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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 00:23
Nouvelles nationales sur Xinhua
Nouvelles nationales sur Xinhua

 

 

 

Centrafrique les organisations syndicales projettent une grève illimitée à compter du 5 octobre prochain

 

BANGUI, 25/09/17 (Xinhua) -- A l'issue de leur assemblée générale de samedi, les organisations syndicales centrafricaines, qui venaient de rendre compte des démarches de négociation avec le gouvernement, ont convenu d'une grève illimitée dès le 5 octobre prochain, a appris Xinhua de sources concordantes.

 

Les organisations syndicales reprochent au gouvernement d'observer un mutisme alors qu'elles avaient introduit, il y a de cela trois mois, un mémorandum auprès du Premier ministre centrafricain Simplice Mathieu Sarandji et du ministre centrafricain sortant de la Fonction publique, Moussa Abdoulaye, à propos de la régularisation des arriérés de salaire.

 

Ensuite, depuis trois semaines, "les démarches de négociation avec le gouvernement n'ont pas eu lieu", a déploré Firmin Ponguélé, secrétaire général du Groupement des travailleurs de Centrafrique (GSTC). Il a annoncé que les syndicats vont faire parvenir sur la table du gouvernement dès le 25 septembre un préavis de grève illimitée qui prendra effet à compter du 5 octobre prochain.

 

Les organisations syndicales ont signalé que "la grève n'épargnera aucun secteur de l'administration publique", histoire de ne pas laisser seulement les enseignants à l'action, ce qui impacterait directement et exclusivement sur la vie des écoliers, des élèves et des étudiants, comme cela se fait habituellement.

 

Dans le milieu des économistes, il est reproché aux syndicats l'absence de patriotisme et de nationalisme. Selon les analyses des économistes, depuis le déclenchement de la crise en RCA, le salaire qui est versé à terme échu aux fonctionnaires et agents de l'Etat provient des appuis budgétaires de la communauté internationale.

 

Sur seize préfectures, l'Etat n'en contrôle réellement que trois. Les recettes publiques sont générées grâce au seul corridor reliant la capitale centrafricaine Bangui et la capitale économique du Cameroun qui est Douala.

 

A cause des crises qui surgissent presque toutes les décennies en RCA, les fonctionnaires et agents de l'Etat ont, selon les cas, enregistré jusqu'à 20 mois d'arriérés de salaire, entre les régimes des défunts présidents André Kolingba (1981-1993) et Ange-Félix Patassé (1993-2003).

 

L'ancien président centrafricain François Bozizé (2003-2013) s'était, sous son règne, passé des arriérés de ses prédécesseurs. Seulement, il a veillé à ce que les salaires soient versés à terme échu.

 

Avec l'accession au pouvoir de la Séléka, avec Michel Djotodia, les fonctionnaires et agents de l'Etat ont enregistré deux mois d'arriérés de salaire, qui ne sont pas régularisés jusque-là. C'est donc la somme de ces arriérés qui est devenue la pomme de discorde entre les organisations syndicales et le gouvernement, juste à la rentrée officielle des classes.

 

 

Cameroun: quatre morts lors d'une attaque d'un groupe armé centrafricain présumé (presse)

 

French.china.org.cn  le 25-09-2017

 

Quatre personnes, dont un civil, ont été tuées lors d'un violent accrochage ayant opposé les forces de défense et de sécurité du Cameroun et un groupe armé centrafricain présumé après une attaque menée par celui-ci samedi soir dans l'est du Cameroun, selon un bilan officiel rapporté lundi par la presse locale.

 

Le groupe armé, composé d'une dizaine de combattants, a attaqué un groupe d'éleveurs de bœufs et enlevé sept d'entre eux dans la localité camerounaise de Foya, proche de la frontière qui sépare le Cameroun et la République centrafricaine (RCA), dans l'arrondissement de Ketté, où vivent plusieurs milliers de réfugiés ayant fui les violences enregistrées dans ce pays voisin, rapportent des sources officielles.

 

Après l'attaque, les assaillants ont repris le chemin pour regagner le territoire centrafricain, en compagnie de leurs sept otages. Mais leur élan s'est vu stoppé net lorsque des unités de la gendarmerie nationale camerounaise et du Bataillon d'intervention rapide (BIR), une force spéciale de l'armée camerounaise, alertées par la population, se sont manifestées par leur intervention.

 

Cette riposte des forces de défense et de sécurité camerounaises a aussitôt provoqué un violent accrochage avec le groupe armé, au cours duquel quatre personnes sont mortes, dont trois assaillants et un otage, communiquent les services de sécurité cités par la presse locale. L'intervention n'a cependant pas permis de libérer les autres otages.

 

Depuis la crise due à la chute du régime de François Bozizé par l'ex-alliance rebelle de la Séléka le 24 mars 2013 dans la capitale centrafricaine Bangui, la région de l'Est du Cameroun est le théâtre, avec celle de l'Adamaoua voisine, d'attaques répétées et d'enlèvements de la part de groupes armés originaires de la RCA.

 

Certains étaient même déjà actifs dans les deux régions depuis plusieurs années auparavant, après le putsch militaire mené par l'ex-dirigeant déchu le 15 mars 2003 contre le pouvoir d'Ange-Félix Patassé, premier président centrafricain démocratiquement élu.

 

Pour contrer ces actions considérées comme une menace à la paix et la stabilité du pays, les autorités camerounaises ont mis en place un dispositif sécuritaire spécial dans les deux régions, comme c'est aussi le cas pour la lutte contre la secte islamiste Boko Haram dans l'Extrême-Nord. Mais la porosité de la frontière n'aide pas à enrayer la menace.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

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