage et sur l’étendue des dégâts», explique un autre navigant rencontré au port Sao à Bangui.

 

Plusieurs sources contactées au ministère de la sécurité publique et au département des transports ont affirmé n’avoir pas encore d’information sur cet accident. Le secteur de transport fluvial n’est pas très bien contrôlé en Centrafrique. Les sociétés d’assurance n’acceptent pas de couvrir ces embarcations  de fortune construites sans respect des normes fixées en la matière et aussi à cause du taux élevé des accidents que ces embarcations hors normes engendrent et  surtout en saison sèche.

 

Cet accident est le second pour le mois en cours. Le 03 décembre dernier, une embarcation en provenance d’un marché hebdomadaire a fait naufrage. L’accident avait fait trois morts et d’importantes pertes de marchandises.

 

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